Un premier point avait été effectué le 24 janvier 2011 sur les résultats du quatrième trimestre 2010 des principales banques américaines : JP Morgan, Citi, Bank of America, Goldman Sachs, Morgan Stanley.

http://investigationfin.canalblog.com/archives/2011/01/24/20206879.html

Dans cette seconde partie les résultats des banques suivantes sont commentés : Crédit Suisse, Deutsche Bank, Barclays, UBS, Société Générale, BNP Paribas, Royal Bank of Scotland, HSBC.

Les aspects suivants vont être abordés :

- évolution des résultats relativement au troisième trimestre 2010 ;

- analyse spécifique sur les activités de Fixed Income.

Je précise que mon approche de revue analytique des résultats n'aborde pas ou très peu la problématique de la liquidité et du bilan.

Revue des résultats du troisième trimestre 2010 partie 1 :

http://investigationfin.canalblog.com/archives/2010/10/21/19391351.html

Revue des résultats du troisième trimestre 2010 partie 2 :

http://investigationfin.canalblog.com/archives/2010/11/10/19564999.htm

Deutsche Bank 3 février 2011 Résultat net + 0,6 milliard d'euros (+ 1,8 / Q3 2010)

L'amélioration provient de l'effet ponctuel au troisième trimestre 2010 de la dépréciation de 2,3 MdE (effet avant impôt) dans Deutsche Post.UBS 8 février 2011 Résultat net + 1,3 milliard de francs suisses (-0,3 / Q3 2010)

La diminution s'explique par de moindres actifs d'impôt différés qu'au troisième trimestre 2010.

UBS 8 février 2011 Résultat net + 1,3 milliard de francs suisses (-0,3 / Q3 2010)

La diminution s'explique par de moindres actifs d'impôt différés qu'au troisième trimestre 2010.

Crédit Suisse 10 février 2011 Résultat net 1,2 milliard de francs suisses (+ 0,3 / Q3 2010)

Après l'élargissement des spreads de crédit au deuxième trimestre, c'est leur resserrement au troisième trimestre et leur impact sur la dette propre de Crédit Suisse qui explique principalement la diminution du résultat net.

Barclays 15 février 2011 Résultat net + 1,3 milliard de livres sterling (+ 1,0 / Q3 2010)

Evolution favorable de + 1,4 Md£ de l'élargissement des spreads de crédit sur la dette propre et défavorable de - 0,4 Md£ de la charge d'impôt. Les publications sont moins détaillées et pertinentes que les autres banques pour comprendre l'évolution analytique des résultats d'un trimestre à l'autre.

Société Générale 16 février 2011 Résultat net + 1,0 milliard d'euros (stable / Q3 2010)

Légère augmentation des revenus et des frais de gestion.

BNP Paribas 17 février 2011 Résultat net + 1,6 milliard d'euros (- 0,3 / Q3 2010)

La baisse du PNB s'explique principalement par la dépréciation de 534 ME dans Axa, les frais de gestion augmentent en banque de détail (0,2), l'effet impôt est réduit de 0,5 MdE.

RBS 24 février 2011 Résultat net 11 millions de livres sterling (+ 1,1 / Q3 2010)

Effet inverse ce trimestre des spreads de crédit sur la juste valeur de la dette propre (+ 1,5), effet à nouveau favorable des cessions stratégiques (+ 0,5) compensés par la baisse des revenus de trading (-0,4) et la hausse des charges de dépréciations (- 0,2 dont - 0,1 Ulster Bank, par ailleurs - 0,1 ailleurs).

HSBC 28 février 2011 Résultat net S2 2010 7,0 milliards de dollars ( - 0,2 / S1 2010)

Rappels : comparaisons semestrielles.

