Investigation Financière Economique et Boursière

20 septembre 2016

Marseille Lyon et Goal Line Technology. But ou pas but ? Polémique éteinte ?

Le match de Ligue 1 du dimanche 18 septembre 2016 a provoqué une polémique sur la Goal Line Technology. La GLT a considéré que le ballon n'avait pas entièrement franchi la ligne de but alors qu'en direct et en regardant une image arrêtée l'impression peut être inverse.

Mesure 1

Mesure 2



Dans un article de 20 minutes, le coordinateur du projet GLT de la société Goal Control affirme qu'il faut prendre en compte les différences de perspective. Le système de replay de la GLT rendrait compte de la position du ballon la plus proche à l'intérieur du but, environ 60 % dans le cas de l'action litigieuse.

Autre source d'interprétation erronée avancée, le traçage imprécis des lignes blanches dans les cages.

Enfin, une infime marge d'erreur qui irait de seulement 5 à 10 millimètres.

http://www.20minutes.fr/sport/football/1927095-20160919-om-ol-perspective-tests-marge-erreur-alors-fiable-100-goal-line-technology

Sur la précision, un article de Clubic du 7 août 2015 évoquait cette précision de 5 mm revendiquée par Goal Control, bien supérieure au 1,5 cm définie par le cahier des charges Fifa.

http://www.clubic.com/technologies-d-avenir/actualite-709773-coupe-monde-comment-fonctionne-goal-line-technology.html

Curieusement pourtant dans cet article, le système sait dire toutes les 2 millisecondes où se situe le ballon. Sept caméras à haute vitesse serait capables de capturer jusqu'à 500 images par seconde.

500 images par seconde c'est en effet 1 image toutes les 2 millisecondes.

Sauf qu’on a vu des frappes au but dépasser les 100 km/h. A 100 km:h, 55,6 mm sont parcourus en 2 millièmes de secondes. Alors comment expliquer la soi-disante précision à 5 mm ?

Dans le cas de l’action litigieuse de Marseille Lyon, le ballon était loin d’une vitesse de 100 km/h, sa vitesse était même nulle à sa position la plus intérieure du but. Mais juste avant ? 10 km/h ? C’est 5,6 mm en 2 ms. Mais après ?

Sachant que la ligne de but est de la taille théoriquement des poteaux, soit entre 10 et 12 cm. Et 5 mm représente 5 % d’une ligne de 10 cm. Donc lorsque Goal Vision parle d’un ballon franchi à 60 %, c’est peut-être à 5 ou 10 % près.

Incohérence sur la taille de la ligne de but diffusée sur Canal Plus

Reprenons l’image de la GLT indiquant qu’il n’y a pas but.

Le diamètre d’un ballon est censé être de 22 cm et la taille de la ligne de but entre 10 et 12 cm.

Or une mesure manuelle sur l’image montre un ratio incohérent :
- mesure du diamètre du ballon 6,45 cm soit un multiplicateur de 3,4 pour atteindre 22 cm
- mesure de la ligne de but 2,65 cm soit un multiplicateur entre 3,77 (pour 10 cm) et 4,53 (pour 12 cm).

Il semble que dans l’image Canal Plus la taille du ballon et de la ligne de but soient incohérentes entre elles.

Invraisemblance sur le fait que l’image GLT puisse rendre compte de la position la plus intérieure du ballon

Beaucoup se sont à juste titre questionnés sur le fait que l’image GLT pouvait ne pas rendre compte de la position la plus intérieure du ballon lors de ce Marseille Lyon.

J’ai donc été surpris de découvrir l’article de 20 Minutes dans lequel il est assuré que tel n’est pas le cas et que c’est la perspective qui induirait à faussement interpréter visuellement.

Et pourtant !

Un agrandissement de l’arrêt sur image proposé, quelques mesures manuelles et calcul élémentaire d’angle laissent envisager le contraire.

La distance estimée entre le centre du ballon et l’extrémité de la ligne de but ressort à 1 cm et l’angle avec la ligne de but est estimé à 57  degrés. Du coup la distance réelle est estimée ainsi 1 cm x cosinus 57 ° = 0,9 cm.

Or la moitié de la taille du ballon est estimée à 0,8 cm horizontalement et 0,95 cm verticalement sur l’image.

C’est limite limite.

Bien entendu ces mesures sont imprécises, mais le ballon franchi à 60 % ? Je n’y crois pas.

Il y a matière à demander des comptes à la LFP sur cette technologie alors qu’en tennis, les balles sont plus petites, les vitesses plus élevées, les recours à la vidéo bien plus fréquentes et pourtant il ne me semble pas que les polémiques soient aussi fréquentes relativement.

Posté par Olivier Fluke à 16:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]


06 septembre 2016

Revue analytique des résultats du deuxième trimestre 2016 des principales banques européennes.

Un premier point avait été effectué le 2 septembre 2016 sur les résultats du deuxième trimestre 2016 des principales banques américaines : JP Morgan, Citi, Bank of America, Goldman Sachs, Morgan Stanley.
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/09/02/34270004.html

Dans cette seconde partie les résultats des banques suivantes sont commentés : Crédit Suisse, Deutsche Bank, Barclays, UBS, Société Générale, BNP Paribas, Royal Bank of Scotland, HSBC.

Les aspects suivants vont être abordés :

- évolution des résultats relativement au premier trimestre 2016 ;
- analyse spécifique sur les activités de Fixed Income.

Je précise que mon approche de revue analytique des résultats n'aborde pas ou très peu la problématique de la liquidité et du bilan.

Revue des résultats du premier trimestre 2016 partie 1 :
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/04/27/33728609.html
Revue des résultats du premier trimestre 2016 partie 2 :
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/05/10/33791526.html

Deutsche Bank 27 juillet 2016 Résultat net ns milliard d'euros (- 0,2 / Q1 2016)

Baisse des revenus (-0,7) et non-récurrence de la surtaxe bancaire (+0,45).

Crédit Suisse 28 juillet 2016 Résultat net 0,2 milliard de francs suisses (+ 0,5 / Q1 2016)

Hausse des revenus (+ 0,45) principalement en Global Markets (+0,4) dont Credit.

BNP Paribas 28 juillet 2016 Résultat net 2,6 milliards d’euros (+ 0,7 / Q1 2016)

Hausse des revenus (0,5) (compensation effet réévaluation de dette propre - 0,55 avec cession de titres Visa Europe +0,6), baisse des frais de gestion (+ 0,55) notamment prise en compte au Q1 2016 de la totalité taxes et contributions bancaires au titres (Q1 880 ME).

UBS 29 juillet 2016 Résultat net 1,1 milliard de francs suisses (+ 0,4 / Q1 2016)

Hausse des revenus (+ 0,55) essentiellement en Corporate center (+0,4). Dans les revenus par nature à noter l'effet positif trading (+ 0,9) compensé par la baisse des revenus d'intérêts nets (- 0,55). Pas d'autre effet significatif.

Barclays 29 juillet 2016 Résultat net 0,8 milliard de livres sterling (+ 0,3 / Q1 2016)

Hausse des revenus (+ 1,0) en consumer cards and payments (+0,55) et head office (+0,35), sinon hausse des litiges (-0,35), effet négatif autres revenus dépenses nettes (-0,35), effet cession Visa Europe (+0,6) et own credit (+0,4) compensés par l'effet défavorable UK customer redress (-0,4).

HSBC 3 août 2016 Résultat net + 2,9 milliards de dollars (- 1,6 / Q1 2016)

Hausse des revenus (+1,0) dont trading (+1,45) incluant +1,9 de own credit spread, baisse des dépenses opérationnelles (+3,25) dont +1,5 de surtaxe bancaire UK du quatrième trimestre 2015.

Société Générale 3 août 2016 Résultat net 1,6 milliard d’euros (+ 0,6 / Q1 2016)

Revenus en hausse (+ 0,8) notamment en raison cession titres Visa (+ 0,75).

RBS 5 août 2016 Résultat net -1,0 milliard de livres sterling (-1,3 / Q1 2016)

Dépréciation du goodwill dans Private Banking Europe (-0,8) et hausse des litiges (-0,7).

1) Comparaison des résultats par rapport au premier trimestre 2016

2016 Q2 tableau 3


$ GS JPM Citi BoA MS HSBC
CHF CS UBS
€ Santander Barclays RBS BNP SG DB

PNB Produit Net Bancaire (Net revenues pour Deutsche Bank et Crédit Suisse, Gross income pour Santander, Total operating income pour UBS, total income net of insurance claims excluding own credit pour Barclays, Total income pour RBS, Net Interest income + Net Fee income + Net trading income pour HSBC)
RN Résultat net (Net Income pour Deutsche Bank ; Consolidated profit w/o capital gains pour Santander (sauf Q2 et Q3 2012 attributable profit to the Group), Net profit pour UBS, Profit after tax pour Barclays, Résultat net part du Groupe pour BNP, Résultat net pour Société Générale, Loss Profit for the period pour RBS, Profit after tax pour HSBC)
NI Non identifié

UBS Total operating income Q1 2016 6,8 MdCHF Q2 2016 7,4 MdCHF Net profit Q1 2016 0,7 MdCHF Q2 2016 1,1 MdCHF

Les revenus opérationnels augmentent de 0,55 milliard de francs suisses entre le premier et deuxième trimestre 2016 :

- 0,05 Wealth Management (Q2 1,8 MdCHF) ;
+ 0,1 Personal & Corporate Banking (Q2 1,1 MdCHF)
- ns Wealth Management Americas (Q2 1,9 MdCHF) ;
+ ns Asset Management (Q2 0,5 MdCHF) ;
+ 0,15 Investment Bank (Q2 2,0 MdCHF) ; dont - 0,05 equities (0,9 MdCHF) dont + 0,1 debt capital markets (0,25 MdCHF) dont - ns Fixed income (Q2 0,45 MdCHF)
+ 0,4 Corporate Center (Q2 0,15 MdCHF) ; dont + 0,1 gains cession immobilier (Q2 0,1) dont + 0,1 effet de changes

La performance avant impôt de ces mêmes divisions augmente de 0,5 milliard de francs suisses dont :

- 0,05 Wealth Management (Q2 0,5 MdCHF) ;
+ 0,15 Personal & Corporate Banking (Q2 0,55 MdCHF) ;
+ 0,05 Wealth Management Americas (Q2 0,25 MdCHF) ;
+ ns Asset Management (Q2 0,1 MdCHF) ;
+ 0,05 Investment Bank (Q2 + 0,3 MdCHF) ;
+ 0,35 Corporate Center (Q2 - 0,2 MdCHF).

Le résultat net augmente de 0,4 milliard de francs suisses au deuxième trimestre 2016 :

+ 0,55 Operating income dont - 0,55 revenus d'intérêts nets (1,15) + 0,9 trading (1,9) + 0,25 autres (0,25)
- 0,05 hausse des dépenses de personnel (Q2 4,0 MdCHF) ;
- ns dépenses générales et administratives (Q2 1,65 MdCHF) ; dont -0,05 litiges (Q2 72 MCHF Q1 39 MCHF) dont - 0,2 charges de restructuration (Q2 477 MCHF Q1 265 MCHF) ;
- ns charges de dépréciation d'actifs (Q2 0,25 MdCHF) ;
- 0,1 effet de l'évolution de la charge d'impôt (Q1 0,4 MdCHF).

Crédit Suisse Net revenues Q1 2016 4,6 MdCHF Q2 2016 5,1 MdCHF Net income Q1 2016 - 0,3 MdCHF Q2 2016 0,2 MdCHF

Décomposition de la hausse de 0,45 milliard de francs suisses des Net revenues (Produits Nets) entre le premier et deuxième trimestre 2016 :

- ns en Swiss Universal Bank (Q2 1,35 MdCHF) ;
- 0,05 en International Wealth Management (Q2 1,15 MdCHF)
+ ns en Asia Pacific (Q2 0,9 MdCHF)
+ 0,4 en Global Markets (Q2 1,65 MdCHF) dont + 0,35 credit (0,75)
+ 0,15 en Investment Banking & Capital Markets (Q2 0,55 MdCHF);
+ 0,2 en Strategic Resolution Unit (Q2 - 0,35 MdCHF) dont + 0,3 legacy investment banking portfolio (-0,3)
-0,2 en Corporate Center (Q2 -0,1 MdCHF) dont - 0,1 résultats de trésorerie

Le résultat net augmente de 0,5 milliard de francs suisses de trimestre à trimestre pour les raisons suivantes :

+ 0,45 hausse des Net revenues ; dont + 0,35 trading (0,1) dont - 0,25 autres + 0,1 commissions
+ 0,2 provision pour pertes sur crédit (Q2 produit de 28 MCHF)
- 0,25 rémunérations (2,75 MdCHF)
+ 0,1 baisse des dépenses administratives (1,75 MdCHF) ; dont + ns major litigation provisions (2016 Q1 - 10 MCHF 2016 Q2 0 MCHF ) ;
+ 0,05 commissions (0,35 MdCHF) ;
+ 0,15 dépenses de restructuration (Q1 0,1 MdCHF)
- 0,2 effet impôts (21 MCHF) taux impôt effectif 2016 Q2 10,6 % 2016 Q1 37 % 2015 Q4 9,7 %

Evolution du résultat net (avant impôt par Division) +0,7 :

+ ns Swiss Universal Bank (Q1 0,45 MdCFH) ;
- 0,05 en International Wealth Management (Q2 + 0,25 MCHF)
- 0,05 en Asia Pacific (Q2 + 0,2 MdCHF)
+ 0,35 en Global Markets (Q2 0,15 MdCHF) dont -0,1 rémunérations (Q2 0,8 MdCHF)
+ 0,2 en Investment Banking & Capital Markets (Q2 0,15 MdCHF) ;
+ 0,5 en Strategic Resolution Unit (Q2 - 0,75 MCHF)
- 0,25 Corporate Center (Q2 - 0,25 MdCHF) dont - 0,1 rémunérations

Barclays Total income net of insurance claims Q1 2016 5,0 Md£ Q2 2016 6,0 Md£ Profit after tax Q1 2016 0,5 Md£ Q2 2016 0,8 Md£

Les revenus hors crédit propre augmentent de 0,95 Md£ entre le premier et deuxième trimestre 2016 :

+ 0,15 Barclays UK (Q2 1,95 Md£)
+ 0,55 Barclays Corporate & International (Q2 4,05 Md£) dont - 0,1 equities (0,4) - 0,1 markets (1,3) + 0,15 banking fees (0,6) + 0,55 consumer cards and payments (1,45)
+ 0,05 Africa Banking (2016 Q2 0,9 Md£)
+ 0,35 Head Office (2016 Q2 0,35 Md£)
- 0,1 Non-Core (2016 Q2 - 0,35 Md£)

Le bénéfice augmente de 0,25 milliard de livres sterling pour les raisons suivantes :

+ 0,95 hausse des revenus ;
- 0,05 coût du risque (Q2 2016 0,5 Md£) ;
+ 0,3 dépenses opérationnelles (Q2 2016 3,4 Md£) ; dont  - 0,4 provision UK customer redress (Q2 0,4) dont + 0,6 cession dans Visa Europe (Q2 0,6) dont + 0,4 own credit (Q2 0,3)
- 0,35 litiges (Q2 2016 0,45 Md£)
- 0,35 autres revenus/dépenses nettes (Q2 2016 0,35 M£)
- 0,2 effet charge d'impôts (Q2 2016 0,45 Md£)

+ 0,4 impact du crédit propre (Q1 2016 - 109 Q2 2016 292 M£) ;

Par Division, évolution du résultat net :

+ 0,3 Barclays UK (Q2 0,15 Md£) dont -0,3 litiges (Q2 0,4)
+ 0,6 Barclays Corporate & International (Q2 1,15 Md£)
- ns Africa Banking (Q2 0,05 Md£)
+ 0,25 Head Office (Q2 0,2 Md£)
- 0,3 Non-Core (Q2 - 0,85 Md£).

