Dans Le Point, Stéphane Treppoz, PDG de Sarenza, a fait publier un article dans lequel il se dit écoeuré par le recul du gouvernement sur le projet de loi El Khomri.

http://www.lepoint.fr/politique/loi-travail-ceux-qui-l-ont-denaturee-devront-rendre-des-comptes-15-03-2016-2025444_20.php

Il prétend ne rien attendre de l'État français.

Bah voyons !

Sarenza, ce n'est pas l'entreprise dans laquelle la Banque Publique d'Investissement, bras armé de l'État, a injecté quelques dizaines de millions d'euros en juillet 2014 ?

Sans cette implication de la BPI, il est fort probable que les autres investisseurs privés n'aient pas suivi.

Ce sont justement ces dizaines de millions d'euros qui ont permis de développer depuis (à pertes) les ventes de Sarenza à l'export, ce qui permet à Stéphane Treppoz de le mettre en avant dans Le Point.

Et lorsqu'Emmanuel Macron, Ministre de l'Economie, rend une visite médiatisée à Sarenza le 27 octobre 2015 à l'occasion des 10 ans de la société, permettant à Sarenza de s'offrir une bonne publicité, c'est à titre privé ou bien en tant que représentant de l'Etat ?

Il ne s'agit pas de se prononcer sur le fond de son coup de gueule, mais il serait bon que les abonnés du Point relativisent leurs commentaires admiratifs pour quelqu'un qui est aidé par l'Etat alors qu'il déclare qu'il n'en attend rien !

Faites ce que je dis mais pas ce que je fais.