Effets négatifs sur la juste valeur des instruments financiers (- 0,9) de la hausse des sinistres et engagements envers les assurés (- 1,6) et de celle des dépenses générales et administratives (-1,1) compensés par la baisse des charges et provisions pour risque de crédit (+ 1,0) et l'effet impôts (+ 3,0) dont 2 milliards de dollars liés à des transferts intra-groupe ou filiale (tax impact of intra-group transfer of subsidiary).

1) Comparaison des résultats par rapport au deuxième trimestre 2010

tableau_1 

$ GS JPM Citi BoA MS HSBC

CHF CS UBS

€ Santander Barclays RBS BNP SG DB

PNB Produit Net Bancaire (Net revenues pour Deutsche Bank et Crédit Suisse, Gross income pour Santander, Total operating income pour UBS, Top-line income pour Barclays, Total income Pro Forma pour RBS excluding gain on redemption of own debt and strategic disposals, Net Interest income + Net Fee income + Net trading income pour HSBC par semestre)

RN Résultat net (Net Income pour Deutsche Bank ; Consolidated profit w/o capital gains pour Santander, Net profit pour UBS, Profit after tax pour Barclays, Résultat net part du Groupe pour BNP, Résultat net pour Société Générale, Loss Profit for the period pour RBS, Profit for the year pour HSBC)

NI Non identifié

tableau_2

Crédit Suisse Net revenues Q3 2010 6,6 MdCHF Q4 2010 7,3 MdCHF Net income Q3 2010 0,9 MdCHF Q4 2010 1,2 MdCHF

Attention, les chiffres de CS diffèrent selon qu'on considère les comptes consolidés ou bien le Core.

Exemple

comptes consolidés résultat net 2009 6,4 MdCHF 2010 5,9 MdCHF

comptes Core résultat net 2009 6,9 MdCHF 2010 5,2 MdCHF

L'écart se retrouve dans les intérêts non contrôlés (dont j'avais effectué une revue analytique le trimestre précédent).

Décomposition de la hausse de 0,7 milliard de francs suisses des Net revenues (Produits Nets) entre le troisième et quatrième trimestre 2010 :

+ 0,1 en Investment Banking (Q4 2010 3,5); dont + 0,3 en Equity sales and trading (Q4 2010 1,4 MdCHF) effet DVA et baisse des volumes, surtout en trading électronique ; et - 0,6 en Fixed income sales and trading (Q4 2010 0,9 MdCHF) + 0,35 en underwriting et advisory en raison de la très bonne activité des émissions et des M&A fusions et acquisitions ;

+ 0,1 en Private Banking (Q4 2010 2,9) ; surtout en Wealth Management Clients ;

+ ns en Asset Management (Q4 2010 0,6) ;

+ 0,5 en Corporate Center (Q3 2010 - 545 MCHF Q4 2010 - 49 MCHF) dont + 0,3 liés à la dette propre de CS réévaluée (Q3 2010 - 395 MCHF Q4 2010 - 128 MCHF) suite au resserrement des spreads ;

+ ns intérêts non contrôlés (Q3 2010 282 MCHF Q4 2010 308 MCHF) ; prise une participation non consolidante dans le hedge fund York Capital Management achevée ; 425 millions de $ payés initialement.

Les revenus de trading se sont un peu redressés (Q4 2010 1,3 MdCHF Q3 2010 0,9 MdCHF), les commissions sont en forte hausse (+ 0,6 MdCHF).

Les afflux de capitaux ont une peu reculé à 9,6 milliards de francs en Banque Privée.

Le résultat net augmente de 0,3 milliard de francs suisses de trimestre à trimestre pour les raisons suivantes :

+ 0,7 hausse des Net revenues ;

- 0,05 hausse légère des rémunérations (Q4 2010 3,36 MdCHF) ; effet favorable pour toutes les dépenses opérationnelles de l'effet de change

stabilité des dépenses administratives (Q4 2010 1,74 MdCHF) ; dans toutes les divisions ;

- 0,1 hausse des dépenses de commissions (Q4 2010 575 MCHF) ;

- 0,3 hausse de la charge d'impôts (Q4 2010 405 MCHF).