Deutsche Bank Net revenues Q1 2016 8,1 MdE Q2 2016 7,4 MdE Net income Q1 2016 0,2 MdE Q2 2016 ns MdE

Les revenus nets diminuent de 0,7 MdE entre le premier et deuxième trimestre 2016 :

- 0,4 Global Markets (Q2 2,4 MdE), dont - 0,3 en Sales & Trading (Q2 2,55 MdE) dont - 0,25 en debt & other products ; dont - 0,15 effet CVA DVA FVA (Q1 143 ME Q2 2 ME)
+ 0,05 Corporate and Investment Bank (Q2 1,9 MdE)
+ ns Asset Management (Q2 0,7 MdE) ;
+ 0,15 Private Wealth and Commercial Clients (Q2 1,85 MdE) ;
+ 0,05 Postbank (Q2 0,9 MdE)
- 0,2 Consolidation & adjustments (Q2 - 0,05 MdE) Effet + 0,05 CVA DVA FVA (2016 Q1 -52 ME 2016 Q2 - 11 ME)
- 0,35 hors exploitation (Q2 - 0,35 MdE).

Le résultat net diminue de 0,2 milliard d'euros pour les raisons suivantes :

- 0,25 revenus nets d'intérêt (Q2 3,7 MdE) ;
- 0,45 revenus hors intérêts (3,7 MdE) ; dont + 0,1 autres revenus (Q2 - 0,15 MdE) ; dont - 0,85 fair value (Q2 0,4)
+ 0,05 baisse de la dotation de provision pour pertes de crédit (Q2 0,25 MdE) ;
+ 0,25 baisse des rémunérations (2,95 MdE) ; ratio 2015 39,7 % 2016 Q1 39,6 % 2016 S1 39,8 %
+ 0,5 baisse des dépenses administratives (3,2 MdE) ; dont + 0,45 non-récurrence surtaxe bancaire (Q1 454 ME) ; dont + 0,05 litiges (Q1 2016 187 ME Q2 2016 120 ME) ; dont + 0,1 restructuration (Q1 285 ME Q2 207 ME)
- 0,05 sinistres (Q2 0,05 MdE)
- 0,3 dépréciation goodwill (Q2 0,3 ME)
+ 0,05 activités restructurées (Q2 0,2 MdE)
- 0,05 effet charge d'impôt (Q2 0,4 MdE).

BNP PARIBAS Produit Net bancaire Q1 2016 10,8 MdE Q2 2016 11,3 MdE Résultat net part du groupe Q1 2016 1,8 MdE Q2 2016 2,6 MdE
au 2015 Q1 comptes historiques retraités après adoption de la règle IFRIC 21

Le Produit Net Bancaire augmente de 0,5 MdE entre le premier et deuxième trimestre 2016 pour les raisons suivantes :

- ns Domestic Markets (Q2 2016 3,95 MdE) ;
+ 0,1 International Financial Services (Q2 2016 3,8 MdE) ;
+ 0,35 Corporate and Institutional Banking (Q2 2016 3,05 MdE) ; dont + 0,15 FICC (1,05) ; dont + 0,1 corporate banking (1,05)
+ 0,05 Corporate Center (Q2 2016 0,65 MdE) ; dont - 0,55 réévaluation de dette propre et DVA (Q1 + 365 ME Q2 - 204 ME) ; dont + 0,6 cession titres Visa Europe (Q2 597 ME)

Le résultat net part du groupe augmente de 0,75 milliard d'euros :

+ 0,5 hausse du PNB ;
+ 0,55 baisse des frais de gestion (7,1 MdE) dont - 0,05 coûts de transformation et restructuration (2016 Q2 108 ME 2016 Q1 46 ME) ; dont + 0,9 prise en compte totalité taxes et contributions bancaires au titres de 2016 (Q1 880 ME) ; dont + 0,25 en Belgique
- 0,05 hausse du coût du risque (0,8 MdE)
+ ns quote-part des sociétés mises en équivalence (0,15 MdE)
- 0,1 hors exploitation (- 0,1 MdE) ;
- 0,15 effet impôts (0,85 MdE)

Société Générale PNB Q1 2016 6,2 MdE Q2 2016 7,0 MdE Résultat net Q1 2016 1,0 MdE Q2 2016 1,6 MdE

Le Produit Net Bancaire augmente de 0,8 MdE entre le premier et deuxième trimestre 2016 :

+ ns Banque de détail France (Q2 2016 2,1 MdE)
+ 0,05 Banque de détail et Services Financiers Internationaux (Q2 2016 1,9 MdE)
+ 0,1 Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs (Q2 2016 2,45 MdE) ; dont taux change et matières premières +0,05
+ 0,65 Hors Pôles (Q2 2016 0,55 MdE), dont - 0,35 effet réévaluation des dettes liées au risque de crédit propre du Groupe (Q1 2016 + 145 ME Q2 2016 - 212 ME) dont + 0,75 cession titres Visa (Q2 725 ME)

Le résultat net augmente de 0,55 milliard d’euros :

+ 0,8 hausse du PNB ;
+ 0,15 baisse frais de gestion (Q2 2016 4,1 MdE) ; - 0,2 litiges (Q1 produit de 218 ME remboursement amende Euribor); + 0,45 charge IFRIC (Q1 427 ME) contribution aux fonds de résolution et différentes taxes
- 0,15 coût net du risque (Q2 2016 0,65 MdE) ; dont -0,2 provision collective pour litiges
- ns gains sur autres actifs (Q2 2016 - 16 ME) ;
- ns QP résultat net entreprises mises en équivalence (Q2 2016 33 ME)
- 0,25 effet charge fiscale (Q2 2016 0,65 MdE).

Par métier, la compréhension de l’évolution du résultat net est la suivante :

+ 0,1 Banque de détail France (Q2 2016 0,4 MdE) ;
+ 0,15 Banque de détail et Services Financiers Internationaux (Q2 2016 + 0,5 MdE)
- ns Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs (Q2 2016 0,45 MdE) ;
+ 0,35 Hors pôles (Q2 2016 0,25 MdE) dont - 0,2 coût net du risque (Q2 - 0,2).

Royal Bank of Scotland Total income Q1 2016 3,1 Md£ Q2 2016 3,0 Md£ Profit Loss for the period Q1 2016 0,3 Md£ Q4 2015 - 2,6 Md£

Les revenus diminuent de 0,05 Md£ entre Q1 2016 et Q2 2016 pour les raisons suivantes :

+ 0,05 UK Personal & Business Ranking (Q2 1,35 Md£)
- ns Ulster Bank (Q2 0,15 Md£) ;
- ns Commercial (Q2 0,85 Md£)
+ ns Private Banking (Q2 0,15 Md£)
+ ns RBS International (Q2 0,1 Md£)
+ 0,15 CIB (Q2 0,5 Md£) dont + 0,15 Fixed income
- 0,5 RBS Capital Resolution (Q2 - 325 M£) dont - 0,4 trading (dont -0,35 sur les marchés)
+ ns Williams & Glyn (Q2 0,2 Md£)
+ 0,25 central items (Q2 60 M£) dont +0,25 cession dans Visa (Q2 246 M£) + 0,15 gains de change (Q2 201 M£)

Le résultat net diminue de 1,3 milliard de livres sterling :

- 0,05 baisse des revenus ; dont - 0,15 remboursement dette propre (Q2 0,15 Md£) dont - 0,05 ajustements de crédit propre (Q2 194 M£) +0,2 cessions (Q2 0,2 Md£) -0,05 trading
-1,1 hausse des dépenses opérationnelles (Q2 3,5 Md£) ; dont - 0,15 coûts restructuration (Q2 0,4 Md£) ; - 1,25 litiges (Q2 1 284 M£) dont ppi (Q2 400) ; dont +0,3 autres coûts
+ 0,05 charges pour dépréciation (Q2 2015 0,2 Md£) ;
- 0,2 effet impôts (Q2 2016 260 M£)

HSBC Net Interest income + Net Fee income + Net trading income Q1 2016 13,9 Md$ Q2 2016 13,7 Md$ Profit after tax Q1 2016 4,5 Md$ Q2 2016 2,9 Md$

Baisse des revenus de 0,2 Md$ (Net Interest income + Net Fee income + Net trading income (Q1 2016 13 946 M$ Q2 2016 13 724 M$) :
- 0,05 net interest income (Q2 7,85 Md$)
+ 0,2 net fee income (Q2 3,4 Md$)
- 0,35 net trading income (Q2 2,5 Md$) dont + 0,2 Fixed income (Q2 1,65 Md$)

dont + 0,05 juste valeur sur couvertures (Q1 -233 Q2 - 164 M$) ;
dont + 0,6 cession titres Visa Europe (Q2 584 M$)
dont - 1,1 own credit spread (Q1 1 151 M$ Q2 75 M$)
dont - 0,15 DVA sur contrats dérivés (Q1 158 M$ Q2 - 7 M$)
dont + 0,05 ventes tranches d'immobilier US (Q1 0 M$ Q2 68 M$)

Le résultat net diminue de 1,65 Md$.

- 0,2 baisse des revenus ;
- 0,85 effet juste valeur sur instruments financiers (Q1 695 M$ Q2 -134 M$)
+ 0,6 gains nets des investissements financiers (Q1 192 M$ Q2 773 M$)
+ ns dividendes (Q1 28 M$ Q2 36 M$)
- 0,45 primes nettes d’assurance (Q1 2 915 M$ Q2 2441 M$)
+ 0,3 autres revenus opérationnels (Q1 172 M$ Q2 472 M$) ;
+ 0,15 sinistres assurances (Q1 - 2 972 M$ Q2 - 2 818 M$) ;
+ 0,05 coût du crédit (Q1 1 161 M$ Q2 - 1 205 M$) ;
- 2,1 hausse des dépenses opérationnelles (Q1 8 264 M$ Q2 10 364 M$) dont - 0,7 litiges (Q1 0 M$ Q2 - 723 M$) dont - 0,35 coûts restructuration (Q2 677 M$) dont - 0,8 dépréciation du goodwill dans Private Banking Europe
+ 0,15 part des profits dans les filiales et JV (Q1 555 M$ Q2 683 M$)
+ 0,85 effet impôts (Q1 1 571 M$ Q2 720 M$)

2) Comparaison des PNB des activités de Fixed Income par rapport au premier trimestre 2016

2016 Q2 tableau 4


Crédit Suisse : Fixed income trading (chiffre Q4 2011 changé car l'effet DVA est maintenant en Corporate à partir de 2012 Q1)
Deutsche Bank : Sales & Trading (Debt and other products) hors dépréciations (mark-downs)
UBS : Sales and trading (Securities) Fixed income currencies and commodities
Société Générale Nouveaux chiffres Activités pérennes Activités de marché (anciennement Global Markets) Taux changes et matières premières
BNP Paribas Fixed Income inclue ce qui concerne les émissions obligataires, qui se trouvent dans la partie Financement et Conseil de la Société Générale
RBS total fixed income and currencies
HSBC dans Markets Credit + Rates + Foreign Exchange
Barclays Credit + Macro dans Barclays Corporate & International

*UBS non comparabilité avant 2012 Q4 ; à partir de 2012 Q4 Investor Client Services : Foreign Exchange, Rates and Credit (les dérivés n'y sont plus)

Deutsche Bank Sales & Trading (Debt and other products) Q1 2016 2 076 ME Q2 2016 1 817 ME

UBS Foreign Exchange Rates and Credit Q1 2016 483 MCHF Q2 2016 461 MCHF

Crédit Suisse Credit+Solutions dans Global Markets Q1 2016 735 MCHF Q2 2016 1 151 MCHF

Barclays Credit + Macro Q1 2016 895 M£ Q2 2016 881 M£

BNP Paribas FICC Q1 2016 890 ME Q2 2016 1 050 ME
Non compris FVA

Société Générale Taux changes et matières premières Q1 2016 689 ME Q2 2016 629 ME

Royal Bank of Scotland Rates + Currencies + Financing + Banking Other Q1 2016 277 M£ Q2 2016 404 M£

HSBC Markets Credit + Rates + Foreign Exchange Q1 2016 1 462 M$ Q2 2016 1 651 M$

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02 septembre 2016

Revue analytique des résultats du deuxième trimestre 2016 de JP Morgan, Citi, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bank of America.

Une revue des résultats est effectuée comparativement aux résultats du premier trimestre 2016, avec une importance particulière accordée à la partie Fixed Income de la Banque de Financement et d'Investissement.

Doivent suivre dans une deuxième partie les banques suivantes : Crédit Suisse Deutsche Bank, RBS, Barclays, HSBC, BNP Paribas, UBS et Société Générale.

Les aspects suivants vont être abordés :

- évolution des résultats relativement au premier trimestre 2016 ;
- analyse spécifique sur les activités de Fixed Income.

Je précise que mon approche de revue analytique des résultats n'aborde pas ou très peu la problématique de la liquidité et du bilan. N'hésitez pas à recouper le contenu de cet article pour y détecter des anomalies ou pour l'améliorer, merci d'avance.

Revue des résultats du premier trimestre 2016 partie 1 :
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/04/27/33728609.html
Revue des résultats du premier trimestre 2016 partie 2 :
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/05/10/33791526.html

Synthèse

Résultats nets en hausse : 2016 Q2 17,8 Md$ 2016 Q1 14,0 Md$ des revenus en Fixe income plus élevés au Q2 qu'au Q1 ; hausse des profits par banque entre 0,4 et 0,7 Md$.

