Une revue des résultats est effectuée comparativement aux résultats du premier trimestre 2011, avec une importance particulière accordée à la partie Fixed Income de la Banque de Financement et d'Investissement.

Doivent suivre dans une deuxième partie les banques suivantes : Crédit Suisse Deutsche Bank, RBS, Barclays, HSBC, BNP Paribas, UBS et Société Générale.

Les aspects suivants vont être abordés :

- évolution des résultats relativement au premier trimestre 2011;

- analyse spécifique sur les activités de Fixed Income.

Je précise que mon approche de revue analytique des résultats n'aborde pas ou très peu la problématique de la liquidité et du bilan. N'hésitez pas à recouper le contenu de cet article pour y détecter des anomalies ou pour l'améliorer, merci d'avance.

Revue des résultats du premier trimestre 2011 partie 1 :

http://investigationfin.canalblog.com/archives/2011/04/22/20952883.html

Revue des résultats du premier trimestre 2011 partie 2 :

http://investigationfin.canalblog.com/archives/2011/05/06/21068291.html

Synthèse

JP Morgan 14 juillet 2011 Résultat net 5,4 milliards de dollars (- 0,1 / Q1 2011)

Compensation entre les pertes non reproduites du premier trimestre prises sur les prêts immobiliers en foreclosure, des gains sur titres en corporate et davantage de charges de litiges en corporate également.

Bank of America 19 juillet 2011 Résultat net - 8,8 milliards de dollars (- 10,8 / Q1 2011)

Pertes massives de 14 Md$ avant impôt prises sur des portefeuilles RMBS, dont 8,6 issus de Countrywide.

Citi 15 juillet 2011 Résultat net 3,4 milliards de dollars (+ 0,3 / Q1 2011)

La hausse peut s'expliquer par les gains sur la cession d'actifs toxiques du Special Asset Pool.

Goldman Sachs 19 juillet 2011 Résultat net 1,1 milliard de dollars (- 1,6 / Q1 2011)

Très mauvais trimestre dans le Fixed Income en Asie et en Europe.

Morgan Stanley 21 juillet 2011 Résultat net 1,4 milliard de dollars (+ 0,3 / Q1 2011)

Bonne performance en banque d'investissement (en équity mais pas tellement en fixed income qui bénéficie de gains DVA et monolines) mais niveau élevé de rémunération. Impact positif (+ 0,4) sur la dette propre et absence (+ 0,6) de pertes de trading dans une joint venture avec Mitsubishi au premier trimestre et absence (- 0,45) de la remesure du crédit d'impôt différé lié à la cession de Revel au premier trimestre.

Cumul des profits : Q2 2011 2,5 Md$ Q1 2011 14,5 Md$ Q4 2010 8,6 Md$ Q2 2010 13,2 Md$ Q1 2010 16,5 Md$

Cumul des revenus nets en fixed income : Q2 2011 13,7 Md$ Q1 2011 18,7 Md$ Q4 2010 7,8 Md$ Q2 2010 16,3 Md$ Q1 2010 26,5 Md$

1) Comparaison des résultats par rapport au premier trimestre 2011

 

PNB T2 2010

PNB T3 2010

PNB T4 2010

PNB T1 2011

PNB T2 2011

RN T2 2010

RN T3 2010

RN T4 2010

RN T1 2011 

RN T2 2011 

GS

8,8

8,9

8,6

11,9 

7,3

0,6

1,9

2,4

2,7 

1,1

JPM

25,6 

24,3

26,7

25,8

27,4 

4,8

4,4

4,8 

5,6

5,4

Citi

22,1

20,7

18,4

19,7

20,6

2,7 

2,2

1,5

3,1

3,4 

BoA

29,5

27,0

22,7

27,1

13,5

3,1 

-7,3

-1,2

2,0

- 8,8

MS

8,0

6,8

7,8 

7,6

9,3

2,0

0,6 

1,1

1,1 

1,4 

GS (Net Revenues, including net interest income) JPM (Total net Revenue Managed Basis) Citi (Total Revenues, net of interest expense) BoA (Total revenue, net of interest expense Managed Basis) MS (Net revenues)

ns non significatif, inférieur à 0,05.

