Une revue des résultats est effectuée comparativement aux résultats du deuxième trimestre 2010, avec une importance particulière accordée à la partie Fixed Income de la Banque de Financement et d'Investissement.

Doivent suivre dans une deuxième partie les banques suivantes : Crédit Suisse Deutsche Bank, RBS, Barclays, HSBC, BNP Paribas, UBS et Société Générale.

Les aspects suivants vont être abordés :

- évolution des résultats relativement au deuxième trimestre 2010 ;

- analyse spécifique sur les activités de Fixed Income.

Synthèse

JP Morgan 13 octobre 2010 Résultat net 4,4 milliards de dollars (- 0,4 / Q2 2010)

Des résultats en apparence moins bons, mais solides dans toutes les activités. La BFI stable si on exclut l'impact des spreads sur la dette propre.

Citi 18 octobre 2010 Résultat net 2,2 milliards de dollars (- 0,5 / Q2 2010)

Effet négatif de 435 M$ après impôt lié à la cession annoncée de Student Loan Corporation. Sinon résultat stable globalement.

Goldman Sachs 19 octobre 2010 Résultat net 1,9 milliard de dollars (+ 1,3 / Q2 2010)

Au deuxième trimestre 2010 il y avait l'effet de l'accord SEC concernant Abacus (550 M$) et la surtaxe UK sur les bonus (600 M$).

Bank of America 19 octobre 2010 Résultat net - 7,3 milliards de dollars (- 10,4 / Q2 2010)

Une dépréciation du goodwill non déductible de 10,4 milliards de dollars sur l'activité de cartes de crédit explique l'évolution du résultat. Dans le détail, c'est plus compliqué pour les revenus d'activité, dont la baisse a été globalement compensée par de moindres provisions pour pertes de crédit.

Morgan Stanley 20 octobre 2010 Résultat net 0,6 milliard de dollars (- 1,3 / Q2 2010)

Attention (lire mon article à ce sujet du 5 février 2010 http://investigationfin.canalblog.com/archives/2010/02/05/16803547.html), la presse fait état d'une perte de 91 millions de dollars, alors qu'il s'agit de la perte aux actionnaires. Le résultat net de la banque, avant considération d'actionnariat, est un profit de 641 millions de dollars. La forte baisse entre le 2ème et le 3ème trimestre s'explique en grande partie (- 1,5 Md$) par l'effet des spreads sur la dette propre de la banque (élargissement au deuxième trimestre, resserrement au troisième trimestre).

Au global, les résultats cumulés des 5 principales banques américaines sont moins bons (1,8 milliard de dollars) qu'au deuxième trimestre 2010 (13,2 milliards de dollars), surtout pour Bank of America.

L'effet défavorable des spreads de crédit sur la dette propre (favorables au deuxième trimestre), notamment pour Morgan Stanley et des gains de cessions substantiels au 2 ème trimestre 2010 ont pesé également.

Le fixed income déçoit, l'activité client n'étant pas jugée très soutenue.

Rappelons également qu'au deuxième trimestre 2010 les banques avaient comptabilisé la surtaxe UK sur les bonus au titre de 2009 (total 2,3 milliards de dollars). Mais la forte baisse des provisions pour pertes de crédit avait permis de ne pas trop diminuer les résultats au 2ème trimestre 2010.

1) Comparaison des résultats par rapport au deuxième trimestre 2010

PNB T3 2009

PNB T4 2009

PNB T1 2010

PNB T2 2010

PNB T3 2010

RN T3 2009

RN T4 2009

RN T1 2010

RN T2 2010

RN T3 2010

GS

12,4

9,6

12,8

8,8

8,9

3,2

4,9

3,5

0,6

1,9

JPM

28,8

25,2

28,2

25,6

24,3

3,6

3,3

3,3

4,8

4,4

Citi

20,4

5,4

25,4

22,1

20,7

0,1

-7,6

4,4

2,7

2,2

BoA

26,4

25,4

32,3

29,5

27,0

-1,0

-0,2

3,2

3,1

-7,3

MS

8,4

6,8

9,1

8,0

6,8

0,8

0,8

2,0

2,0

0,6

GS (Net Revenues, including net interest income) JPM (Total net Revenue Managed Basis) Citi (Total Revenues, net of interest expense) BoA (Total revenue, net of interest expense Managed Basis) MS (Net revenues)

ns non significatif, inférieur à 0,05.