Rappel 2016 Q1 : Suite à une modification de norme comptable, les mouvements de valorisation sur sa propre dette (own credit spreads) ne sont plus enregistrés en compte de résultat mais en OCI (Other Comprehensive Income) dans les capitaux propres.

JP Morgan 14 juillet 2016 Résultat net 6,2 milliards de dollars (+ 0,7 / Q1 2016)

Hausse des revenus en CIB (+1,0), baisse des dotations aux provisions pour pertes de crédit (+0,4) et baisse des litiges (+0,4) compensées par effet impôt défavorable (-1,1).

Citi 15 juillet 2016 Résultat net 4,0 milliards de dollars (+ 0,5 / Q1 2016)

Hausse des revenus en BFI (+0,8) se compensant avec la baisse dans Citi Holdings (-0,65), baisse des provisions pour pertes liées au crédit (+0,65).

Bank of America 18 juillet 2016 Résultat net 4,2 milliards de dollars (+ 1,6 / Q1 2016)

Hausse des revenus (+0,9) baisse des charges de personnel (+1,1 non récurrence effet coûts retraite premier trimestre pour 0,9) compensé par effet impôt (-0,7)

Goldman Sachs 19 juillet 2016 Résultat net 1,8 milliard de dollars (+ 0,7 / Q1 2016)

Hausse des revenus (+1,6) essentiellement dans les transactions principales (+0,9) effet inverse de la hausse des rémunérations (-0,7).

Morgan Stanley 20 juillet 2016 Résultat net 1,6 milliard de dollars (+ 0,5 / Q1 2016)

Hausse des revenus (+1,1) dont trading + 0,7, hausse des rémunérations (-0,35).

Cumul des profits : 2016 Q2 17,8 Md$ 2016 Q1 14,0 Md$ 2015 Q4 13,8 Md$ 2015 Q3 18,0 Md$ 2015 Q2 19,3 Md$ 2015 Q1 19,4 Md$

1) Comparaison des résultats par rapport au premier trimestre 2016

2016 Q2 tableau 1

GS (Net Revenues, including net interest income) JPM (Total net Revenue Managed Basis) Citi (Total Revenues, net of interest expense) BoA (Total revenue, net of interest expense Managed Basis) MS (Net revenues)
ns non significatif, inférieur à 0,05.
Normes comptables : FASB
Données chiffrées en milliards de dollars
T pour Trimestre et Q pour Quarter (trimestre en anglais)
Pour les profits ou pertes : attention aux chiffres différents entre résultat net du Groupe et résultat net après attribution des intérêts minoritaires

JP Morgan managed revenues Q2 2016 25,2 Md$ Q1 2016 24,1 Md$ net income Q2 2016 6,2 Md$ Q1 2016 5,5 Md$

Les Net Revenues (on a managed basis) augmentent de 1,15 milliard de dollars :

+ 0,35 en Consumer & Community Banking (11,45 Md$) dont + 0,25 en autres
+ 1,05 en Corporate & Investment Bank (9,15 Md$) ; dont + 0,35 en Fixed Income Markets (3,95 Md$) ; dont + 0,35 ajustements de crédit (2016 Q2 38 M$ 2016 Q1 -336 M$) incluant principalement effet CVA DVA et FVA ; dont + 0,25 en banque d'investissement (2,65)
+ ns en Commercial Banking (1,8 Md$) ;
- 0,05 en Asset Management (2,9 Md$) ;
- 0,2 en Corporate Private Equity (- 0,15 Md$).

Le résultat net augmente de 0,7 Md$, ce qui s'explique ainsi :

+ 1,15 hausse des net revenues (reported basis) ; dont + 0,3 transactions principales (3,0 Md$) dont + 0,45 autres (1,25 Md$) dont + 0,3 commissions banque investissement (1,65 Md$)
+ 0,4 baisse des dotations aux provisions de pertes sur crédits (1,4 Md$) ;
- 0,1 hausse des charges de rémunération (7,8 Md$)
- ns occupency expenses (0,9 Md$) ;
- 0,15 hausse dans les technology communications equipment expenses (- 0,05), professional and outside services (-0,15), marketing (+ 0,05) 4,05 Md$ ;
+ 0,5 baisse des autres charges (0,9 Md$) ; dont + 0,4 litiges (2016 Q1 produit de 46 M$ 2016 Q2 produit de 430 M$) ;
- 1,1 effet de l'imposition sur les bénéfices (3,15 Md$).

L'évolution du résultat net par activité est la suivante :

+ 0,15 Consumer & Community Banking (2,65 Md$) ; dont - 0,15 en provision pour pertes de crédit
+ 0,5 Corporate & Investment Bank (2,5 Md$) ; dont + 0,2 provision pertes de crédit dont - 0,25 charges dont - 0,45 effet impôt
+ 0,2 Commercial Banking (0,7 Md$) ; dont + 0,3 provision pertes de crédit (provision Q1)
- 0,05 Asset Management (0,5 Md$) ;
- 0,15 Corporate Private Equity (-0,15 Md$).

Bank of America Revenues net of interest expense managed basis Q2 2016 20,6 Md$ Q1 2016 19,7 Md$ net income Q2 2016 4,2 Md$ Q1 2016 2,7 Md$

Les revenus d'activité du deuxième trimestre 2016 ont augmenté de 0,9 milliard de dollars par rapport au premier trimestre 2016 :

+ 0,05 en Consumer Banking (2016 Q2 7,85 Md$) ;
+ ns en GWIM gestion de fortune et d'actifs (2016 Q2 4,45 Md$) ;
+ 0,3 en Global Banking (2016 Q2 4,7 Md$) ; dont +0,15 dette émise
+ 0,35 en Global Markets (2016 Q2 4,3 Md$), dont + 0,35 en FICC trading (2,6 Md$) hors DVA ; - 0,3 effet DVA FVA on trading revenues (2016 Q2 - 164 M$ 2016 Q1 + 154 M$) ; dont + 0,05 en equity (Q1 1,0 Md$) ; dont + 0,1 dans les commissions (Q2 0,6 Md$)
+ 0,15 en All Other (2016 Q2 - 0,7 Md$) dont + 0,25 en revenus nets d'intérêt (Q2 -0,8 Md$) ajustement négatif lié au marché ; dont -0,2 mortgage (Q2 0,05 Md$)

Le résultat net augmente de 1,55 milliard de dollars :

1) par nature de charge

+ 0,9 hausse des Revenues net of interest expense (20,4 Md$) ; + 0,25 banque d'investissement + 0,35 trading (1,65 Md$) ; + 0,25 autes (0,65 Md$) ;
+ ns baisse dotation aux provisions pour pertes de crédit (1,0 Md$) ;
+ 1,15 baisse des charges de personnel (8,85 Md$) ; dont rappel Q1 -0,9 Md$ retirement-eligible incentive costs
+ 0,2 baisse des autres charges (2016 Q2 5,75 Md$) dont - 0,05 dans professional fees (Q2 0,45 Md$) ; dont + 0,1 data (Q1 0,7) + 0,1 niveau charges litiges (2016 Q2 270 M$ 2016 Q1 388 M$)
- 0,7 effet de l'impôt sur les bénéfices (Q2 1,7 Md$).

2) par Business Segment

- ns en Consumer Banking (2016 Q2 1,7 Md$) ;
- ns en GWIM gestion de fortune et d'actifs (2016 Q2 0,7 Md$) ;
+ 0,45 en Global Banking (2016 Q2 1,5 Md$) ; dont + 0,35 provision pour pertes de crédit (Q2 0,0 Md$) ; dont - 0,25 effet impôt
+ 0,15 en Global Markets (2016 Q2 1,1 Md$),
+ 1,0 en All Other (2016 Q2 - 0,8 Md$) dont + 0,9 rappel Q1 -0,9 Md$ retirement-eligible incentive costs) ; dont - 0,15 provision pour pertes de crédit ; dont + 0,3 effet impôt (Q2 produit de 1,0 Md$)

Citi US GAAP revenues Q2 2016 17,6 Md$ Q1 2016 17,6 Md$ net income Q2 2016 4,0 Md$ Q1 2016 3,5 Md$

Baisse négligeable des « revenues » entre le premier et deuxième trimestre 2016 qui s'explique ainsi :

- 0,05 Global Consumer Banking (7,7 Md$) ;
+ 0,8 Institutional Client Group (8,85 Md$) ; dont + 0,4 Md$ en Fixed Income Markets (3,45 Md$) ; + 0,15 autres (Q2 - 0,15 Md$) rappel Q1 dépréciation Vénézuela de 180 M$ lié au change ; + 0,35 revenus en Banque (4,4 Md$)
- 0,65 en Citi Holdings (0,85 Md$) ;
- 0,15 en Autres / Corporate (0,15 Md$) revenus d'intérêt

La hausse du résultat net de 0,5 milliard de dollars se décompose ainsi :

+ 0,1 Global Consumer Banking (1,3 Md$),
+ 0,75 Institutional Client Group (2,7 Md$) ;
- 0,25 Citi Holdings (0,1 Md$) ; + 0,15 effet impôt + 0,25 provisions pour pertes de crédit (-0,1)
-0,05 en Corporate (-0,1 Md$).

Autre décomposition pour comprendre l'évolution de + 0,5 Md$ :

- ns baisse des « revenues » ; dont + ns transactions principales (1,8 Md$) dont + 0,25 commissions (2,7 Md$) dont - 0,65 autres revenus (0,6 Md$) ; dont + 0,35 dépréciations non temporaires d'actifs (-0,1) ;
+ 0,65 baisse des provisions pour pertes liées au crédit (1,4 Md$) ;
+ 0,15 baisse des dépenses opérationnelles (10,35 Md$), dont rémunérations + 0,35 (5,25 Md$) dont autres - 0,15 (2,4 Md$) - 0,15 litiges (2016 Q2 325 M$ 2016 Q1 166 M$) ; + 0,35 frais de restructurations (2016 Q2 126 M$ 2016 Q1 491 M$)
- 0,25 effet défavorable de l'évolution de l'impôt sur les bénéfices (Q2 2016 1,7 Md$) ; taux d'impôt effectif 2015 Q4 29 %. 2016 Q1 30 %

Goldman Sachs Net revenues including net interest income Q2 2016 7,9 Md$ Q1 2016 6,3 Md$ Net earnings Q2 2016 1,8 Md$ Q1 2016 1,1 Md$

La hausse des Net Revenues de 1,6 milliard de dollars entre le premier et le deuxième trimestre 2016 s'explique ainsi :

+ 0,3 banque d'investissement (1,8 Md$) ;
- ns Investment management (1,25 Md$) ;
- 0,15 Commissions and fees (0,8 Md$) ;
+ 0,65 market making (2,5 Md$) ; + 0,25 en Fixed Income (Q2 1,95 Md$) ;
+ 0,9 other principal transactions (+ 0,85 Md$) ; + 0,65 actions (Q1 + 0,65 Md$) + 0,4 dette (Q1 0,5 Md$)
- 0,15 revenus d'intérêts nets (0,75 Md$).

Les profits ont augmenté de 0,7 Md$ par rapport au premier trimestre 2016 :

+ 1,6 hausse des Net revenues ;
- 0,65 hausse des rémunérations (3,35 Md$) ; ratio de rémunération 2015 37,5 %  2016 H1 42 %
- 0,05 hausse des dépenses hors rémunération (2,15 Md$) dont - 0,05 niveau charges litiges (2016 Q2 126 M$ 2016 Q1 77 M$) ;
- 0,2 effet charge d'impôt sur les bénéfices (0,65 Md$), taux effectif 2016H1  26,8 % 2016 Q1 28 % 2015 30,7 %.

Morgan Stanley Net Revenues Q2 2016 8,9 Md$ Q1 2016 7,8 Md$ net income Q2 2016 1,6 Md$ Q1 2016 1,2 Md$

La hausse des Net Revenues de 1,1 milliard de dollars entre le premier et deuxième trimestre 2016 s'explique ainsi :

par nature de revenus d'une part
+ 0,1 banque d'investissement (1,2 Md$)
+ 0,7 revenus du trading (2,75 Md$) ;
+ 0,2 transactions dans les investissements (+0,15 Md$) ;
- 0,05 commissions (1,0 Md$) ;
+ ns asset management (2,65 Md$) ;
+ 0,15 autres revenus ne provenant pas des intérêts (0,25 Md$) ;
+ ns revenus des intérêts nets (0,9 Md$).


par division d'autre part
+ 0,85 en Institutional Securities (4,6 Md$) dont + 0,4 en Fixed income & Commodities de Sales & Trading (1,3 Md$) ; dont + 0,2 investissements et autres (Q2 0,2 Md$)
- 0,1 en Wealth Management Group (3,65 Md$) ;
- 0,15 en Investment Management (0,5 Md$) ; dont -0,15 partie Investments (Q1 - 0,05 Md$) pertes en private equity et immobilier

Le résultat net augmente de 0,5 milliard de dollars :

+ 1,1 hausse des Net Revenues ;  dont + 0,7 trading (Q2 2,75 Md$) ;
- 0,35 hausse des rémunérations (4,0 Md$) ; ratio 2014 52 % ; 2015 46 % ; 2016 Q1 47 % 2016 Q2 45 %
- 0,05 autres dépenses opérationnelles (2,4 Md$) ; dont + ns autres (Q2 0,45) litiges (NC)
- 0,25 évolution de la charge d'imposition sur les sociétés (2016 Q2 0,85 Md$)

2) Comparaison des PNB des activités de Fixed Income par rapport au premier trimestre 2016

2016 Q2 tableau 2


JP Morgan Q2 2016 3 959 M$ Q1 2016 3 597 M$

Citi Q2 2016 3 468 M$ Q1 2016 3 085 M$

Bank of America en Sales & Trading Revenue Q2 2016 2 618 Md$ Q1 2016 2 263 Md$
chiffres hors DVA
Sinon effet DVA de - 0,3 (2016 Q2 -160 M$ 2016 Q1 + 140 M$ )

Goldman Sachs Q2 2016 1 927M$ Q1 2016 1 663 M$

Morgan Stanley en Sales & Trading Revenue Q2 2016 1 297 M$ Q1 2016 873 M$

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15 juillet 2016

Liste des articles 2016

1) 08 février 2016
QIA (Qatar Investment Authority), fonds souverain du Qatar, partie II identification des investissements
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/02/08/33338726.html

2) 09 février 2016
Revue analytique des résultats du quatrième trimestre 2015 de JP Morgan, Citi, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bank of America.
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/02/09/33343245.html