Normes comptables : FASB

Données chiffrées en milliards de dollars

T pour Trimestre et Q pour Quarter (trimestre en anglais)

Pour les profits ou pertes : attention aux chiffres différents entre résultat net du Groupe et résultat net après attribution des intérêts minoritaires

JP Morgan (publication le 14 juillet 2011) managed revenues Q2 2011 27,4 Md$ Q1 2011 25,8 Md$ net income Q2 2011 5,4 Md$ Q1 2011 5,6 Md$

Les Net Revenues (on a managed basis) augmentent de 1,6 milliard de dollars, à 27,4 milliards de dollars :

- 0,9 en Investment Bank (Q2 2011 7,3 Md$) ; dont - 1,1 en Principal transactions (2,3 Md$) ou - 0,95 en Fixed Income Markets (4,3 Md$) ;

+ 1,7 en Retail Financial Services (Q2 2011 8,0 Md$), dont + 1,6 en mortgage fees and related income (Q2 2011 1,1 Md$) le négatif du Q2 avait été grevé par des charges non-récurrentes liées aux foreclosures ;

- 0,05 en Card Services (Q2 2011 3,9 Md$) ;

+ 0,1 en Commercial Banking (Q2 2011 1,6 Md$) ;

+ 0,1 en Treasury & Securities Services (Q2 2011 1,9 Md$) ;

+ 0,1 en Asset Management (Q2 2011 2,5 Md$) ;

+ 0,55 en Corporate Private Equity (Q2 2011 2,1 Md$) ; + 0,7 Md$ en Securities gains (837 M$), - 0,55 Md$ en Principal Transactions (0,75 Md$).

Le résultat net diminue de 0,2 milliard de dollars, ce qui s'explique ainsi :

+ 1,6 hausse des net revenues ;

- 0,65 hausse des dotations aux provisions de pertes sur crédits (1,8 Md$) ; dont - 0,6 (0,8 Md$) dans les cartes de crédit ;

+ 0,7 baisse des charges de rémunération (7,6 Md$) ; dont baisse de 0,7 en Investment Bank (compensation ratio en baisse de 40 % à 35 %) ;

+ 0,05 baisse des occupency expenses (0,95 Md$) ;

- 0,2 stabilité des technology communications equipment expenses, mais hausse des professional and outside services, marketing (3,8 Md$) ;

- 1,35 hausse des autres charges (4,3 Md$), dont dépenses de litiges en Corporate (Q2 2011 1,3 Md$ Q1 2011 0,4 Md$ Q4 2010 1,5 Md$ Q3 2010 1,3 Md$) ;

- 0,2 augmentation de l'imposition sur les bénéfices (2,7 Md$).

L'évolution du résultat net par activité est la suivante :

- 0,3 Investment Bank (2,1 Md$) ;

+ 0,8 Retail Financial Services (+ 0,6 Md$) ;

- 0,45 Card services (0,9 Md$) ;

+ 0,05 Commercial Banking (0,6 Md$) ;

+ ns Treasury & Securities Services (0,3 Md$) ;

+ ns Asset Management (0,4 Md$) ;

- 0,2 Corporate Private Equiy (0,5 Md$)

En conference call, l'exposition nette (de collatéral et de couverture) à la Grèce, l'Italie, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne est affichée à 15 milliards de dollars, contre 100 milliards brut. Le Président Dimon insiste sur le fait qu'il espère qu'un jour certains de ces pays européens apprécieront le fait qu'ils n'ont pas coupé leurs positions et fui. Sauf qu'à 85 % ils se sont couverts ou netté les risques par du collatéral qui a bien été fourni par des contreparties de ces pays ... Rappelez vous Lehman Brothers et les exigences ahurissantes de JP Morgan en collatéral qui ont pu accélérer la chute des frères Lehman. A les croire on aurait affaire à des enfants de choeur !