Normes comptables : FASB

Données chiffrées en milliards de dollars

T pour Trimestre et Q pour Quarter (trimestre en anglais)

JP Morgan (publication le 13 octobre 2010) managed revenues Q2 2010 25,6 Md$ Q3 2010 24,3 Md$ net income Q2 2010 4,8 Md$ Q3 2010 4,4 Md$

Les Net Revenues (on a managed basis) baissent de 1,3 milliard de dollars, à 24,3 milliards de dollars :

- 1,0 en Investment Bank (Q3 2010 5,4 Md$) ; aux US ; dont -1,0 Md$ en Principal transactions, - 0,4 Md$ en Fixed Income Markets (Q3 2010 3,1 Md$) ; et - 0,7 évolution du portefeuille de crédit (Q3 2010 - 0,3 Md$) ;

- 0,3 en Corporate Private Equity (Q3 2010 1,6 Md$) ; - 0,9 Md$ en Securities gains (99 M$), profits dans le portefeuille d'investissement + 1,2 Md$ en Principal Transactions (1 143 M$), -0,4 Md$ dans les revenus d'intérêt (Q3 2010 371 M$)

Le résultat net diminue de 0,4 milliard de dollars, principalement en raison des évolutions suivantes :

- 1,3 baisse des net revenues ;

+ 0,1 légère baisse des dotations aux provisions de pertes sur prêts (3,2 Md$) ;

+ 1,0 baisse des dépenses de rémunération (6,7 Md$) ; surtout en banque d'investissement (-0,9 Md$ Q3 2010 2 031 M$) ; compensation ratio de 38 % au T3 2010 contre 46 % au T2 2010 (37 % sans la surtaxe UK) ;

- 0,7 augmentation des autres charges (3,1 Md$), dont dépenses de litiges - 0,6 Md$ (Q3 2010 1,3 Md$) en Corporate Private Equity, liés notamment aux crédits hypothécaires ; très peu de détails fournis en conférence de presse, le sujet semble agacer la banque ;

+ 0,5 diminution de l'imposition sur les bénéfices (1,8 Md$).

Il est intéressant de calculer la part de la BFI dans les profits de la banque ces deux derniers trimestres : 28,8 % au deuxième trimestre 2010 29,1 % au troisième trimestre 2010.

C'était 58,8 % en 2009 et 47,4 % le premier semestre 2010.

En conférence de presse avec les analystes financiers, le CEO Jamie Dimon a pris de haut les exigences nouvelles de Bâle III : JPM pourrait atteindre les 10 % du ratio de Tier One Bâle III dès 2011 s'ils le devaient (ce qui n'est pas le cas) sans avoir besoin d'augmentation de capital (ce qui a semblé abasourdir Betsy Graseck analyste de MS), en se contentant de prendre des décisions de cessions de certains choses et d'arrêt de certaines activités. Cela peut se faire plus vite que ce que les gens croient selon le CEO.

De l'arrogance ou bien la capacité sous-estimée des banques à s'adapter à des contraintes soi-disant pénibles !

Le discours n'est bien entendu pas le même devant les analystes américains et la presse française.

Exemple, celui distillé par Isabelle Seillier, Présidente de JPMorgan France à La Tribune, même si elle évoque les ratios de liquidité : « à superposer trop de contraintes, on prend le risque de limiter la capacité des banques à prêter et de renchérir le coût du crédit pour les entreprises. »

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20101017trib000563289/l-economie-s-ameliorera-en-2011.html

Toujours la même menace par les banquiers !