3) 07 mars 2016
Revue analytique des résultats du quatrième trimestre 2015 des principales banques européennes.
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/03/07/33480741.html

4) 08 mars 2016
Qatar article 3. Les revenus des investissements du QIA sont-ils comptabilisés dans les résultats budgétaires du gouvernement ?
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/03/08/33485453.html

5) 14 mars 2016
Mise à jour mars 2016 du suivi des dossiers de l'émission 3 minutes pour convaincre de BFM Business
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/03/14/33513521.html

6) 16 mars 2016
Le Point, Stéphane Treppoz, Sarenza, l'État et moi
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/03/16/33521555.html

7) 24 mars 2016
Revue de jurisprudence de la Cour de Cassation en matière de litiges causés par les vaccins à l'hépatite B
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/03/24/33562066.html

8) 25 mars 2016
Quel chiffre du nombre de personnes en France atteintes d'hépatite B chronique ? 300 000 personnes, depuis 2004 à aujourd'hui ?
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/03/25/33566551.html

9) 01 avril 2016
Compréhension de l'augmentation de la dette publique de 0,4 points alors que le déficit public 2015 est de 3,5 %
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/04/01/33602648.html

10) 27 avril 2016
Revue analytique des résultats du premier trimestre 2016 de JP Morgan, Citi, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bank of America.
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/04/27/33728609.html

11) 10 mai 2016
Revue analytique des résultats du premier trimestre 2016 des principales banques européennes.
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/05/10/33791526.html

12) 18 mai 2016
L'Insee occulte le fait que le niveau de PIB 2015 a davantage été révisé à la baisse que la révision à la hausse pour 2014.
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/05/18/33832519.html

13) 10 juin 2016
Affaire LSK. La démission d'un réviseur d'entreprise prestigieux au Luxembourg, un red flag ?
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/06/10/33943002.html

14) 29 juin 2016
La Cour des Comptes rapporte que la réforme des régimes spéciaux de 2008 pourrait coûter plutôt qu'économiser.
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/06/29/34026871.html

15) 13 juillet 2016
COR. Comment masquer l'échec de l'objectif de 2010 d'équilibrer le système des retraites pour 2018
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/07/13/34079566.html



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13 juillet 2016

COR. Comment masquer l'échec de l'objectif de 2010 d'équilibrer le système des retraites pour 2018

Le Conseil d'Orientation des Retraites publiait le 15 juin 2016 son rapport annuel Évolutions et perspectives des retraites en France, le troisième du genre.

http://www.cor-retraites.fr/article471.html

Un exercice d'enfumage particulier puisqu'à la lecture du rapport le lecteur n'en ressort avec aucun chiffre quantifié :

- ni du déficit actuel du système de retraite ;
- ni de la prévision du solde du système de retraite en 2018 qui était promis depuis 2010 à l'équilibre
- ni de la contribution du budget de l'Etat et de son évolution.

Le COR ne s'embarrasse pas lorsqu'il ne fournit aucune décomposition par régime de retraite du solde du système de retraite, rendant son exercice pour le moins opaque.

InvestigationFin s'est donc replongé dans l'ensemble des publications utiles depuis la réforme des retraites des 2010 pour tenter de comprendre où en est la promesse d'équilibrer le système des retraites en 2018.

sources :

- rapport annuel du COR juin 2016
http://www.cor-retraites.fr/article471.html
- rapport annuel du COR juin 2015
http://www.cor-retraites.fr/article452.html
- rapport annuel du COR juin 2014
http://www.cor-retraites.fr/article438.html
- projections COR décembre 2012 onzième rapport
http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1887.pdf
- projections COR avril 2010 huitième rapport
http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1327.pdf

I. Les projections du COR d'avril 2010 et la réforme des retraites de 2010 : objectif équilibre en 2018
Chiffres du scénario B.

CNAV FPE CNRACL ARRCO AGIRC et FSV seulement ; convention d'une stabilisation en 2010 de l'évolution depuis 2000 de la contribution de l'Etat au régime FPE des fonctionnaires de l'Etat (à 15,6 MdE)

Cotisations selon le rapport du COR :
- totalisation CNAV FPE CNRACL ARRCO AGIRC et FSV 2008 190 MdE 2015 207 MdE 2020 228 MdE
- système de retraite 2008 12,8 % du PIB 2015 12,7 % 2020 12,7 % (ce qui avec un PIB 2008 de 1 948,5 MdE selon Eurostat avril 2011 - puis augmentation annuelle de 1,3 % du PIB) donne 2008 249 MdE 2015 276 MdE 2020 307 MdE.

Dépenses selon le rapport du COR :
- totalisation CNAV FPE CNRACL ARRCO AGIRC et FSV 2008 197 MdE 2015 242 MdE 2020 272 MdE
- système de retraite 2008 12,8 % du PIB 2015 12,7 % 2020 12,7 % (ce qui avec un PIB 2008 de 1 948,5 MdE selon Eurostat avril 2011 - puis augmentation annuelle de 1,3 % du PIB) donne 2008 261 MdE 2015 315 MdE 2020 351 MdE.

Solde technique selon le rapport du COR :
- totalisation CNAV FPE CNRACL ARRCO AGIRC et FSV 2008 - 7 MdE 2015 -34,6 MdE 2020 -44,8 MdE
- système de retraite total 2008 -10,9 MdE 2015 -39,4 MdE 2020 -45 MdE

Le projet de loi portant réforme des retraites au Sénat fournit le 18 octobre 2010 (http://www.senat.fr/rap/a09-727/a09-7278.html) le déficit cumulé prévisionnel de 2011 à 2018 : 58,2 MdE en euros 2008 constants. Le solde après réforme et après coût des mesures votées à l'assemblée nationale s'élèverait en 2018 à + 0,2 milliard d'euros, soit un quasi-équilibre.

Sénat a09-7276



C'était alors la promesse du Président Sarkozy à l'occasion de la réforme des retraites de 2010, équilibrer le système à l'horizon 2018.

Le solde après réforme devait s'élever ainsi : 2011 -11,8 MdE 2015 -7,7 MdE 2018 + 0,2 MdE

II. Les projections du COR de décembre 2012
Chiffres du scénario B.

L'exercice du COR comporte deux modifications substantielles :

- il ajoute d'autres régimes jusque-là non quantifiés (MSA salariés et complémentaires, MSA non salariés, SNCF, RATP, CNIEG, Mines, CNAVPL et complémentaires, RSI et complémentaires, IRCANTEC, CNBF, FSPOEIE, ENIM, CRPCEN, Banque de France).

- le solde technique de la FPE était nul en 2000 dans le rapport 2010, il est dorénavant nul en 2011 dans le rapport de décembre 2012, ce qui majore le solde technique FPE de 16 milliards d'euros. Le déficit du système de retraite affiché en 2020 à 22,3 MdE devrait être de 38,3 MdE avec la convention de 2010  ; de plus, le COR considère maintenant que l'effort de l'Etat évolue comme les cotisations : du coup un moindre déficit du système des retraites mais en sens inverse un effort de l'Etat en augmentation année après année non affiché !

En avril 2010 le solde technique FPE était de -21 MdE en 2020 et en décembre 2012 il n'était plus que de - 6,8 MdE.

Cotisations selon le rapport du COR :
- totalisation des régimes : 2011 269,4 MdE 2020 307,8 MdE
- système de retraite 2011 13,2 % 2020 13,3 % (ce qui avec un PIB 2011 de 2 001 MdE selon Eurostat avril 2013 - puis augmentation annuelle de 1,6 % du PIB) donne 2011 264 MdE 2020 307 MdE.

Dépenses selon le rapport du COR :
- totalisation des régimes : 2011 272,1 MdE 2020 323,9 MdE
- système de retraite 2011 13,8 % 2020 14,2 % (ce qui avec un PIB 2011 de 2 001 MdE selon Eurostat avril 2013 - puis augmentation annuelle de 1,6 % du PIB) donne 2011 276 MdE 2020 328 MdE.

Solde technique selon le rapport du COR :
- totalisation des régimes : 2011 -4,7 MdE 2020 -17,2 MdE
- système de retraite 2011 - 0,7 %; 2020 -1,0 % (ce qui avec un PIB 2011 de 2 001 MdE selon Eurostat avril 2013 - puis augmentation annuelle de 1,6 % du PIB) donne 2011 -14 MdE 2020 -23 MdE.

Cohérents avec les deux chiffres fournis par le COR déficit de 14 MdE en 2011 et de 22,3 MdE en 2020.

Là où le Sénat prévoyait en septembre 2010 un déficit du système de retraite de 11,8 MdE en 2011, ce déficit 2011 s'est aggravé à 14 MdE.

En fait, en reprenant la convention de 2010, le déficit prévisionnel 2020 s'élève à -22,3 -16=-38,3 milliards d'euros.

III. Rapport annuel du COR de juin 2014

PIB 2008 2009 (Eurostat avril 2012) 2010 à 2013 (Eurostat avril 2014) 2014 à 2020 (augmentation annuelle en volume de 2 %) ; PIB 2020 = 2 366 MdE

Les montants qui suivent découlent de calculs InvestigationFin en milliards d'euros à partir du PIB.

Cotisations système de retraite selon le rapport du COR :
2008 239,7 MdE (249,4 MdE selon COR avril 2010) 2011 260,2 MdE (264,2 MdE selon COR décembre 2012) 2012 272,3 MdE ; 2020 non publié (307 MdE selon COR avril 2010 et décembre 2012)
Cotisations Fonctionnaires selon le rapport du COR :
2008 54,1 MdE (30 MdE selon COR avril 2010) 2011 62,0 MdE (46,5 MdE selon COR décembre 2012) 2012 65 MdE ; 2020 non publié (29,4 MdE selon COR avril 2010 45,5 MdE selon COR décembre 2012)

Les chiffres des anciens rapports COR de 2010 et 2012 ont été rappelés pour bien montrer l'impact du changement de convention.

Dépenses système de retraite selon le rapport du COR :
2008 239,7 MdE (261,1 MdE selon COR avril 2010) 2011 272,2 MdE (276,2 MdE selon COR décembre 2012) 2012 282,5 MdE ; 2020 non publié (351 MdE selon COR avril 2010 et 327,8 MdE selon COR décembre 2012)
Dépenses Fonctionnaires selon le rapport du COR :
2008 52,2 MdE (41,2 MdE selon COR avril 2010) 2011 60,0 MdE (46,5 MdE selon COR décembre 2012) 2012 63 MdE ; 2020 non publié (47,5 MdE selon COR avril 2010 52,4 MdE selon COR décembre 2012)

Solde technique système de retraite selon le rapport du COR :
2008 0 MdE (-10,9 MdE selon COR avril 2010) 2011 -12,0 MdE (- 14,0 MdE selon COR décembre 2012) 2012 - 10,2 MdE ; 2020 non publié (- 45 MdE selon COR avril 2010 et - 22,3 MdE selon COR décembre 2012)
Solde technique Fonctionnaires selon le rapport du COR :
2008 0 MdE (- 11,2 MdE selon COR avril 2010) 2011 0 MdE (0 MdE selon COR décembre 2012) 2012 0 MdE ; 2020 non publié (- 21 MdE selon COR avril 2010 - 6,8 MdE selon COR décembre 2012)

Le COR affiche dorénavant un solde nul pour le régime des fonctionnaires (donc en 2020) là où ce même COR prévoyait en avril 2010 un déficit de 21 MdE pour 2020 et en décembre 2012 un déficit de 6,8 MdE pour 2020. Ce chiffre de déficit n'est plus pris en considération dans le résultat du système de retraite, mais il est quand même payé par l'Etat bien entendu.

IV Rapport annuel du COR de juin 2015 (pour information)

PIB 2008 2009 (Insee fichier t_1101.xls) 2010 à 2013 (Eurostat octobre 2014) 2014 (Eurostat octobre 2015) 2015 à 2020 (augmentation annuelle en volume de 1,3 %) ; PIB 2020 = 2 304 MdE

Les montants qui suivent découlent de calculs InvestigationFin en milliards d'euros à partir du PIB.

Cotisations système de retraite selon le rapport du COR :
2008 245,5 MdE (239,7 MdE selon COR juin 2014 ; 249,4 MdE selon COR avril 2010) 2011 263,6 MdE (260,2 MdE selon COR juin 2014 ; 264,2 MdE selon COR décembre 2012) 2012 276,0 MdE (272,3 MdE selon COR juin 2014) ; 2020 313,4 MdE (307 MdE selon COR avril 2010 et décembre 2012)

Dépenses système de retraite selon le rapport du COR :
2008 247,5 MdE (239,7 MdE selon COR juin 2014 ; 261,1 MdE selon COR avril 2010) 2011 278 MdE (272,2 MdE selon COR juin 2014 ; 276,2 MdE selon COR décembre 2012) 2012 288,6 MdE (282,5 MdE selon COR juin 2014) ; 2020 322,6 MdE (351 MdE selon COR avril 2010 et 327,8 MdE selon COR décembre 2012)

Solde technique système de retraite selon le rapport du COR :
2008 0 MdE (0 MdE selon COR juin 2014 ; -10,9 MdE selon COR avril 2010) 2011 -12,4 MdE (-12,0 MdE selon COR juin 2014 ; - 14,0 MdE selon COR décembre 2012) 2012 -10,5 MdE (- 10,2 MdE selon COR juin 2014) ; 2020 -9,2 MdE (- 45 MdE selon COR avril 2010 et - 22,3 MdE selon COR décembre 2012)
Solde technique Fonctionnaires selon le rapport du COR :
2008 0 MdE (0 MdE selon COR juin 2014 ; - 11,2 MdE selon COR avril 2010) 2011 0 MdE (0 MdE selon COR juin 2014 ; 0 MdE selon COR décembre 2012) 2012 0 MdE ; 2020 non publié (- 21 MdE selon COR avril 2010 - 6,8 MdE selon COR décembre 2012)

V. Rapport annuel du COR de juin 2016

PIB 2008 à 2011 (Insee fichier t_1101.xls) 2012 à 2015 (Eurostat avril 2016) 2016 à 2020 (augmentation annuelle en volume de 1,1 %) ; PIB 2020 = 2 313 MdE

Les montants qui suivent découlent de calculs InvestigationFin en milliards d'euros à partir du PIB.

Malgré une augmentation annuelle moindre (1,1 % contre 1,3 %) le PIB est supérieur en 2020 relativement à l'exercice COR de juin 2016 en raison du passage en base 2010 du PIB, ce qui a conduit à une réévaluation conséquente. Le PIB 2013 est ainsi passé de 2 060 MdE selon Eurosat avril 2014 à 2114 MdE selon Eurostat octobre 2014.