Bank of America (publication le 19 juillet 2011) Revenues net of interest expense managed basis Q2 2011 13,5 Md$ Q1 2011 27,1 Md$ net income Q2 2011 -8,8 Md$ Q1 2011 2,0 Md$

Les revenus d'activité du deuxième trimestre 2011 ont fortement chuté de 13,6 milliards de dollars par rapport au premier trimestre 2011 :

+ 0,1 en Deposits (Q2 2011 3,3 Md$) ;

- 0,15 en Global Card Services (Q2 2011 5,7 Md$) ;

- 13,4 en Consumer Real Estate Services (Q2 2011 -11,3 Md$) ; dont - 13,7 en revenus de mortgage (- 14 Md$ identifié spécifiquement en présentation dont cession de Balboa qui contribue positivement à 752 M$ !) ; pour 8,6 Md$ lié à l'accord récent pour résoudre les litiges liés aux non GSE RMBS Countrywide ; 5,4 Md$ pour d'autres non-GSE et GSE ; BoA estime le maximum de perte possible (non encore provisionné je comprends) à 5 Md$ ;

+ 0,15 en Global Commercial Banking (Q2 2011 2,8 Md$) ;

- 1,1 en Global Banking & Markets (Q2 2011 7,9 Md$), dont - 1,0 Md$ en FICC (2,7 Md$) ;

stabilité en GWIM gestion de fortune et d'actifs (Q2 2011 4,5 Md$) ;

+ 0,7 en All Other (Q2 2011 1,9 Md$) ; + 0,8 différentiel de valorisation des structured notes de Merrill Lynch (Q2 2012 + 0,2 Md$ Q1 2011 -0,6 Md$ Q4 2010 - 1,2 Md$ Q3 2010 - 0,2 Md$) ; - 0,3 en equity (+ 1,1 Md$) ; + 0,4 en cession de dettes (0,8 Md$)

Le résultat net chute de 10,8 milliards de dollars :

1) par nature de charge

- 13,6 baisse des Revenues net of interest expense ; dont + 1,7 en profits de trading et + 2,0 en revenus de mortgage

+ 0,55 de moindre dotation aux provisions pour pertes de crédit (3,25 Md$) ; baisse de 0,5 en Global Card Services baisse et de 0,4 en Consumer Real Estate Service mais hausse de 0,5 en Global Commercial Banking ;

+ 1,0 baisse des charges de personnel (Q2 2011 9,2 Md$) ;

- 1,0 hausse des autres charges (Q2 2011 11,1 Md$) dont - 0,7 dans Other general operating (Q2 2011 6,3 Md$) hausse des coûts de litige (Q2 2011 1,9 Md$ Q1 2011 0,8 Md$)

- 2,6 goodwill impairment (Q2 2011 2,6 Md$ Q1 2011 0 Md$) ; concerne Consumer Real Estate Services après 2 Md$ au Q4 2010 ;

+ 4,8 effet de l'impôt sur les bénéfices (Q2 2011 produit de 4,05 Md$ Q1 2011 -0,7 Md$).

2) par Business Segment

+ 0,55 en Deposits (Q1 2011 0,35 Md$) ;

+ 0,2 en Global Card Services (Q1 2011 1,7 Md$) ;

+ 2,6 Consumer Real Estate Services (Q1 2011 - 2,4 Md$) ; 2 Md$ de goodwill déprécié au Q4

- 0,2 en Global Commercial Banking (Q1 2011 0,9 Md$) ;

+ 1,4 en Global Banking & Markets (Q1 2011 2,1 Md$) ;

+ 0,25 en GWIM (Q1 2011 0,5 Md$) ;

- 1,6 en All Other (Q1 2011 -1,2 Md$) ; dont + 1,4 effet impôt

Exposition nette (de collatéral et de couverture) Grèce Italie Irlande Portugal Espagne 16,7 milliards de dollars (dont 1,6 Md$ de risque souverain seulement).

Citi US GAAP revenues Q2 2011 20,6 Md$ Q1 2011 19,7 Md$ net income Q2 2011 3,4 Md$ Q1 2011 3,1 Md$

La hausse des « revenues » de 0,9 milliard de dollars entre le premier et deuxième trimestre 2011 s'explique ainsi :

+ 0,3 Regional Consumer Banking (8,2 Md$) ;

- 0,55 Securities and Banking (5,5 Md$) surtout en EMEA (- 0,4 Md$) ; dont - 0,8 Md$ en Fixed Income Markets (3,0 Md$) ; impact CVA +0,4 Md$ (Q2 2011 + 0,15 Md$ Q1 2011 -0,2 Md$)

+ 0,1 en Transaction Services (2,7 Md$) ;

+ 0,7 en Citi Holdings (4,0 Md$) ; dont + 1,0 en Special Asset Pool (actifs toxiques) ; le total en SAP passe de 72,8 Md$ à 52,9 Md$ de Q1 à Q2 ;

+ 0,3 autres en Corporate (+ 263 M$).

