Dans la foulée de mes deux articles du 17 février, j'ai décidé de tenir un petit journal de compte à rebours de l'échéance, le 20 mars 2012, de l'obligation publique grecque de nominal 14,5 milliards d'euros.

J - 28 http://investigationfin.canalblog.com/archives/2012/02/21/23578215.html

J - 27 http://investigationfin.canalblog.com/archives/2012/02/22/23587022.html

J - 26 http://investigationfin.canalblog.com/archives/2012/02/23/23595966.html

J – 25 http://investigationfin.canalblog.com/archives/2012/02/24/23602506.html

J-24 Samedi 25 février 2012.

Mise à jour des chiffres le 29 février 2012 à partir des pdf récupérées sur le site grec du PSI.

Seuils combinés de quorum et de vote dans la clause d'action collective. Risque de scénario catastrophe.

Avec un quorum de 50 % et un vote de résolution de 66 % des votants, contre un seuil classique de 75 %, on pourrait croire que l'opération d'échange soumettra les récalcitrants.

Mais un scénario catastrophe doit être envisagé.

Celui qui consiste à ce que les opposants à l'échange répondent présents au vote et puissent représenter plus du tiers de la valeur des titres détenus par les votants.

Côté chiffres, il convient de raisonner sur le stock de titres de législation grecque, 206 - 20 = 186 milliards d'euros.

Il existe une proportion de détenteurs non identifés (sans doute de petite taille individuellement) dont le chiffre de 25 % avait été fourni dans la presse.

Si ces 25 % ne répondent pas présent à la convocation au contraire des autres ((hypothèse farfelue puisque au-dessous de 25 % de participation l'échange ne se fait pas !), la valeur des titres pouvant voter peut alors être estimée à 186 x 75 % = 139,5 milliards d'euros.

Les contestataires de l'échange, pour faire barrage, doivent représenter 33 % de ces 139,5 milliards d'euros, soit 46,5 milliards d'euros.

Est-ce possible, sachant qu'il semble que la part détenue par les hedge funds dans les obligations de législation internationale soit supérieure à celles sous loi grecque ?

Quel pourrait être l'intérêt de hedge funds notamment de provoquer un chaos financier ? Oubliez les CDS sur la Grèce de seulement 3 milliards de dollars environ, imaginez que si ces investisseurs s'entendent, se comptent, savent qu'ils peuvent atteindre une minorité de blocage, ils peuvent prendre des positions massives sur les marchés avant que l'échec de l'échange soit connu, puis ramasser la mise.

Concernant ces 25 % non identifiés, il est étonnant qu'Athènes puisse indiquer qu'en-deçà d'une participation de 25 % justement l'échange ne se fasse pas !

Reuters http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters_00428486-grece-lancement-officiel-de-l-echange-de-dette-294441.php

ajouté le 29 février 2012

Pour les 20 milliards de titres de droit international, les hedge funds ont tout intérêt :

- à ce que le taux de participation minimal de 75 % pour l'ensemble des 206 milliards soit atteint le 8 mars ;

- puis, dans la semaine qui suit l'Eurogroupe et le FMI acceptent de financer la suite des opérations grecques ;

- enfin, aux assemblées du 27 au 29 mars 2012 des différentes obligations de droit international, à ne pas voter pour les modifications, ce qui, en cas de non-atteinte des seuils des clauses CAC, signifierait qu'ils pourraient se faire rembourser au pair à l'échéance ...

Bien ficelé ce PSI 24 février 2012 ... à moins d'avoir raté quelque chose dans les documents ...