Cotisations système de retraite selon le rapport du COR :
2008 245,5 MdE idem COR juin 2015 (239,7 MdE selon COR juin 2014 ; 249,4 MdE selon COR avril 2010) 2011 263,6 MdE idem COR juin 2015 (260,2 MdE selon COR juin 2014 ; 264,2 MdE selon COR décembre 2012) 2012 275,5 MdE (276,0 MdE selon COR juin 2015 ; 272,3 MdE selon COR juin 2014) ; 2020 314,6 MdE (313,4 MdE selon COR juin 2015 ; 307 MdE selon COR avril 2010 et décembre 2012)

Dépenses système de retraite selon le rapport du COR :
2008 247,5 MdE idem COR juin 2015 (239,7 MdE selon COR juin 2014 ; 261,1 MdE selon COR avril 2010) 2011 278 MdE idem COR juin 2015 (272,2 MdE selon COR juin 2014 ; 276,2 MdE selon COR décembre 2012) 2012 288 MdE (288,6 MdE selon COR juin 2015 ; 282,5 MdE selon COR juin 2014) ; 2020 319,2 MdE (322,6 MdE selon COR juin 2015 ; 351 MdE selon COR avril 2010 et 327,8 MdE selon COR décembre 2012)

Solde technique système de retraite selon le rapport du COR :
2008 0 MdE idem COR juin 2015 (0 MdE selon COR juin 2014 ; -10,9 MdE selon COR avril 2010) 2011 -12,4 MdE idem COR juin 2015 (-12,0 MdE selon COR juin 2014 ; - 14,0 MdE selon COR décembre 2012) 2012 -10,4 MdE (-10,5 MdE selon COR juin 2015 ; - 10,2 MdE selon COR juin 2014) ; 2020 -4,6 MdE (-9,2 MdE selon COR juin 2015 ; - 45 MdE selon COR avril 2010 et - 22,3 MdE selon COR décembre 2012)
Solde technique Fonctionnaires selon le rapport du COR :
2008 0 MdE idem COR juin 2015 (0 MdE selon COR juin 2014 ; - 11,2 MdE selon COR avril 2010) 2011 0 MdE idem COR juin 2015  (0 MdE selon COR juin 2014 ; 0 MdE selon COR décembre 2012) 2012 0 MdE ; 2020 non publié (- 21 MdE selon COR avril 2010 - 6,8 MdE selon COR décembre 2012)

Pour comparer avec l'exercice 2010, il convient de rajouter deux choses relativement au régime FPE :
- négligeable : le différentiel entre la contribution de l'Etat affichée dans les projections du Sénat de septembre 2010 (15,9 MdE) et celle qui découle de la nouvelle convention prise par le COR en décembre 2012 (besoin de financement en 2011 à 16 MdE mais affichage à zéro)
- l'écart entre 2011 et 2020 entre l'augmentation prévue de la contribution de l'Etat et le montant calculé d'une augmentation en fonction de l'augmentation des cotisations : en décembre 2012 le chiffre était estimé à - 6,8 MdE

Lire Tours de passe-passe du COR pour afficher des soldes techniques moins défavorables qu'en 2010  pour la Fonction Publique d'Etat
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2012/12/21/25967390.html

Ainsi, le déficit du système des retraites serait de l'ordre de 11 milliards d'euros en 2020, loin de l'équilibre promis en 2010 à horizon 2018. Sans compter que l'effort croissant de l'Etat dans les régimes spéciaux (SNCF RATP) n'apparaît pas ce chiffre.

Il semble que l'effort de l'Etat intégré par le COR pour équilibrer le régime FPE soit bien supérieur au réel :

Cotisations d'équilibre de l'Etat employeur 2011 34 909 KE 2012 36 393 KE 2013 36 919 KE 2014 37 555 KE 2015 estimé 37 780 KE 2016 estimé 38 391 KE
Cotisations sociales 2011 11 845 KE 201212 461 KE 2013 13 215 KE 2014 13 383 KE 2015 estimé 13 631 KE 2016 estimé 13 835 KE

Calcul de la contribution de l'Etat à partir de l'augmentation des cotisations :
point de départ 2011 34 909 KE
2012 36 726 KE
2013 38 948 KE
2014 39 443 KE
2015 40 174 KE
2016 40 775 KE

Soit 2,5 milliards d'euros d'écart avec le réel pour 2016. Une augmentation proche de 6 milliards d'euros entre 2011 et 2016.

- http://www.securite-sociale.fr/Les-comptes-de-la-Securite-sociale-Resultats-2014-previsions-2015-et-2016-septembre-2015
http://www.securite-sociale.fr/IMG/pdf/rapport-ccss-sept2015v2.pdf

- http://www.securite-sociale.fr/Les-comptes-de-la-Securite-sociale-Resultats-2012-previsions-2013-et-2014
http://www.securite-sociale.fr/IMG/pdf/ccss_9-2013_vdef_15-11-2013.pdf

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29 juin 2016

La Cour des Comptes rapporte que la réforme des régimes spéciaux de 2008 pourrait coûter plutôt qu'économiser.

C'est un encadré de la Cour des comptes demeuré inaperçu mais qui, s'il était exploité, pourrait ternir le bilan en terme de réforme des retraites de l'ancien Président Nicolas Sarkozy et de son ancien ministre François Fillon.

Cet encadré figure dans les analyses de la gestion 2015 de la mission Régimes sociaux et de retraite qui accompagnent le rapport sur le budget de l'Etat en 2015, publié le 25 mai 2016.

https://www.ccomptes.fr/Accueil/Publications/Publications/Le-budget-de-l-Etat-en-2015-resultats-et-gestion

En page 23 figure cet encadré :

"Une évaluation de la réforme de 2008 qui fait apparaître un surcoût conséquent pour les caisses de retraites de la SNCF et de la RATP

Les difficultés à prévoir les évolutions des équilibres financiers des caisses sont illustrées par une étude fournie par la DGITM sur l’évaluation de l’impact de la réforme des régimes spéciaux de 2008.
En effet, alors que cette réforme avait vocation à rapprocher les dispositifs encadrant les droits à pension des régimes spéciaux du régime général pour en limiter les surcoûts, cette réforme a été accompagnée d’une série de mesures notamment salariales qui, loin de seulement limiter l’impact financier de la réforme, devrait en réalité le rendre plus coûteux à terme. La DGITM estime en effet, dans ses prévisions, que si la réforme a effectivement permis de dégager des économies (en calculant le différentiel entre le coût sur les pensions des mesures salariales et le gain en cotisation de la hausse des cotisations et de l’allongement de la durée) jusqu’en 2014, un coût net pour les caisses de la SNCF et de la RATP pourrait commencer à apparaître compter de 2015. Pour la seule CPRP SNCF (ce calcul n’ayant pas été réalisé en projection pour la RATP), ce surcoût pourrait représenter 50 M€ en 2020 et jusque 200 M€ annuels en 2040. Ces évaluations, conséquentes, mériteraient d’être affinées pour une parfaite information des parlementaires."

J'ai tenté sans succès de retrouver trace sur le net de cette étude fournie par la DGITM, direction générale des infrastructures, des transports et de la mer du ministère du développement durable.

La Cour affirme que la réforme des régimes spéciaux de 2008 a été accompagnée d'une série de mesures notamment salariales qui devraient rendre la réforme plus coûteuse à terme !

Rappelons que dès la fin 2009, les gains de cette réforme s'annonçaient moins élevés que prévus.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/12/22/la-reforme-des-regimes-speciaux-de-retraite-serait-plus-couteuse-que-prevu_1283834_823448.html

Nicolas Sarkozy n'est pas encore un candidat déclaré à la primaire Les Républicains, mais François Fillon, lui, l'est, et a déjà promis de baisser de 110 milliards les dépenses publiques.

Mais avec quelle crédibilité ?

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10 juin 2016

Affaire LSK. La démission d'un réviseur d'entreprise prestigieux au Luxembourg, un red flag ?

Dans l'affaire de la faillite de la société financière LSK Leyne Strauss-Kahn & Partners, la démission du réviseur Ernst & Young a pu apparaître comme un red flag, une sorte alerte.

Lire L’affaire rebondit à Paris, 14 octobre 2015, par Véronique Poujol, Paperjam
http://paperjam.lu/news/laffaire-rebondit-a-paris

D'après le Mémorial C n°1593 du 20 juin 2014, les actionnaires de la société sont invités à assister à l'Assemblée Générale Extraordinaire le 9 juillet 2014 pour ratifier :
- la résiliation du mandat de commissaire aux comptes de la société Fiduo avec effet au 1er janvier 2009 ! donc rétroactivement de plusieurs années e qui semble particulièrement absurde.
- la démission d'Ernst&Young de son mandat de réviseur d'entreprises en date du 12 décembre 2013 ; c'est cette démission qui a été médiatisée comme dans Paperjam ci-dessus.
- la nomination de BDO audit pour auditer les comptes 2013

http://www.etat.lu/memorial/2014/C/Pdf/c1593206.pdf#Page=13

La décision de l'AGE du 9 juillet 2014 a été déposée le 16 juillet 2014 puis a été publiée dans le Mémorial C n° 2537 du 19 septembre 2014.

http://www.etat.lu/memorial/2014/C/Pdf/c2537199.pdf#Page=11

La démission d'un réviseur d'entreprise prestigieux est-elle courante au Luxembourg ?

La recherche a été effectuée dans les archives du Mémorial C qui remonte jusqu'à 1996.

http://www.legilux.public.lu/entr/archives/index.php

Les résultats (non-exhaustivité non garantie) de cette recherche sont instructifs :

- Ernst & Young 9 cas (1997 2010 2013 2x 2014 4x 2015)
- KPMG 3 cas (2012 2 x 2013)
- PWC ou Price ou Pricewaterhouse ou PriceWaterhousecoopers 10 cas (1996x2 1999 2010x3 2011 2012x2 2013)
- Deloitte 3 cas (2002 2007 2013)

25 cas, dont 2 concernent l'affaire LSK.

Si on analyse dans le détail les 23 autres publications :

Pas d'intuition de Red Flag :

- pour les cas de transformation de société anonyme en société à responsabilité limitée 3 cas
- pour une démission aussitôt accompagnée d'une nomination du même cabinet mais sous forme juridique éventuellement différente 5 cas

Pour les 15 cas restants (13 en fait puisque dans deux cas il s'agit de deux fonds d'investissement d'une même société), 1 a été médiatisé, il s'agit d'un litige et non d'un cas similaire à LSK.

http://paperjam.lu/news/olos-fund-becca-remporte-une-victoire-decisive

Sans présumer de la présence d'activités qui tournent au vinaigre, à noter le nombre élevé (6) de procédures de liquidation ou de dissolution qui s'ensuivent :

- HVH MEGASTORE LUXEMBOURG SA
- Kaskade S.A.
- CHERMA INVESTMENT S.A
- GAS SHIPPING LUXEMBOURG
- PERFORMANCE GROUP S.A.
- FENERA HOLDING INTERNATIONAL S.A

De ce qui précède, il est difficile d'établir une présomption forte de lien de relation entre démission de réviseur de grande taille et fraude au Luxembourg.

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18 mai 2016

L'Insee occulte le fait que le niveau de PIB 2015 a davantage été révisé à la baisse que la révision à la hausse pour 2014.

Et pour l'instant cela fonctionne !

L'Insee vient de communiquer sur une révision conséquente du PIB 2014 (à 2140,0 milliards d'euros) à la hausse de 7,6 milliards d'euros dans ses Informations Rapides du 17 mai 2016.

http://www.insee.fr/fr/indicateurs/ind125/20160517/Comptes-annuels_2015.pdf

L'Insee affiche moins la révision à la baisse du PIB 2015 puisque son tableau de comparaison du niveau de produit intérieur brut omet la précédente estimation pour 2015. Pourtant, le niveau de dette publique est passé de 95,7 % (chiffres des Informations Rapides du 25 mars 2016) à 96,1 %, une baisse conséquente, due à l'importante révision à la baisse du PIB 2015, vous le comprendez par la suite.

Extrait Insee IR 17 mai 2016


http://www.insee.fr/fr/indicateurs/ind37/20160325/DeficitAPU_20160325_v2.pdf

Dans la transmission des données du déficit et de la dette pour 2015 -1 ère notification d'Eurostat du 21 avril 2016, le niveau du PIB 2014 s'affichait déjà à 2 140,0 milliards d'euros. Cette révision à la hausse date donc d'en fait de près d'un mois.

http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/7236001/2-21042016-AP-FR.pdf/01c19854-278f-4bd9-af8f-07eddf2c625c

Extrait Eurostat notification 21 avril 2016


En revanche, le niveau du PIB 2015 s'élevait à 2 190,1 milliards d'euros.

Le déficit 2015 (77,4 milliards d'euros) n'a pas évolué depuis les Informations Rapides de l'Insee du 25 mars 2016. La dette publique 2015 (2 097,1 milliards d'euros) a légèrement augmenté depuis les Informations Rapides de l'Insee du 25 mars 2016.

Avec ce niveau de PIB 2015 à 2 190,1 milliards d'euros, on retrouve les poids en PIB de déficit (-3,5) et de dette publique (95,7) publiés lors des Informations Rapides de l'Insee du 25 mars 2016.

C'est donc la révision à la baisse de 9 milliards d'euros du PIB 2015 (2 190,1 à 2 181,1) qui entraîne une hausse du poids de la dette qui passe de 95,7 à 96,1 % du PIB.

Bizarrement, l'Insee ne s'épanche pas sur cette révision à la baisse du PIB 2015 qui est supérieure (9 contre 7,6) en valeur à la révision à la hausse du PIB 2014.

Curieusement sinon, l'interrogation le 18 mai 2016 de la base de données Eurostat fournit les valeurs suivantes de PIB :
- PIB 2014 2 132,4 milliards d'euros
- PIB 2015 2 183,6 milliards d'euros

http://ec.europa.eu/eurostat/fr/data/database

Extrait Eurostat base de données 17 mai 2016


Eurostat qui publie depuis le 21 avril 2016 un PIB 2014 de 2 140 milliards d'euros n'a pas mis à jour sa base de données puisqu'elle affiche le PIB 2014 de 2 132,4, chiffre Insee du 25 mars 2016.

Quant au PIB 2015, le chiffre de 2 183,6 milliards d'euros ne correspond ni au 2 181,1 de l'Insee du 17 mai 2016 ni au 2 190,1 d'Eurostat du 21 avril 2016.

C'est donc le bal des chiffres du PIB.