Par division, la hausse du résultat net de 0,3 MdCHF s'explique ainsi

+ 0,15 en Investment Banking (Q4 2010 558 MCHF) ;

légère augmentation en Private Banking (Q1 2010 892 MCHF) ;

ns en Private Banking (Q4 2010 824 MCHF) ;

+ 0,05 en Asset Management (Q4 2010 180 MCHF) ;

+ 035 en Corporate Center (Q3 2010 -613 MCHF Q4 2010 - 255 MCHF) ; au Q3 2010 528 MCHF de perte de juste valeur dont 395 MCHF resserrement des spreads de crédit et 133 MCHF sur des swaps de change sur de la dette à long terme ; au Q4 2010 128 MCHF de perte de juste valeur dont 106 spreads de crédit et 22 swaps ;

+ 0,1 intérêts non contrôlés (Q3 2010 275 MCHF Q4 2010 356 MCHF) ;

- 0,3 hausse de la charge d'impôts (Q4 2010 405 MCHF).

UBS Total operating income Q3 2010 6,7 MdCHF Q4 2010 7,1 MdCHF Net profit Q3 2010 1,6 MdCHF Q4 2010 1,3 MdCHF

Le revenu opérationnel par division augmente de 0,4 milliard de francs suisses entre le troisième et quatrième trimestre 2010 :

stabilité Wealth Management & Swiss Bank (Q4 2010 2 734 MCHF) ;

- ns Retail & Corporate (Q3 2010 966 MCHF) ;

+ 0,05 Wealth Management Americas (Q4 2010 1 380 MCHF) ;

+ 0,05 Global Asset Management (Q4 2010 542 MCHF) ;

+ 0,3 Investment Bank (Q4 2010 2 158 MCHF) ; dont - 0,1 crédit propre (Q4 2010 - 509 MCHF Q3 2010 - 387 MCHF) en raison du resserrement des spreads de crédit UBS ; dont + 0,05 en Fixed Income Securities (Q4 2010 920 MCHF) ; dont + 0,35 en Equities Securities (Q4 2010 461 MCHF) gains de part de marché et activité en hausse ;

+ ns Treasury activities and other corporate items (Q3 2010 280 MCHF Q4 2010 308 MCHF).

La performance avant impôt de ces mêmes divisions augmente de 0,3 milliard de francs suisses (Q3 2010 818 MCHF Q4 2010 1 161 MCHF) dont :

- 0,05 Wealth Management & Swiss Bank (Q4 2010 875 MCHF) ;

ns Wealth Management Americas (Q4 2010 -33 MCHF) ;

ns Global Asset Management (Q4 2010 135 MCHF) ;

+ 0,5 Investment Bank (Q4 2010 75 MCHF) ; + 0,2 baisse des dépenses de personnel (Q4 2010 1 262 MCHF) ;

- 0,1 Treasury activities and other corporate items (Q3 2010 219 MCHF Q4 2010 109 MCHF).

Le résultat net baisse de 0,3 milliard de francs suisses au quatrième trimestre 2010 :

+ 0,4 Operating income (dont + 0,5 en commissions Q4 2010 4 444 MCHF - 0,2 en coût du crédit Q4 2010 -164 MCHF et + 0,2 en autres revenus Q4 2010 373 MCHF;

+ 0,1 baisse des charges pour rémunération (Q4 2010 3 851 MCHF) ;

- 0,2 hausse des dépenses générales et administratives (Q4 2010 1 854 MCHF) ;

- 0,7 effet de l'évolution de la charge d'impôt (Q3 2010 + 825 MCHF Q4 2010 + 149 MCHF) ; activation au Q3 2010 de 882 MCHF d'actifs différés liés à des pertes US des années précédentes, seulement 391 MCHF au Q4 2010.