La hausse du résultat net de 0,3 milliard de dollars se décompose ainsi :

+ 0,05 Regional Consumer Banking (1,6 Md$),

- 0,5 Securities and Banking (1,2 Md$);

+ ns en Transaction Services (0,9 Md$) ;

+ 0,4 en Citi Holdings (-0,2 Md$) ;

+ 0,35 en Corporate (- 168 M$) ;

+ 0,05 opérations non récurrentes (71 M$).

Autre décomposition pour comprendre l'évolution de + 0,3 Md$ :

+ 0,9 hausse des « revenues » ; - 0,55 en principal transactions (2,6 Md$) + 1,5 en pertes ou gains sur investissements,

- 0,2 hausse des provisions pour pertes sur liées au crédit (3,4 Md$ au Q2 2011) ;

- 0,6 hausse des dépenses opérationnelles (12,9 Md$ au Q2 2011) dépenses de marketing publicité (effet -0,2 à 0,6 Md$) ; hausse des rémunérations (effet - 0,25 Md$ à 6,65 Md$) ; 1/3 effets de change 1/3 effet litiges 1/3 effet investissements ;

+ 0,2 effet favorable de l'évolution de l'impôt sur les bénéfices (Q1 2011 1,2 Md$ Q2 2011 1,0 Md$) ;

+ 0,05 Md$ effet des opérations non continues (Q1 2011 40 M$ Q2 2011 71 M$.)

Exposition nette (de collatéral et de couverture) Grèce Italie Irlande Portugal Espagne 13 milliards de dollars (dont 1 Md$ de risque souverain seulement).

Goldman Sachs (publication le 19 juillet 2011) Net revenues including net interest income Q2 2011 7,3 Md$ Q1 2011 11,9 Md$ Net earnings Q2 2011 1,1 Md$ Q1 2011 2,7 Md$

La baisse des Net Revenues de 4,6 milliards de dollars entre le premier et deuxième trimestre 2011 s'explique ainsi :

+ 0,2 banque d'investissement (1,45 Md$) ; dont + 0,3 dans le conseil financier (637 M$)

stabilité Investment management (1,2 Md$) ;

- 0,1 Commissions and fees (0,9 Md$) ;

- 2,7 market making (1,7 Md$) ; en fixed income notamment - 2,7 (1,6 Md$); réduction au risque de marché

- 2,0 other principal transactions (0,6 Md$) ; gain de 316 M$ dans ICBC au Q1 2011 perte de 176 M$ au Q2 2011 ; pour le reste, pas tellement d'explication ;

+ 0,05 revenus d'intérêts nets (1,4 Md$).

Les profits ont diminué de 1,6 milliard de dollars par rapport au premier trimestre 2011 :

- 4,6 baisse des Net revenues ;

+ 2,0 baisse des rémunération (3,2 Md$) ; ratio de rémunération au premier semestre 2011 de 44 % ;

+ 0,1 baisse des dépenses hors rémunération (2,5 Md$) dont baisse de 0,2 en dépréciation et amortissement (372 M$) ;

+ 0,8 baisse de la charge d'impôt sur les bénéfices (0,5 Md$), taux effectif de 32,4 % au premier semestre 2011.

Exposition nette (de collatéral et de couverture) Grèce Italie Irlande Portugal Espagne estimée à seulement 1,5 à 2 milliards de dollars (brut non connu, 10 à fin Q1 2011).

Morgan Stanley (publication le 21 juillet 2011) Net Revenues Q2 2011 9,3 Md$ Q1 2011 7,6 Md$ net income Q2 2011 1,4 Md$ Q1 2011 1,1 Md$

La hausse des Net Revenues de 1,7 milliard de dollars entre le premier et deuxième trimestre 2011 s'explique ainsi :

par nature de revenus d'une part

+ 0,5 banque d'investissement (1,7 Md$)

+ 0,5 hausse des revenus du trading (3,5 Md$) ;

+ 0,1 transactions dans les investissements (0,4 Md$) ;

- 0,15 hausse des commissions (1,3 Md$) ;

+ 0,1 asset management (2,2 Md$) ;

+ 0,7 autres revenus ne provenant pas des intérêts (275 M$) ; rappel Q1 2011 perte (de trading) de 655 M$ liée aux 40 % détenus dans une JV avec Mitsubishi ;

- 0,1 revenus des intérêts nets (- 72 M$ !).

par division d'autre part

+ 1,6 en Institutional Securities (5,2 Md$), dont + 0,3 en Fixed income de Sales & Trading (2,1 Md$) ; + 0,5 en banque d'investissement (1,5 Md$) et - + 0,7 en Investments & Other (+ 0,3 Md$) cf autres revenus ci-dessus ;

+ 0,05 en Global Wealth Management Group (3,5 Md$) ;

+ ns en Asset Management (0,6 Md$).