Dans la presse, l'Insee semble avoir réussi à ne pas susciter l'intérêt pour la forte révision à la baisse du PIB 2015 :

- Les Echos, Guillaume de Calignon, La croissance 2014 fortement revue à la hausse par l’Insee
http://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/021937023185-linsee-revise-a-la-hausse-le-deficit-2015-et-la-croissance-2014-1222397.php

- Boursier.com La croissance de l'économie française revue en hausse... en 2014
http://www.boursier.com/actualites/economie/la-croissance-de-l-economie-francaise-revue-en-hausse-en-2014-31558.html

Boursier.com se fait même avoir par la présentation de l'Insee en écrivant que le PIB 2015 est révisé en légère baisse en lien avec la légère hausse du déficit public de 3,5 à 3,6 %. D'ailleurs, si la croissance 2015 est inchangée (en hausse de 1,2 %) c'est donc que le déflateur est revu bien à la baisse.

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10 mai 2016

Revue analytique des résultats du premier trimestre 2016 des principales banques européennes.

Un premier point avait été effectué le 27 avril 2016 sur les résultats du premier trimestre 2016 des principales banques américaines : JP Morgan, Citi, Bank of America, Goldman Sachs, Morgan Stanley.
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/04/27/33728609.html

Dans cette seconde partie les résultats des banques suivantes sont commentés : Crédit Suisse, Deutsche Bank, Barclays, UBS, Société Générale, BNP Paribas, Royal Bank of Scotland, HSBC.

Les aspects suivants vont être abordés :

- évolution des résultats relativement au quatrième trimestre 2015 ;
- analyse spécifique sur les activités de Fixed Income.

Je précise que mon approche de revue analytique des résultats n'aborde pas ou très peu la problématique de la liquidité et du bilan.

Revue des résultats du quatrième trimestre 2015 partie 1 :
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/02/09/33343245.html
Revue des résultats du troisième trimestre 2015 partie 2 :
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/03/07/33480741.html

Barclays 27 avril 2016 Résultat net 0,5 milliard de livres sterling (+ 2,8 / Q4 2015)

Revenus en hausse (+ 0,6) en Fixed income +0,3 et sur les marchés + 0,5, non récurrence de la surtaxe bancaire UK (+0,45) et baisse des litiges (+1,65)

Deutsche Bank 28 avril 2016 Résultat net 0,2 milliard d'euros (+ 2,4 / Q4 2015)

Hausse des revenus en Sales & Trading (+1,0) baisse des dépenses administratives (+1,3) dont -0,45 surtaxe bancaire + 1,05 litiges + 0,5 frais de restructuration, effet impôts (-0,9) non récurrence activités restructurées (+0,45)

RBS 29 avril 2016 Résultat net 0,3 milliard de livres sterling (+ 2,9 / Q4 2015)

Hausse des revenus (+0,6) dont +0,4 en RBS Capital Resolution, baisse des litiges (+2,1) et des coûts de restructuration (+0,4), absence de dépréciation de goodwill (+0,5), charges pour dépréciation (-0,55).

UBS 3 mai 2016 Résultat net 0,7 milliard de francs suisses (- 0,2 / Q4 2015)

Stabilité des revenus, baisses des litiges (+0,35) des charges de restructuration (+0,2) et non-récurrence de la surtaxe bancaire UK (+0,15) compensées par effet impôt (-1,0), non-récurrence au quatrième trimestre 2015 de l'augmentation nette des actifs d'impôts différés reconnus aux US

BNP Paribas 3 mai 2016 Résultat net 1,8 milliard d’euros (+ 1,1 / Q4 2015)

Effet réévaluation de dette propre (+0,2), moindres frais de restructuration (+0,25) hausse des frais de gestion (-0,2) limitée malgré la prise en compte de la totalité des taxes et contributions bancaires au titres de 2016 pour 880 ME, baisse du coût du risque (+ 0,2) et effet positif non récurrence des dépréciations de survaleurs du quatrième trimestre 2015 (+1,0) compensé par la non-récurrence de la cession dans Klepierre du trimestre précédent (-0,35).

HSBC 3 mai 2016 Résultat net + 4,5 milliards de dollars (+ 5,6 / Q4 2015)

Hausse des revenus (+1,0) dont trading (+1,45) incluant +1,9 de own credit spread, baisse des dépenses opérationnelles (+3,25) dont +1,5 de surtaxe bancaire UK du quatrième trimestre 2015.

Société Générale 4 mai 2016 Résultat net 1,0 milliard d’euros (+ 0,3 / Q4 2015)

Baisse du coût net du risque (+0,65) baisse des litiges (+0,6) impact des charges IFRIC21 (-0,45) gains sur autres actifs négligeables ce trimestre (-0,25) et effet impôt (-0,25)

Crédit Suisse 10 mai 2016 Résultat net - 0,3 milliard de francs suisses (+ 5,5 / Q4 2015)

Hausse des revenus nets (+0,45) dont + 0,7 liés aux spreads CA sur dette propre, baisse des rémunérations (+0,65) et des dépenses administratives (+0,95) en grande partie les litiges, non récurrence de dépréciation de goodwill du 4 ème trimestre 2015 (+ 3,8).

1) Comparaison des résultats par rapport au quatrième trimestre 2015

2016 Q1 tableau 3

$ GS JPM Citi BoA MS HSBC
CHF CS UBS
€ Santander Barclays RBS BNP SG DB

PNB Produit Net Bancaire (Net revenues pour Deutsche Bank et Crédit Suisse, Gross income pour Santander, Total operating income pour UBS, total income net of insurance claims excluding own credit pour Barclays, Total income pour RBS, Net Interest income + Net Fee income + Net trading income pour HSBC)
RN Résultat net (Net Income pour Deutsche Bank ; Consolidated profit w/o capital gains pour Santander (sauf Q2 et Q3 2012 attributable profit to the Group), Net profit pour UBS, Profit after tax pour Barclays, Résultat net part du Groupe pour BNP, Résultat net pour Société Générale, Loss Profit for the period pour RBS, Profit after tax pour HSBC)
NI Non identifié

UBS Total operating income Q1 2016 6,8 MdCHF Q4 2015 6,8 MdCHF Net profit Q1 2016 0,7 MdCHF Q4 2015 1,0 MdCHF

Les revenus opérationnels augmentent de 0,05 milliard de francs suisses entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 :

+ ns Wealth Management (Q1 1,9 MdCHF) ;
+ 0,05 Personal & Corporate Banking (Q1 0,95 MdCHF)
+ ns Wealth Management Americas (Q1 1,9 MdCHF) ;
- 0,1 Asset Management (Q1 0,45 MdCHF) ;
+ 0,15 Investment Bank (Q1 1,9 MdCHF) ; dont + 0,2 equities (0,9 MdCHF) dont -0,1 conseil (0,15 MdCHF) dont +0,1 Fixed income (Q1 0,5 MdCHF)
- 0,05 Corporate Center (Q1 - 0,25 MdCHF) ; dont - 0,05 crédit propre (Q1 0 MCHF Q4 35 MCHF) rappel Q4 + 0,25 rachat de dette par offre publique (Q4 -257 MCHF)  dont -0,25 effet de change liés à la cession de filiales

La performance avant impôt de ces mêmes divisions augmente de 0,75 milliard de francs suisses dont :

+ 0,2 Wealth Management (Q1 0,55 MdCHF) ; + 0,15 dépenses administratives
+ 0,05 Personal & Corporate Banking (Q1 0,4 MdCHF) ;
+ 0,2 Wealth Management Americas (Q1 0,2  MdCHF) ; + 0,2 dépenses administratives
- 0,1 Asset Management (Q1 0,1 MdCHF) ;
+ 0,15 Investment Bank (Q1 + 0,25 MdCHF) ; dont + 0,25 dépenses de personnel
+ 0,2 Corporate Center (Q1 - 0,55 MdCHF) rappel Q3 provision litiges (Q3 534 MCHF)

Le résultat net diminue de 0,25 milliard de francs suisses au premier trimestre 2016 :

+ 0,05 Operating income dont effets de change - 0,25 dont + 0,25 pertes Q4 sur rachat de dette
- 0,1 hausse des dépenses de personnel (Q1 3,9 MdCHF) ;
+ 0,75 baisse des dépenses générales et administratives (Q1 1,65 MdCHF) ; dont + 0,35 litiges (Q4 365 MCHF Q1 39 MCHF) dont + 0,2 charges de restructuration (Q4 441 MCHF Q1 265 MCHF) dont  + 0,15 UK bank levy (Q4 166 MCHF)
+ ns charges de dépréciation d'actifs (Q1 0,25 MdCHF) ;
- 1,0 effet de l'évolution de la charge d'impôt (Q4 0,25 MdCHF) rappel Q4 augmentation nette des actifs d'impôts différés reconnus aux US

Crédit Suisse Net revenues Q1 2016 4,6 MdCHF Q4 2015 4,2 MdCHF Net income Q1 2016 - 0,3 MdCHF Q4 2015 - 5,8 MdCHF

Décomposition de la hausse de 0,45 milliard de francs suisses des Net revenues (Produits Nets) entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 :

- 0,15 en Swiss Universal Bank (Q1 1,3 MdCHF) ;
- 0,05 en International Wealth Management (Q1 1,1 MdCHF)
+ 0,05 en Asia Pacific (Q1 0,9 MdCHF)
- 0,15 en Global Markets (Q1 0,95 MdCHF)
- 0,05 en Investment Banking & Capital Markets (Q1 0,35 MdCHF);
- 0,15 en Strategic Resolution Unit (Q1 - 0,1 MdCHF)
+ 0,85 en Corporate Center (Q1 0,1 MdCHF) dont + 0,7 effet relatif des spreads CS sur la dette propre de CS FVOD total (Q4 2015 - 697 MCHF Q1 2016 0).

Le résultat net augmente de 5,5 milliards de francs suisses de trimestre à trimestre pour les raisons suivantes :

+ 0,45 hausse des Net revenues ; dont + 1,1 trading (- 0,25) dont - 0,25 autres - 0,25 commissions - 0,2 intérêts nets
- ns provision pour pertes sur crédit (Q1 0,15 MdCHF)
+ 0,65 rémunérations (2,5 MdCHF)
+ 0,95 baisse des dépenses administratives (1,85 MdCHF) ; dont + 0,55 major litigation provisions (2016 Q1 - 10 MCHF 2015 Q4 564 MCHF ) ;
+ ns commissions (0,4 MdCHF) ;
+ 3,8 dépréciation de goodwill (Q1 0 Q4 3,8 MdCHF) rappel Q4 principalement lié à l'acquisition de DLJ Donaldson Lufkin & Jenrette en 2000
+ 0,1 dépenses de restructuration (Q1 0,25 MdCHF) en lien avec la mise en place de la nouvelle stratégie
- 0,45 effet impôts (produit de 0,2 MdCHF) taux impôt effectif 2016 Q1 37 % 2015 Q4 9,7 %

Evolution du résultat net (avant impôt par Division) +5,95 :

+ 0,1 Swiss Universal Bank (Q1 0,45 MdCFH) ;
+ 0,3 en International Wealth Management (Q1 + 0,25 MCHF) dont + 0,25 en dépenses administratives
+ 0,85 en Asia Pacific (Q1 + 0,25 MdCHF) + 0,75 rappel Q4 dépréciation goodwill (Q4 -756 MCHF)
+ 2,85 en Global Markets (Q1 - 0,65 MdCHF) dont  + 2,65 rappel Q4 dépréciation goodwill (Q4 - 2661 MCHF prorata du Groupe) et dont + 0,5 rémunérations (Q1 0,75 MdCHF)
+ 0,4 en Investment Banking & Capital Markets (Q1 -0,1 MdCHF); dont + 0,4 rappel Q4  dépréciation goodwill (Q4 -380 MCHF)
+ 0,4 en Strategic Resolution Unit (Q1 - 0,7 MCHF) dont + 0,25 litiges (Q1 0,05 MdCHF)
+ 1,1 Corporate Center (Q1 0,05 MdCHF) dont + 0,2 rémunérations

Barclays Total income (excluding own credit) adjusted Q1 2016 5,0 Md£ Q4 2015 4,4 Md£ Profit after tax Q1 2016 0,5 Md£ Q4 2015 - 2,2 Md£

Les revenus hors crédit propre augmentent de 0,6 Md£ entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 :

- 0,05 Barclays UK (Q1 1,8 Md£)
+ 0,55 Barclays Corporate & International (Q1 3,5 Md£) dont + 0,3 Credit + Macro 5Q1 0,9 Md£) dont + 0,5 markets (Q1 1,4 Md£)
ns Africa Banking (2016 Q1 0,8 Md£)
+ 0,25 Head Office (2016 Q1 - 33 M£)
- 0,15 Non-Core (2016 Q1 -242 M£)

Le bénéfice augmente de 2,8 milliard de livres sterling pour les raisons suivantes :

+ 0,6 hausse des revenus ;
+ 0,1 coût du risque (Q1 2016 0,45 Md£) ;
- 0,2 dépenses opérationnelles (Q1 2016 3,7 Md£) ; dont  + 0,25 pertes sur activités cédées en Espagne et Portugal (Q4 2015 -261 M£)
+ 0,45 UK bank levy (2016 Q1 0 2015 Q4 426 M£) ;
+ 1,65 litiges (Q1 2016 0,1 Md£) ppi redress (Q4 1,45 Md£) changes (Q4 2015 167 M£)
+ 0,3 autres revenus/dépenses nettes (Q1 2016 20 M£)
- 0,1 effet charge d'impôts (Q1 2016 0,25 Md£)

+ 0,05 impact du crédit propre (Q1 2016 - 109 Q4 2015 -175 M£) ;

Par Division, évolution du résultat net :

+ 1,55 Barclays UK (Q1 0,45 Md£)
+ 0,6 Barclays Corporate & International (Q1 0,55 Md£)
+ 0,05 Africa Banking (Q1 0,15 Md£)
+ 0,25 Head Office (Q1 - 123 M£)
+ 0,6 Non-Core (Q1 - 0,6 Md£) dont  + 0,25 pertes sur activités cédées en Espagne et Portugal (Q4 2015 -261 M£)

Deutsche Bank Net revenues Q1 2016 8,1 MdE Q4 2015 6,6 MdE Net income Q1 2016 0,2 MdE Q4 2015 -2,1 MdE

Les revenus nets augmentent de 1,45 MdE entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 :

+ 1,3 Global Markets (Q1 2,75 MdE), dont + 1,0 en Sales & Trading (Q1 2,75 MdE) dont + 0,8 en debt & other products ; dont + 0,3 autres (Q1 3 ME) dont + 0,3 effet CVA DVA FVA (Q1 143 ME Q4 - 179 ME)
+ 0,05 Corporate and Investment Bank (Q1 1,8 MdE)
- 0,15 Asset Management (Q1 0,75 MdE) ;
- 0,15 Private Wealth and Commercial Clients (Q1 1,75 MdE) ; dont - 0,2 Hua Xia Bank (Q1 - 124 ME)
+ 0,25 Postbank (Q1 0,85 MdE)
+ 0,05 Consolidation & adjustments (Q1 0,1 MdE) Effet - 0,2 CVA DVA FVA (2016 Q1 -52 ME 2015 Q4 149 ME)

+ 0,1 hors exploitation (Q1 16 ME) Q3 cession Maher Prince Rupert (195 ME).