Citi US GAAP revenues Q2 2010 22,1 Md$ Q3 2010 20,7 Md$ net income Q2 2010 2,7 Md$ Q3 2010 2,2 Md$

La baisse des « revenues » de 1,4 milliard de dollars entre le deuxième trimestre 2010 et le troisième trimestre 2010 s'explique ainsi :

+ 0,1 Regional Consumer Banking (8,2 Md$) ;

- 0,4 Securities and Banking (5,6 Md$) surtout en Amérique du Nord (- 0,4 Md$) ; dont - 0,2 Md$ en Fixed Income Markets (3,5 Md$) ;

stable en Transaction Services (2,5 Md$) ;

-1,0 en Citi Holdings (3,9 Md$), dont - 0,7 en Local Consumer Lending (3 547 M$) ; par reclassement de prêts étudiants en lien avec la cession de Student Loan Corporation - 800 M$

- 0,1 autres en Corporate (596 M$) ; amélioration en partie due à la couverture par CDS.

La diminution du résultat net de 0,5 milliard de dollars se décompose ainsi :

+ 0,05 Regional Consumer Banking (1,2 Md$),

- 0,3 Securities and Banking (1,4 Md$); surtout en Amérique du Nord (-0,4) ;

stabilité en Transaction Services (0,9 Md$) ;

+ 0,1 en Citi Holdings (-1,1 Md$) ;

stabilité en Corporate (91 M$) ;

- 0,4 opérations non récurrentes (-374 M$) cession de Student Loan Corporation effet -435 M$

Autre décomposition pour comprendre l'évolution de - 0,5 Md$ :

- 1,4 baisse des « revenues » ;

+ 0,8 baisse des provisions pour pertes sur liées au crédit (5,9 Md$ au Q3 2010) ;

+ 0,4 baisse des dépenses opérationnelles (11,5 Md$ au Q3 2010) surtout dans les autres dépenses (effet + 0,7 Md$ à 2 850 M$) ; hausse légère des rémunérations (effet - 0,15 Md$ à 6,1 Md$) malgré la surtaxe UK sur les bonus de 404 M$ au Q2 2010 ;

+ 0,1 effet favorable de l'évolution de l'impôt sur les bénéfices (Q3 2010 698 M$)

- 0,4 Md$ des opérations non continues (Q3 2010 -374 M$)

Bank of America Revenues net of interest expense managed basis Q3 2010 27,0 Md$ Q2 2010 29,5 Md$ net income Q3 2010 - 7,3 Md$ Q2 2010 3,1 Md$

Les revenus d'activité du troisième trimestre 2010 ont diminué de 2,5 milliards de dollars par rapport au deuxième trimestre 2010 :

- 0,5 en Deposits (Q3 2010 3,1 Md$) ; dont - 364 M$ dans les services au consommateur, mise en place régulation E ;

- 1,2 en Global Card Services (Q3 2010 5,7 Md$) ; dont provision pour réserve de 592 M$ lié à des demandes de remboursement d'assurance protection en UK, - 0,4 en partie equity (Q2 2010 441 M$ Q3 2010 1 M$)

- 0,2 en Global Commercial Banking (Q3 2010 2,6 Md$) ; - 0,3 en revenus d'intérêts nets ;

+ 1,2 en Global Banking & Markets (Q3 2010 7,2 Md$), dont + 1,2 Md$ en FICC (3,5 Md$) ;

+ 0,9 en Home Loans & Insurance (Q3 2010 3,7 Md$) ; dont + 0,3 en revenus d'intérêts nets + 0,7 en mortgage banking income

- 0,2 en GWIM (Q3 2010 4,1 Md$) ;

- 2,4 en All Other (Q3 2010 0,7 Md$) ; - 1,4 différentiel de valorisation des structured notes de Merrill Lynch (Q2 2010 + 1,2 Md$ Q3 2010 - 1,2 Md$) ; - 2,0 en equity : éléments positifs du 2 ème trimestre (-1,2 cession Itau Unibanco - 0,4 cession Mastercard - 0,5 dividendes CCB) ; + 0,8 Md$ gains de cession au 3ème trimestre de titres de dette

Le résultat net est en forte baisse, - 10,4 milliards de dollars :

1) par nature de charge

- 2,5 en Revenues net of interest expense ;

+ 2,7 de moindre dotation aux provisions pour pertes de crédit (5,4 Md$) ;