Deutsche Bank Net revenues Q3 2010 5,0 Q4 2010 7,4 MdE Net income Q3 2010 - 1,2 MdE Q4 2010 + 0,6 MdE

Les revenus nets augmentent de 2,4 milliards d'euros entre le troisième et quatrième trimestre 2010 :

- 0,5 en Corporate and Investment Bank (Q4 2010 4,6 MdE), dont - 0,45 en Sales & Trading (Q4 2010 2,4 MdE) - 0,2 en loan products (Q4 2010 316 ME) + 0,2 en origination equity (Q4 2010 334 ME);

+ 0,4 en Private Clients and Asset Management (Q4 2010 2,8 MdE) ; dont + 0,35 en other products (Q4 2010 463 ME) ; effet principalement de l'intégration de Postbank ;

+ 2,1 en Corporate Investments (Q4 2010 - 52 ME Q3 2010 - 2 164 ME), rappel charge non-récurrente au Q3 de 2 338 ME dans l'investissement Deutsche Postbank AG ;

+ 0,4 en Consolidation & adjustments (Q4 2010 + 54 ME Q3 2010 -341 ME) ; rappel effets Q3 2010 liés à l'impact de méthodes de comptabilisation différentes entre le management et IFRS sur des positions couvertes, en raison des mouvements sur les taux d'intérêt euro et dollar.

En présentation, les gains sur la dette propre de DB (élargissement des spreads) s'élèvent à seulement 101 ME, bien moins que chez Crédit Suisse et UBS.

Le résultat net s'améliore de 1,8 milliard d'euros en raison :

+ 2,4 hausse des revenus nets ;

- 0,05 hausse de la provision pour pertes de crédit (Q4 2010 406 ME)

- 0,1 hausse des rémunérations (Q4 2010 3 077 ME) ; dont - 354 ME de coûts de licenciement impact spécifique au Q4 2010 ;

- 0,5 hausse des dépenses administratives (Q4 2010 3 055 ME) ; hausse liée aux acquisitions 2010 ;

+ 0,1 effet favorable impôt (Q4 2010 102 ME).

Décomposition par activité de l'évolution de résultat net (avant impôt pour les divisions) :

- 0,6 Corporate and Investment Bank (Q4 2010 0,7 MdE) ; malgré la baisse des revenus rémunérations stables, hausse de 0,2 des dépenses administratives ;

- 0,15 Private Clients and Asset Management (Q4 2010 187 ME) ; hausse de 0,1 des provisions sur crédits (Q4 2010 257 ME) de 0,2 des rémunérations (Q4 2010 975 ME) et de 0,25 des charges administratives (Q4 2010 1,4 MdE) ;

+ 2,0 en Corporate Investments (Q4 2010 - 296 ME) ;

+ 0,4 en Consolidation & Adjustments (Q4 2010 + 98 ME)

+ 0,1 effet favorable impôt (Q4 2010 102 ME)

La consolidation de Postbank a augmenté les revenus nets de 414 ME et augmenté les charges de 320 ME.

BNP PARIBAS Produit Net bancaire Q3 2010 10,9 MdE Q4 2010 10,3 MdE Résultat net part du groupe Q3 2010 1,9 MdE Q4 2010 1,6 MdE

Le Produit Net Bancaire diminue de 0,6 milliard d'euros entre le troisième et quatrième trimestre 2010 pour les raisons suivantes :

stabilité - Banque de détail (Q4 2010 5 910 ME) ;

+ 0,1 investment solutions (Q4 2010 1 651 ME)

- 0,2 Corporate and Investment Banking (Q3 2010 2 873 ME Q4 2010 2 688 ME) ;

- 0,5 Autres activités (Q3 2010 558 ME Q4 2010 71 ME), dont dépréciation de la participation d'Axa de - 534 ME ; dont - 0,15 amortissement exceptionnel des décotes liées aux valeurs d'acquisition de Fortis (Q3 2010 + 316 ME Q4 2010 + 176 ME) ; + 0,1 réévaluation de la dette propre (Q4 2010 ns Q3 2010 - 110 ME).