Effet total DVA (spreads crédit sur dette propre) sur MS + 0,4 Md$ : Q2 2011 + 244 M$ Q1 2011 - 189 M$

Le résultat net s'améliore de 0,3 milliard de dollars :

+ 1,7 baisse des Net Revenues ;

- 0,35 hausse des rémunérations (4,7Md$) ; ratio de 50 % (43 % en Institutional Securities) sur le trimestre, bon appétit !

- 0,2 baisse des autres dépenses opérationnelles (2,65 Md$) ; dont 0,1 Md$ dans les services professionnels (494 M$) et 0,15 Md$ dans les autres dépenses (750 M$) ;

- 0,8 évolution de la charge d'imposition sur les sociétés (charge de 542 M$) ; taux d'impôt effectif de 27,9 % ; rappel Q1 2011 + 447 M$ en partie lié à la remesure de l'actif d'impôt différé issu de la vente de Revel.

A noter que les dividendes préférentiels ont connu un ajustement non-récurrent lié à la conversion d'actions spéciales détenues par Mitsubishi (MUFG), il s'agit d'une charge de 1,8 milliard de dollars, qui entraîne une perte pour les actionnaires normaux de 558 millions de dollars. Sans impact sur les capitaux propres car compensation par l'augmentation de capital associée.

Exposition nette Grèce Italie Irlande Portugal Espagne 2 milliards de dollars (brute 5 Md$), hors prêts non financés et dépôts overnignt.

2) Comparaison des PNB des activités de Fixed Income par rapport au premier trimestre 2011

 

PNB T2 2009

PNB T3 2009

PNB T4 2009

PNB T1 2010

PNB T2 2010

PNB T3 2010

PNB T4 2010

PNB T1 2011 

PNB T2 2011 

Goldman Sachs

6,8 

6,0 

4,0 

7,4 

4,4 

3,8 

1,6 

4,3

1,6 

JP Morgan

4,9 

5,0 

2,7 

5,5 

3,6 

3,1 

2,9 

5,2

4,3

Citi

5,6 

3,9

1,8 

5,4 

3,7 

3,5 

1,5 

3,8 

3,0 

Bank of America

2,7 

4,0

1,3

5,5

2,3 

3,5

1,8 

3,6 

2,7 

Morgan Stanley

1,0

2,1

0,7 

2,7 

2,3 

0,8 

-ns 

1,8 

2,1

 

JP Morgan Q2 2011 4,3 Md$ Q1 2011 5,2 Md$ (hors portefeuille de crédit)

Meilleure performance que les concurrents, dont les volumes seraient plus faibles. JP Morgan aurait augmenté ses parts de marché. Stabilisation des spreads pour un moment, étonnant alors que c'est la panique sur les dettes souveraines !

Citi Q2 2011 3,0 Md$ Q1 2011 3,8 Md$

Revenus plus faibles sur les produits liés au crédit, compensé par le trading sur les marchés émergents.

Bank of America en Sales & Trading Revenue Q2 2011 2,7 Md$ Q1 2011 3,6 Md$

Goldman Sachs Q2 2011 1,6 Md$ Q1 2011 4,3 Md$

Baisse dans l'hypothécaire, les matières premières et les produits de taux. Surtout en Asie et Europe. Tous les métiers auraient sous performé, mais sans perte au global. Les volumes ont baissé, mais sans s'effondrer.

Morgan Stanley en Sales & Trading Revenue Q2 2011 2,1 Md$ Q1 2011 1,8 Md$

Dont + 0,35 impact DVA Q2 2011 + 192 M$ Q1 2011 - 159 M$.

Matières premières en baisse (activité client sur tout le secteur), taux en baisse par rapport au premier très bon trimestre (idem revenus de crédit).

A noter 471 millions de dollars de gains sur des changements de couvertures dans les monolines.