+ 0,4 diminution des charges de personnel (Q3 2010 8,4 Md$) ; + 425 M$ de surtaxe UK sur les bonus au 2ème trimestre 2010 ;

-10,4 goodwill impairment, charge (non déductible) du 3 ème trimestre 2010 en Global Card Services, effet de la législation récente sur la limitation des commissions sur les cartes de crédit ;

- 0,7 effet de l'impôt sur les bénéfices (Q3 2010 - 1,4 Md$) dont - 0,4 Md$ effet sur les actifs d'impôts différés de la baisse du taux d'IS UK de 1 %.

2) par Business Segment

- 0,5 en Deposits (Q3 2010 195 M$) ;

- 10,7 en Global Card Services (Q3 2010 - 9,9 Md$) ; effet dépréciation du goodwill ;

+ 1,2 Home Loans and Insurance (Q3 2010 -344 M$) ;

- 0,2 en Global Commercial Banking (Q3 2010 0,6 Md$) ;

+ 0,5 en Global Banking & Markets (Q3 2010 1 448 M$) ;

- 0,05 en GWIM (Q3 2010 313 M$) ;

- 0,8 en All Other (Q3 2010 323 M$).

Goldman Sachs (publication le 19 octobre 2010) Net revenues including net interest income Q3 2010 8,9 Md$ Q2 2010 8,8 Md$ Net earnings Q1 2010 3,2 Md$ Q2 2010 0,6 Md$

La hausse des Net Revenues de 0,05 milliard de dollars entre le deuxième et le troisième trimestre 2010 s'explique ainsi :

+ 0,2 banque d'investissement (1,1 Md$);

- 0,2 Trading and principal investments (6,4 Md$) ; dont - 0,6 en Fixed Income (3,8 Md$) ; dont + 0,8 en equities trading (1,1 Md$) les cours des actions avaient chuté au 2 ème trimestre ; dont - 0,9 Md$ lié au gain de 905 millions de dollars de participation dans le chinois ICBC du 2ème trimestre 2010 (lissage de résultat selon moi) ; dont + 0,6 (613 M$) en autres corporate ou immobilier ;

stabilité en Asset Management and Securities Services (1,4 Md$).

Les profits ont augmenté de 1,3 milliard de dollars par rapport au deux trimestre 2010 :

+ 0,1 hausse des Net revenues ;

stabilité diminution des charges de rémunération (3,8 Md$) hors surtaxe bonus UK ; ratio de rémunération stable à 43 % ;

+ 0,6 surtaxe bonus UK du 2ème trimestre 2010 ;

+ 0,6 autres dépenses (1,1 Md$) dont 550 millions de dollars au 2ème trimestre 2010 d'accord avec la SEC sur le deal Abacus

- 0,1 diminution de la charge d'impôt sur les bénéfices (913 M$) ; je découvre, mais l'info était donnée déjà le trimestre dernier, que la surtaxe UK de 600 M$ du 2 ème trimestre 2 n'est pas déductible.

Quand on pense qu'en France la perte de 4,9 milliards d'euros provoquée par la fraude à la Société Générale l'a été aux dernières nouvelles ...

Morgan Stanley publication le 20 octobre 2010 Net Revenues Q3 2010 6,8 Md$ Q2 2010 8,0 Md$ net income Q3 2010 0,6 Md$ Q2 2010 2,0 Md$

La baisse des Net Revenues de 1,2 milliard de dollars entre le deuxième et le troisième trimestre 2010 s'explique ainsi :

par nature de revenus d'une part

- 1,9 baisse des revenus du trading (Q3 2010 1,4 Md$) ;

+ 0,9 transactions dans les investissements (Q3 2010 0,8 Md$) ;

- 0,2 baisse des commissions (Q3 2010 1,1 Md$).

par division d'autre part

- 1,6 en Institutionnal Securities (2,9 Md$), dont - 1,5 en Fixed income de Sales & Trading (0,8 Md$) ; effet de - 1,5 (-1,1 en Fixed income) des spreads de crédit sur la dette propre (Q3 2010 -731 M$ Q2 2010 + 750 M$) ;

stabilité en Global Wealth Management Group (3,1 Md$) ;

+ 0,4 en Asset Management (0,8 Md$), au 2ème trimestre il y avait des pertes sur certains fonds consolidés ; au 3 ème gains de cession de 203 M$ dans Merchant Banking.