La diminution du résultat avant impôt de 0,8 MdE (Q4 2010 2 353 ME) se décompose par activité de la manière suivante :

- 0,15 banque de détail (Q4 2010 1 073 ME) ; hausse des frais de gestion

+ 0,05 Investment solutions (Q4 2010 547 ME) ;

- 0,2 Corporate and Investment Banking (Q4 2010 1 071 ME) ;

- 0,5 autres activités (Q4 2010 - 338 ME).

Le résultat net part du groupe baisse de 0,35 milliard d'euros :

- 0,6 baisse du PNB ;

- 0,25 hausse des frais de gestion (Q3 2010 6 620 ME Q4 2010 6 887 ME) ;

+ 0,05 baisse du coût du risque (Q4 2010 1,2 MdE) ;

- 0,05 hors exploitation (Q3 2010 52 ME Q4 2010 - 7 ME) ;

ns quote-part résultat net sociétés mises en équivalence (Q3 2010 85 ME Q4 2010 89 ME) ;

+ 0,5 effet impôts (Q2010 951 Q4 2010 469 ME).

Les trimestres précédents j'ai effectué des remarques sur le niveau qui me paraissait élevé du ratio de frais de gestion / PNB en BFI.

Comparons 2010 à 2009 : ratio 2010 53,7 % ratio 2009 44,7 % !

Pour la partie Conseil et Marchés de Capitaux, c'est pire ! : ratio 2010 62,4 % ratio 2009 47,8 %.

BNP Paribas se contente, dans son communiqué de presse, d'affirmer que le niveau de 2010 est en baisse de 4,5 % par rapport à 2009 à périmètre et change constants !

Dans une interview, citée par Bloomberg, le PDG Baudouin Prot a affirmé, sans plus de détail, que les bonus seraient plus faibles en 2010 qu'en 2009.

http://www.bloomberg.com/news/2011-02-17/bnp-paribas-profit-climbs-14-on-investment-bank-earnings-bancwest-unit.html

Ce qui est bizarre, c'est l'absence de question sur les rémunérations ou bien l'augmentation du ratio des frais de gestion dans la BFI en conférence de presse aux analystes. Comme si ....

voir mon article du 18 février 2011 BNP Paribas Silence sur les bonus. Quid alors de la hausse en 2010 de 10 points du ratio frais de gestion sur revenus en BFI ? :

http://investigationfin.canalblog.com/archives/2011/02/18/20423264.html

Comme pour la Société Générale, un bon point pour la mise à jour des expositions souveraines publiées à l'occasion des stress tests du CEBS (page 51 de la présentation).

Société Générale PNB Q3 2010 6 301 ME Q4 2010 6 857 ME Résultat net Q3 2010 1 003 ME Q4 2010 995 ME

Le Produit Net Bancaire augmente de 0,55 milliard d'euros entre le troisième et quatrième trimestre 2010 :

+ 0,05 Réseaux France (Q4 2010 2 055 ME)

+ ns Réseaux internationaux (Q4 2010 1 257 ME)

- ns Services financiers spécialisés et assurances (Q4 2010 876 ME)

+ 0,05 Banque prive gestion d'actifs services aux investisseurs (Q4 2010 606 ME)

+ 0,1 Banque de financement et d'investissement (Q3 2010 1 934 ME Q4 2010 2 007 ME) ; dont + 0,2 sur les actifs gérés en extinction (Q3 2010 - 90 ME Q4 2010 113 ME) et - 0,15 en Global Markets (Q3 2010 1 295 ME Q4 2010 1 137) surtout dans les Taux changes et matières premières (-0,2), Actions (+ 0,05) ;

+ 0,3 Hors Pôles (Q3 2010 - 252 ME Q4 2010 56 ME), dont réévaluation des dettes liées au risque de crédit propre du Groupe (2010 427 ME Q1 + 102 ME Q2 + 254 ME Q3 - 88 ME).