Effet ns CVA DVA FVA (2016 Q1 81 ME 2015 Q4 88 ME)

Le résultat net augmente de 2,35 milliards d'euros en raison :

+ 0,05 revenus nets d'intérêt (Q1 3,9 MdE) ;
+ 1,35 revenus hors intérêts (4,15 MdE) ; dont - 0,35 autres revenus (Q1 - 0,25 MdE) ; dont + 1,75 fair value (Q1 1,3)
+ 0,1 baisse de la dotation de provision pour pertes de crédit (Q1 0,3 MdE) ;
- 0,1 hausse des rémunérations (3,2 MdE) ; ratio 2015 39,7 % 2016 Q1 39,6 %
+ 1,3 dépenses administratives (3,75 MdE) ; dont - 0,45 surtaxe bancaire (Q1 454 ME) ; dont + 1,05 litiges (Q1 2016 187 ME Q4 2015 1 238 ME) ; dont + 0,5 restructuration (Q1 285 ME Q4 790 ME
+ 0,1 sinistres (Q1 0,05 MdE)
ns dépréciation goodwill (Q1 0 ME)
+ 0,45 activités restructurées (Q1 0,2 MdE)
- 0,9 effet charge d'impôt (Q1 0,35 MdE).

BNP PARIBAS Produit Net bancaire Q1 2016 10,8 MdE Q4 2015 10,4 MdE Résultat net part du groupe Q1 2016 1,8 MdE Q4 2015 0,7 MdE
au 2015 Q1 comptes historiques retraités après adoption de la règle IFRIC 21

Le Produit Net Bancaire augmente de 0,4 MdE entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 pour les raisons suivantes :

+ 0,05 Domestic Markets (Q1 2016 3,95 MdE) ;
- 0,2 International Financial Services (Q1 2016 3,7 MdE) ;
+ 0,05 Corporate and Institutional Banking (Q1 2016 2,7 MdE) ; dont + 0,2 FICC (0,9) ; dont - 0,2 corporate banking (0,9)
+ 0,45 Corporate Center (Q1 2016 0,6 MdE) ; dont + 0,2 réévaluation de dette propre et DVA (Q1 + 365 ME Q4 + 160 ME) dont + 0,25 restructuration (Q1 -46 ME Q4 -286 ME)

Le résultat net part du groupe augmente de 1,15 milliard d'euros :

+ 0,4 hausse du PNB ;
- 0,2 hausse des frais de gestion (7,6 MdE) dont + 0,25 coûts de transformation et restructuration (2015 Q4 286 ME 2016 Q1 46 ME) ; dont - 0,9 prise en compte totalité taxes et contributions bancaires au titres de 2016 (Q1 880 ME)
+ 0,2 baisse du coût du risque (0,75 MdE)
+ 0,1 coûts relatifs à l'accord US (rappel Q4 0,1 MdE)
ns quote-part des sociétés mises en équivalence (0,15 MdE)
+ 0,7 hors exploitation (24 ME) ; rappel Q4 dépréciations de survaleurs (Q4 - 993 ME dont BNL 917 ME) et cession participation dans Klépierre-Corio (Q4 + 352 ME)
ns effet impôts (0,7 MdE)

Société Générale PNB Q1 2016 6,2 MdE Q4 2015 6,1 MdE Résultat net Q1 2016 1,0 MdE Q4 2015 0,7 MdE

Le Produit Net Bancaire augmente de 0,1 MdE entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 :

-0,1 Banque de détail France (Q1 2016 2,1 MdE)
+ns Banque de détail et Services Financiers Internationaux (Q1 2016 1,8 MdE)
+ 0,15 Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs (Q1 2016 2,35 MdE) ; dont taux change et matières premières +0,15
+ 0,05 Hors Pôles (Q1 2016 -0,1 MdE), dont + 0,2 effet réévaluation des dettes liées au risque de crédit propre du Groupe (Q1 2016 + 145 ME Q4 2015 -39 ME) dont - 0,15 rappel Q4 plus value de cession Amundi (Q4 165 ME)

Le résultat net augmente de 0,3 milliard d’euros :

+ 0,1 hausse du PNB ;
+ 0,05 baisse frais de gestion (Q1 2016 4,3 MdE) ; + 0,6 litiges (Q4 400 ME Q1 produit de 218 ME remboursement amende Euribor); -0,45 charge IFRIC (Q1 427 ME) contribution aux fonds de résolution et différentes taxes
+ 0,65 coût net du risque (Q1 2016 0,5 MdE) ; dont -0,4 en hors pôles (Q4 393 ME)
- 0,25 gains sur autres actifs (Q1 2016 ns MdE) ;
- 0,05 QP résultat net entreprises mises en équivalence (Q1 2016 0,05 MdE)
- 0,25 effet charge fiscale (Q1 2016 0,4 MdE).

Par métier, la compréhension de l’évolution du résultat net est la suivante :

+ ns Banque de détail France (Q1 2016 0,35 MdE) ;
+ 0,05 Banque de détail et Services Financiers Internationaux (Q1 2016 + 0,35 MdE)
+ 0,15 Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs (Q1 2016 0,45 MdE) ;
+ 0,1 Hors pôles (Q1 2016 -0,1 MdE) dont + 0,4 coût net du risque (Q1 ns) dont - 0,15 gains nets sur autres actifs (Q1 18 ME) dont - 0,25 effet impôts (Q1 53 ME)

Royal Bank of Scotland Total income Q1 2016 3,1 Md£ Q4 2015 2,5 Md£ Profit Loss for the period Q1 2016 0,3 Md£ Q4 2015 - 2,6 Md£

Les revenus augmentent de 0,6 Md£ entre Q4 2015 et Q1 2016 pour les raisons suivantes :

+ ns UK Personal & Business Ranking (Q1 1,25 Md£)
+ 0,05 Ulster Bank (Q1 0,15 Md£) ;
+ 0,05 Commercial (Q1 0,85 Md£)
+ ns Private Banking (Q1 0,15 Md£)
- ns RBS International (Q1 0,1 Md£)
+ 0,15 CIB (Q1 0,35 Md£)
+ 0,4 RBS Capital Resolution (Q1 + 153 M£) pertes moindres dans le trading + 0,2
- ns Williams & Glyn (Q1 0,2 Md£)
- 0,1central items (Q1 -176 M£).

Le résultat net augmente de 2,95 milliards de livres sterling :

+ 0,6 hausse des revenus ; dont + 0,25 remboursement dette propre (Q1 0 M£) dont + 0,35 ajustements de crédit propre (Q1 256 M£)
+ 3,35 hausse des dépenses opérationnelles (Q4 2015 2,4 Md£) ; dont + 0,4 coûts restructuration (Q1 0,25 Md£) ; +2,1 litiges (Q1 31 M£) rappel Q4 principalement lié au PPI redress en UK PBB (Q4 607 M£) et Capital Resolution pour des litiges US sur des produits titrisés hypothécaires (Q4 1 498 M£); dont  + 0,5 dépréciation goodwill (Q1 0 Md$) en Private Banking
- 0,55 charges pour dépréciation (Q1 2015 0,2 Md£) ;
- 0,35 effet impôts (Q1 2016 80 M£)
- 0,1 résultat des opérations non continues (Q1 0 Md£).

HSBC Net Interest income + Net Fee income + Net trading income Q1 2016 13,9 Md$ Q4 2015 12,9 Md$ Profit after tax Q1 2016 4,5 Md$ Q4 2015 -1,1 Md$

Hausse des revenus de 1,0 Md$ (Net Interest income + Net Fee income + Net trading income (Q1 2016 13 946 M$ Q4 2015 12 938 M$) :
- 0,15 net interest income (Q1 7,9 Md$)
- 0,25 net fee income (Q1 3,2 Md$)
+ 1,45 net trading income (Q1 2,85 Md$) dont + 0,55 Fixed income (Q1 1,45 Md$)

dont - 0,25 juste valeur sur couvertures (Q1 -233 Q4 26 M$) ;
dont + 1,9 own credit spread (Q1 1 151 M$ Q4 - 773 M$)
dont + 0,35 DVA sur contrats dérivés (Q1 158 M$ Q4 -186 M$)
dont + 0,2 ventes tranches d'immobilier US (Q1 0 M$ Q4 -214 M$)

Le résultat net augmente de 5,6 Md$ :

+ 1,0 hausse des revenus ;
+ 0,95 effet juste valeur sur instruments financiers (Q1 695 M$ Q4 -250 M$)
+ 0,15 gains nets des investissements financiers (Q1 192 M$ Q4 20 M$)
+ ns dividendes (Q1 28 M$ Q4 27 M$)
+ 0,65 primes nettes d’assurance (Q1 2 915 M$ Q4 2 255 M$)
+ 0,2 autres revenus opérationnels (Q1 172 M$ Q4 -52 M$) ;
+ 0,2 sinistres assurances (Q1 - 2 972 M$ Q4 -3 166 M$) ;
+ 0,5 coût du crédit (Q1 1 161 M$ Q4 - 1,65 M$) ;
+ 3,25 baisse des dépenses opérationnelles (Q1 8 264 M$ Q4 11 542 M$) dont + 0,35 litiges (Q1 0 M$ Q4 370 M$) dont + 0,4 coûts restructuration (Q1 341 M$) dont + 0,35 UK customer redress programmes (Q1 0) dont + 1,5 rappel surtaxe bancaire UK (Q4 1,5 Md$)
ns part des profits dans les filiales et JV (Q1 555 M$ Q4 556 M$)
- 1,35 effet impôts (Q1 1 571 M$ Q4 230 M$)

2) Comparaison des PNB des activités de Fixed Income par rapport au quatrième trimestre 2015

2016 Q1 tableau 4


Crédit Suisse : Fixed income trading (chiffre Q4 2011 changé car l'effet DVA est maintenant en Corporate à partir de 2012 Q1)
Deutsche Bank : Sales & Trading (Debt and other products) hors dépréciations (mark-downs)
UBS : Sales and trading (Securities) Fixed income currencies and commodities
Société Générale Nouveaux chiffres Activités pérennes Activités de marché (anciennement Global Markets) Taux changes et matières premières
BNP Paribas Fixed Income inclue ce qui concerne les émissions obligataires, qui se trouvent dans la partie Financement et Conseil de la Société Générale
RBS total fixed income and currencies
HSBC dans Markets Credit + Rates + Foreign Exchange
Barclays Credit + Macro dans Barclays Corporate & International

*UBS non comparabilité avant 2012 Q4 ; à partir de 2012 Q4 Investor Client Services : Foreign Exchange, Rates and Credit (les dérivés n'y sont plus)

Deutsche Bank Sales & Trading (Debt and other products) Q1 2016 2 049 ME Q4 2015 1 240 ME

UBS Foreign Exchange Rates and Credit Q1 2016 483 MCHF Q4 2015 388 MCHF

Crédit Suisse Fixed income sales & trading Q1 2016 262 MCHF Q4 2015 303 MCHF

Barclays Credit + Macro Q3 2015 895 M£ Q4 2015 577 M£

BNP Paribas FICC Q1 2016 890 ME Q4 2015 682 ME
Non compris FVA

Société Générale Taux changes et matières premières Q3 2015 689 ME Q4 2015 516 ME

Royal Bank of Scotland Rates + Currencies + Financing + Banking Other Q1 2016 277 M£ Q4 2015 252 M£

HSBC Markets Credit + Rates + Foreign Exchange Q1 2016 1 462 M$ Q4 2015 902 M$

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27 avril 2016

Revue analytique des résultats du premier trimestre 2016 de JP Morgan, Citi, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bank of America.

Une revue des résultats est effectuée comparativement aux résultats du quatrième trimestre 2015, avec une importance particulière accordée à la partie Fixed Income de la Banque de Financement et d'Investissement.

Doivent suivre dans une deuxième partie les banques suivantes : Crédit Suisse Deutsche Bank, RBS, Barclays, HSBC, BNP Paribas, UBS et Société Générale.

Les aspects suivants vont être abordés :

- évolution des résultats relativement au quatrième trimestre 2015 ;
- analyse spécifique sur les activités de Fixed Income.

Je précise que mon approche de revue analytique des résultats n'aborde pas ou très peu la problématique de la liquidité et du bilan. N'hésitez pas à recouper le contenu de cet article pour y détecter des anomalies ou pour l'améliorer, merci d'avance.

Revue des résultats du quatrième trimestre 2015 partie 1 :
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/02/09/33343245.html
Revue des résultats du troisième trimestre 2015 partie 2 :
http://investigationfin.canalblog.com/archives/2016/03/07/33480741.html

Synthèse

Résultats nets stables : 2016 Q1 14,0 Md$ 2015 Q4 13,8 Md$ des revenus en Fixe income plus élevés mais en baisse relativement au premier trimestre 2015

Suite à une modification de norme comptable, les mouvements de valorisation sur sa propre dette (own credit spreads) ne sont plus enregistrés en compte de résultat mais en OCI (Other Comprehensive Income) dans les capitaux propres.

JP Morgan 13 avril 2016 Résultat net 5,5 milliards de dollars (+ 0,1 / Q4 2015)

Hausse des revenus en Fixed Income (+1,0) et en actions (+0,5) compensés par baisse en banque d'investissment (-0,35) et à la non-récurrence de gains liés au règlement d'un litige au 4 ème trimestre (-0,5) en Corporate, hausse des rémunérations (-1,0) compensée par la baisse des autres charges (+1,0) dont les litiges (+0,6) à un niveau non significatif au 1er trimestre 2016. Hausse des dotations aux provisions de pertes sur crédit (-0,6) en lien avec la baisse des cours du pétrole et baisse des charges de services extérieurs (+0,3).

Bank of America 14 avril 2016 Résultat net 2,7 milliards de dollars (- 0,7 / Q4 2015)

Hausse des revenus en Fixed income (+0,5) et effet DVA FVA positif (+0,35), ajustement négatif lié au marché des revenus nets d'intérêt (-1,0) hausse des charges de personnel (-1,3) dont -0,9 de coûts liés aux plans de retraite (comptabilisés aux premiers trimestres), baisse des autres charges (+0,5) malgré la stabilité des litiges, effet impôt favorable (+0,5).