Le résultat net chute de 1,3 milliard de dollars :

- 1,2 baisse des Net Revenues ;

+ 0,2 baisse des rémunérations (3,7 Md$) ; malgré la baisse des revenus ; effet DVA en partie et surtaxe UK sur les bonus de 361 millions de dollars au 2ème trimestre ; le ratio de rémunération sur revenu du 3ème trimestre s'élève 54 % à (Q2 2010 49 %) ;

+ 0,1 baisse des autres dépenses opérationnelles (2,3 Md$) ;

+ 0,2 évolution de la charge d'imposition sur les sociétés (produit de 23 millions de dollars) ; le 3ème trimestre inclue + 179 millions de dollars de gain sur des revenus antérieurs hors US rapatriés ;

- 0,7 évolution défavorable des opérations exceptionnelles (Q3 2010 -182 M$) ; rappel 2ème trimestre gain après impôt de 514 millions de dollars de cession de l'activité d'asset management retail, dont Van Kampen Investments.

2) Comparaison des PNB des activités de Fixed Income par rapport au deuxième trimestre 2010

PNB T4 2008

PNB T1 2009

PNB T2 2009

PNB T3 2009

PNB T4 2009

PNB T1 2010

PNB T2 2010

PNB T3 2010

Goldman Sachs

-3,4

6,6

6,8

6,0

4,0

7,4

4,4

3,8

JP Morgan

-1,7

4,9

4,9

5,0

2,7

5,5

3,6

3,1

Citi

-13,4

4,7

5,6

3,9

1,8

5,4

3,7

3,5

Bank of America

-5,8

4,8

2,7

4,0

1,3

5,5

2,3

3,5

Morgan Stanley

-9,9

1,3

1,0

2,1

0,7

2,7

2,3

0,8

JP Morgan Q2 2010 3,6 Md$ Q3 2010 3,1 Md$ (hors portefeuille de crédit)

149 millions de dollars d'impact négatif de resserrement des spreads sur des structured notes contre + 400 M$ au deuxième trimestre 2010.

Hors cet effet, légère augmentation.

Citi Q2 2010 3,7 Md$ Q3 2010 3,5 Md$

Hors CVA Q2 2010 3,5 Md$ Q3 2010 3,4 Md$

Activité client limitée dans les produits de crédit et de titrisation. Baisse dans les revenus de taux et de change. Performance solide dans les marchés émergents.

Au global, je trouve que l'activité de Fixed Income ne diminue pas trop.

Bank of America en Sales & Trading Revenue Q2 2010 2,3 Md$ Q3 2010 3,5 Md$

Augmentation expliquée en présentation par le resserrement des spreads (ce qui est étonnant), l'activité client en hausse (étonnant également) et de moindres doutes sur la crise de la dette souveraine européenne.

Résultats meilleurs dans les produits de crédit, les matières premières et l'hypothécaire.

Goldman Sachs Q2 2010 4,4 Md$ Q3 2010 3,8 Md$

Baisse dans les taux, crédits hypothécaires et matières premières provoquée par la conjonction de l'incertitude macroéconomique et de l'activité client en baisse par effet de saisonnalité.

Revenus de change en légère hausse par rapport au 2 ème trimestre 2010. Business sur les produits de crédit en hausse.

Morgan Stanley en Sales & Trading Revenue Q2 2010 2,3 Md$ Q3 2010 0,8 Md$

L'impact positif DVA (credit spread, élargissement) de 602 millions d'euros pour le deuxième trimestre 2010 est à comparer à celui négatif du troisième trimestre 2010 - 464 M$ (rétrécissement) : ce qui explique pour 1,1 Md$ la baisse.

Pas beaucoup de commentaires détaillés en conférence de presse aux analystes sur le sujet.