Le résultat net est stable :

+ 0,55 hausse du PNB ;

- 0,4 hausse des frais de gestion (Q4 2010 4 440 ME) ; dont activités pérennes de BFI (Q3 2010 1 139 ME Q4 2010 1 295 ME) ;

- 0,2 hausse du coût net du risque (Q4 2010 1 100 ME) ;

stabilité effet charge fiscale (Q3 2010 - 372 ME Q4 2010 - 364 ME).

Par métier, la compréhension de l'évolution du résultat net est la suivante :

- 0,05 Réseaux France (Q4 2010 306 ME) ; hausse importante des frais de gestion ! ; le CP de la SG affirme que sans l'acquisition de SMC (3 mois en 2010) ils seraient stables ;

- 0,05 Réseaux internationaux (Q4 2010 168 ME) ;

+ ns Financements spécialisés et assurance (Q4 2010 98 ME) ;

ns Banque prive gestion d'actifs services aux investisseurs (Q4 2010 79 ME) ;

- 0,15 BFI (Q3 2010 471 ME Q4 2010 314 ME), dont - 0,2 en activités pérennes (Q3 2010 620 ME Q4 2010 443 ME) hausse importante des frais de gestion + 13,7 % alors que le PNB baisse ! ; stabilité actifs gérés en extinction (Q3 2010 -149 ME Q4 2010 - 129 ME) ;

+ 0,2 Hors pôles (Q3 2010 - 187 ME Q4 2010 30 ME).

Sur l'année, ne pas oublier, relire le communiqué de presse de la Sogé, que les actifs gérés en extinction ont contribué positivement au PNB de 2010 pour 71 millions d'euros contrairement à 2009, - 2,8 milliards d'euros !

Ne pas oublier également deux impacts :

- de type casino : la réévaluation des instruments dérivés de crédit couvrant les portefeuilles de crédits corporates - 59 millions d'euros en 2010 contre - 1 622 millions d'euros en 2009 ;

- de type comptable : la réévaluation des dettes liées au risque de crédit propre du Groupe + 427 millions d'euros en 2010 contre - 720 millions d'euros en 2009.

Relativiser par conséquent !

Les frais de gestion de la BFI ont augmenté de + 14 % à périmètre constant entre 2009 et 2010 ! Mais la SG ne fournit pas d'information sur la rémunération de ses opérateurs de marché, et notamment les bonus. Bonus et mouche cousue !

Par média interposé, le PDG de la Générale, ne se prive pas de manier les chiffres à sa convenance, mais investigationfin contrarie quelque peu ses propos, lus dans Les Echos :

« Alors que les résultats de la banque de financement et d'investissement sont en forte progression et que le nombre de nos collaborateurs a augmenté, l'enveloppe de rémunération variable distribuée sera stable par rapport à 2009. »

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/interview/0201154842877.htm?xtor=RSS-2149

Voir mon article du 17 février 2011 Société Générale. Bonus et mouche cousue. BFI : Le scandale de l'enveloppe des bonus stabilisée malgré la baisse des revenus :

http://investigationfin.canalblog.com/archives/2011/02/17/20418175.html

Autre sujet fâcheux traité dans l'article, la filiale grecque Geniki Bank.

Bon point pour la communication du détail des dettes souveraines PIGS, en page 12 de l'annexe de 42 pages.

L'exposition nette des actifs de la Bad Bank est passée de 34,8 milliards d'euros fin septembre 2010 à 32,9 milliards d'euros fin décembre 2010.

Une valorisation externe par BlackRock Solutions sous l'hypothèse que les positions sont détenues jusqu'à maturité montre + 1,6 milliards d'euros de plus que la valeur comptable. Seuls les CDO de RMBS US présentent une valorisation inférieure à la valeur nette comptable.