Citi 15 avril 2016 Résultat net 3,5 milliards de dollars (+ 0,1 / Q4 2015)

Hausse des revenus en Fixed income (+0,85) baisse des revenus en Citi Holdings (-1,7) qui ne sera plus traitée à part (taille réduite), baisse des provisions pour pertes liées au crédit (+ 0,45) baisse des dépenses opérationnelles (+0,6) dont autres  (+0,65) non identifiées (litiges et restructuration + 0,05).

Morgan Stanley 18 avril 2016 Résultat net 1,2 milliard de dollars (+ 0,2 / Q4 2015)

Revenus stables (+ 0,05) et dépenses opérationnelles en légère baisse (+ 0,3).

Goldman Sachs 19 avril 2016 Résultat net 1,1 milliard de dollars (+ 0,4 / Q4 2015)

Hausse des revenus en Fixed Income (+ 0,5) compensés par la non-récurrence de gains de cession  sur titres actions (-1,0), autres baisses de revenus non détaillées (-0,5) hausse des rémunérations (-0,6) baisse des charges de litiges (+ 1,9)

Cumul des profits : 2016 Q1 14,0 Md$ 2015 Q4 13,8 Md$ 2015 Q3 18,0 Md$ 2015 Q2 19,3 Md$ 2015 Q1 19,4 Md$

1) Comparaison des résultats par rapport au quatrième trimestre 2015

2016 Q1 tableau 1


GS (Net Revenues, including net interest income) JPM (Total net Revenue Managed Basis) Citi (Total Revenues, net of interest expense) BoA (Total revenue, net of interest expense Managed Basis) MS (Net revenues)
ns non significatif, inférieur à 0,05.
Normes comptables : FASB
Données chiffrées en milliards de dollars
T pour Trimestre et Q pour Quarter (trimestre en anglais)
Pour les profits ou pertes : attention aux chiffres différents entre résultat net du Groupe et résultat net après attribution des intérêts minoritaires

JP Morgan managed revenues Q4 2015 23,7 Md$ Q1 2016 24,1 Md$ net income Q4 2015 5,4 Md$ Q1 2016 5,5 Md$

Les Net Revenues (on a managed basis) augmentent de 0,35 milliard de dollars :

- 0,1 en Consumer & Community Banking (11,1 Md$)
+ 1,05 en Corporate & Investment Bank (8,15 Md$) ; dont + 1,0 en Fixed Income Markets (3,6 Md$) ; dont -0,05 ajustements de crédit (2015 Q4 -263 M$ 2016 Q1 -336 M$) incluant principalement effet CVA DVA et FVA ; dont + 0,5 en actions (1,6 Md$) ; dont -0,35 en banque d'investissement (2,4)
+ 0,05 en Commercial Banking (1,8 Md$) ;
- 0,05 en Asset Management (2,9 Md$) ;
- 0,6 en Corporate Private Equity (+ 0,05 Md$) rappel Q4 règlement d'un litige pour 514 M$.

Le résultat net augmente de 0,1 Md$, ce qui s'explique ainsi :

+ 0,35 hausse des net revenues (reported basis) ; dont + 1,15 transactions principales (2,7 Md$) dont - 0,45 autres (0,8 Md$) dont -0,2 commissions banque investissement (1,35 Md$)
- 0,55 hausse des dotations aux provisions de pertes sur crédits (1,8 Md$) ; lié aux secteurs pétrole gas et mines dont -0,4 en Corporate & Investment Bank dont -0,2 en Commercial Banking
- 0,95 hausse des charges de rémunération (7,65 Md$)
+ 0,05 occupency expenses (0,9 Md$) ;
+ 0,4 baisse dans les technology communications equipment expenses (+ 0,05), professional and outside services (+ 0,3), marketing (+ 0,05) 3,85 Md$ ;
+ 0,95 baisse des autres charges (1,4 Md$) ; dont + 0,65 litiges (2016 Q1 ns 2015 Q4 644 M$) ;
- 0,1 effet de l'imposition sur les bénéfices (2,05 Md$).

L'évolution du résultat net par activité est la suivante :

+ 0,1 Consumer & Community Banking (2,5 Md$) ;
+ 0,25 Corporate & Investment Bank (2,0 Md$) ; dont - 0,4 provision pertes de crédit dont -0,75 charges de rémunérations + 0,35 dépenses hors rémunération
- 0,05 Commercial Banking (0,5 Md$) ; dont - 0,2 provision pertes de crédit
+ 0,1 Asset Management (0,6 Md$) ;
- 0,25 Corporate Private Equity (-0,05 Md$) dont + 0,3 charges de litiges (2015 Q4 407 M$ 2016 Q1 ns)

Bank of America Revenues net of interest expense managed basis Q4 2015 19,9 Md$ Q1 2016 19,7 Md$ net income Q4 2015 3,3 Md$ Q1 2016 2,7 Md$

Les revenus d'activité du premier trimestre 2016 ont diminué de 0,15 milliard de dollars par rapport au quatrième trimestre 2015 :

- 0,1 en Consumer Banking (2016 Q1 7,65 Md$) ;
 ns en GWIM gestion de fortune et d'actifs (2016 Q1 4,45 Md$) ;
- 0,1 en Global Banking (2016 Q1 4,4 Md$) ;
+ 0,85 en Global Markets (2016 Q1 3,95 Md$), dont + 0,5 en FICC trading (2,25 Md$) hors DVA ; + 0,35 effet DVA FVA on trading revenues (2016 Q1 + 154 M$ 2015 Q4 - 198 M$) ; dont + 0,15 en equity (Q1 1,0 Md$)
+ 0,1 Legacy Assets & Servicing (2016 Q1 0,7 Md$)
- 0,9 en All Other (2016 Q1 - 1,4 Md$) dont -0,95 en revenus nets d'intérêt (Q1 -1,3 Md$) ajustement négatif lié au marché

Le résultat net diminue de 0,65 milliard de dollars :

1) par nature de charge

- 0,15 baisse des Revenues net of interest expense (19,5 Md$) ; - 0,6 sur les revenus d'intérêt nets ; + 0,7 trading (1,65 Md$) ; + 0,15  mortgage (0,45 Md$) ;
- 0,2 hausse dotation aux provisions pour pertes de crédit (1,0 Md$) ;
- 1,3 hausse des charges de personnel (8,85 Md$) ; dont -0,9 Md$ retirement-eligible incentive costs
+ 0,5 baisse des autres charges (2016 Q1 5,95 Md$) dont + 0,25 dans professional fees (Q1 0,4 Md$) ; ns niveau charges litiges (2015 Q4 428 M$ 2016 Q1 0,4 Md$)
+ 0,5 effet de l'impôt sur les bénéfices (Q1 1,0 Md$).

2) par Business Segment

+ ns en Consumer Banking (2016 Q1 1,8 Md$) ;
+ 0,1 en GWIM gestion de fortune et d'actifs (2016 Q1 0,75 Md$) ;
- 0,3 en Global Banking (2016 Q1 1,05 Md$) ; dont -0,3 provision pour pertes de crédit (Q1 0,55 Md$) lié au secteur énergétique
+ 0,8 en Global Markets (2016 Q1 1,0 Md$),
+ 0,3 Legacy Assets & Servicing (2016 Q1 -0,05 Md$) ;
- 1,6 en All Other (2016 Q1 - 1,85 Md$) dont -1,6 augmentation des dépenses (Q1 1,85 Md$) (dont -0,9 Md$ retirement-eligible incentive costs) ; dont + 1,0 effet impôt (Q1 produit de 1,35 Md$)

Citi US GAAP revenues Q4 2015 18,5 Md$ Q1 2016 17,6 Md$ net income Q4 2015 3,4 Md$ Q1 2016 3,5 Md$

La baisse des « revenues » de 0,9 milliard de dollars entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 s'explique ainsi :

- 0,1 Global Consumer Banking (7,8 Md$) ;
+ 0,55 Institutional Client Group (8,05 Md$) ; dont + 0,85 Md$ en Fixed Income Markets (3,1 Md$) ; - 0,2 autres (Q4 -15 M$) dépréciation Vénézuela de 180 M$ lié au change ; - 0,2 revenus en Banque (4,05 Md$)
- 1,7 en Citi Holdings (1,5 Md$) ; rappel OneMain Financial cédé le 15 novembre 2015 ; activités de cartes de crédit au Japon cédées
+ 0,15 en Autres / Corporate (0,25 Md$) revenus d'intérêt
+ 0,2 CVA DVA pour périodes avant 2016 Q1 (2015 Q4 -181 M$ 2016 Q1 0 M$)

Effet total DVA/CVA -0,4 Md$ (2015 Q4 -181 M$ 2015 Q3 196 M$).

La hausse du résultat net de 0,1 milliard de dollars se décompose ainsi :

- 0,15 Global Consumer Banking (1,25 Md$),
+ 0,6 Institutional Client Group (1,95 Md$) ; dont + 0,25 provisions pertes de crédit (0,4 Md$) lié au portefeuille énergie dont - 0,3 effet impôts (0,8 Md$)
- 0,35 Citi Holdings (0,35 Md$) ; + 0,45 effet impôt (0,15 Md$) + 0,3 provisions pertes de crédit (0,15) + 0,6 dépenses (0,85)
-0,15 en Corporate (-0,05 Md$) dont - 0,35 effet impôt (produit de 115 M$)
+ 0,1 CVA DVA pour périodes avant 2016 Q1 (2015 Q4 -114 M$ 2016 Q1 0 M$)

Autre décomposition pour comprendre l'évolution de + 0,1 Md$ :

- 0,9 baisse des « revenues » ; dont +1,3 transactions principales (1,85 Md$) dont - 0,3 commissions (2,45 Md$) dont - 1,3 autres revenus (1,25 Md$) dont - 0,25 revenus d'intérêts nets (11,25 Md$) dont -0,4 dépréciations non temporaires d'actifs (-0,45)
+ 0,45 baisse des provisions pour pertes liées au crédit (2,05 Md$) ;
+ 0,6 baisse des dépenses opérationnelles (10,5 Md$), dont autres + 0,65 (2,3 Md$) +0,25 litiges (2015 Q4 411 M$ 2016 Q1 166 M$) ; - 0,2 frais de restructurations (2015 Q4 313 M$ 2016 Q1 491 M$)
- 0,1 effet défavorable de l'évolution de l'impôt sur les bénéfices (Q1 2016 1,5 Md$) ; taux d'impôt effectif 2015 Q4 29 %. 2016 Q1 30 %

Goldman Sachs Net revenues including net interest income Q4 2015 7,3 Md$ Q1 2016 6,3 Md$ Net earnings Q4 2015 0,8 Md$ Q1 2016 1,1 Md$

La baisse des Net Revenues de 0,95 milliard de dollars entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 s'explique ainsi :

- 0,1 banque d'investissement (1,45 Md$) ;
- 0,2 Investment management (1,25 Md$) ;
+ 0,1 Commissions and fees (0,9 Md$) ;
+ 0,3 market making (1,85 Md$) ; + 0,55 en Fixed Income (Q1 1,65 Md$) ;
- 1,25 other principal transactions (-0,05 Md$) ; - 1,0 Equity securities dans Investing & Lending (Q1 0 Md$)
+ 0,2 revenus d'intérêts nets (0,9 Md$).

Les profits ont augmenté de 0,35 Md$ par rapport au quatrième trimestre 2015 :

- 0,95 baisse des Net revenues ;
- 0,6 hausse des rémunérations (2,65 Md$) ; ratio de rémunération 2015 37,5 %  2016 Q1 42 %
+ 2,05 baisse des dépenses hors rémunération (2,1 Md$) dont + 1,9 niveau charges litiges (2015 Q4 1,95 Md$ 2016 Q1 77 M$) ;
- 0,15 effet charge d'impôt sur les bénéfices (0,45 Md$), taux effectif 2016 Q1 28 % 2015 30,7 %.

Morgan Stanley Net Revenues Q4 2015 7,7 Md$ Q1 2016 7,8 Md$ net income Q4 2015 0,9 Md$ Q1 2016 1,2 Md$

La hausse des Net Revenues de 0,05 milliards de dollars entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 s'explique ainsi :

par nature de revenus d'une part
- 0,2 banque d'investissement (1,1 Md$)
+ 0,6 revenus du trading (2,05 Md$) ;
- 0,15 transactions dans les investissements (- 0,05 Md$) ;
- 0,05 commissions (1,05 Md$) ;
+ns asset management (2,6 Md$) ;
-ns autres revenus ne provenant pas des intérêts (0,1 Md$) ;
- 0,15 revenus des intérêts nets (0,9 Md$).

par division d'autre part
+ 0,3 en Institutional Securities (3,7 Md$) dont -0,2 banque d'investissement (Q1 1,0 Md$) dont + 0,4 en Fixed income & Commodities de Sales & Trading (0,85 Md$) ; dont + 0,25 actions (2,05 Md$) ; dont inclus effet DVA + 0,15 (2015 Q4 -124 M$ 2016 Q1 en OCI)
- 0,1 en Wealth Management Group (3,65 Md$) ;
- 0,15 en Investment Management (0,5 Md$) ; dont -0,15 partie Investments (Q1 - 0,05 Md$) pertes en private equity et immobilier

Le résultat net augmente de 0,2 milliard de dollars :

+ 0,05 hausse des Net Revenues ;
- 0,05 hausse des rémunérations (3,7 Md$) ; ratio 2014 52 % ; 2015 46 % ; 2016 Q1 47 %
+ 0,3 autres dépenses opérationnelles (2,35 Md$) ; dont - 0,05 autres (Q1 0,5) litiges (NC)
- 0,1 évolution de la charge d'imposition sur les sociétés (2016 Q1 0,6 Md$)

2) Comparaison des PNB des activités de Fixed Income par rapport au quatrième trimestre 2015

2016 Q1 tableau 2


JP Morgan Q4 2015 2 574 M$ Q1 2016 3 597 M$

Citi Q4 2015 2 221 M$ Q1 2016 3 085 M$

Bank of America en Sales & Trading Revenue Q4 2015 1 750 Md$ Q1 2016 2 264 Md$
chiffres hors DVA
Sinon effet DVA de + 0,35 (2015 Q4 -190 M$ 2016 Q1 + 140 M$ )

Goldman Sachs Q4 2015 1 123 M$ Q1 2016 1 663 M$

Morgan Stanley en Sales & Trading Revenue Q4 2015 460 M$ Q1 2016 873 M$

Dont + 0,15 impact DVA 2015 Q4 -90 M$ 2016 Q1 en OCI

Posté par Olivier Fluke à 14:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]