Royal Bank of Scotland Total income Q3 2010 7,9 Md£ Q4 2010 7,5 Md£ Profit Loss for the period Q3 2010 - 1,1 Md£ Q4 2010 11 M£

chiffres pro forma

Les revenus baissent de 0,4 milliard de livres sterling entre Q3 2010 et Q4 2010 pour les raisons suivantes :

+ 0,05 UK Retail (Q4 2010 1,45 Md£) ;

stabilité UK Corporate (Q4 2010 1,0 Md£) ;

stabilité Wealth (Q4 2010 271 M£) ;

- 0,05 Global Transaction Services (Q4 2010 0,6 Md£) ;

stabilité Ulster Bank (Q4 2010 243 M£) ;

- 0,05 en US Retail & Commercial (Q4 2010 698 M£) ;

stabilité Global Banking and Markets (Q4 2010 1,6 Md£) ;

stabilité en RBS insurance (Q4 2010 1,0 Md£) ;

+ 0,4 Central items not allocated (Q3 2010 (184) M£ Q4 2010 259 M£) ; dont + 0,4 fair value of own debt ; à priori ne pas en tenir compte dans le décompte total sinon on n'y arrive pas !

- 0,5en Non Core (Q3 2010 888 M£ Q4 2010 338 M£) dont - 0,35 en Markets (Q4 2010 75 M£) et - 0,2 en Banking & Portfolios (Q4 2010 - 91 M£).

Le résultat net augmente de 1,1 milliard de livres sterling :

- 0,4 baisse des revenus ; principalement - 0,45 dans les revenus de trading (dépréciations en juste valeur de certaines expositions et modification d'hypothèses sur la durée de vie de certaines transactions) ;

stabilité des dépenses opérationnelles (Q4 2010 -4,1 Md£) ;

- 0,05 hausse des insurance net claims remboursements d'assurance nets (Q4 2010 -1,2 Md£) ;

- 0,2 hausse des charges pour dépréciation (Q4 2010 - 2,15 Md£) ; dont - 0,1 Ulster Bank et - 0,05 UK Corporate ;

+ 1,5 effet juste valeur sur dette propre (Q3 - 858 M£ Q4 2010 582 M£) lié à l'élargissement des spreads; l'effet était inverse le trimestre précédent ;

+ 0,6 effet des éléments non opérationnels (Q3 2010 - 1 247 M£ Q4 2010 - 633 M£) ; dont + 0,5 en cessions stratégiques (Q3 2010 27 M£ Q4 2010 502 M£) notamment cession partielle de GMS (Division GTS) ; dont + 0,1 en asset protection scheme CDS fair value changes (Q3 2010 - 825 M£ Q4 2010 - 725 M£) ;

- 0,25 effet impôts (Q2 2010 261 M£ Q4 2010 7 M£).

Barclays Top-line income Q3 2010 7,4 Md£ Q4 2010 8,0 Md£ Profit after tax Q3 2010 0,3 Md£ Q4 2010 1,3 Md£

Les revenus augmentent de 0,6 milliard de livres sterling entre le troisième et quatrième trimestre 2010, la décomposition par Division de l'évolution trimestrielle n'est pas disponible. Seuls les chiffres de Barclays Capital sont disponibles : Q4 2010 3 380 M£ Q3 2010 2 827 M£, soit + 0,3 Md£ en equities, FICC stable.

Le bénéfice augmente de 1,0 milliard de livres sterling pour les raisons suivantes principalement :

+ 0,6 hausse des revenus (top-line income) ;

+ 1,4 impact du crédit propre (Q3 2010 - 947 M£ Q4 2010 + 487 M£) ; élargissement des spreads ;

- 0,15 hausse du coût du risque (Q3 2010 - 1 218 M£ Q4 2010 - 1 374 M£) ;

+ 0,3 évolution du marché de crédit (Q3 2010 - 175 M£ Q4 2010 116 M£) ;

- 0,75 hausse des dépenses opérationnelles (Q3 2010 4 756 M£ Q4 2010 5 495 M£) ;

+ 0,1 gain sur les acquisitions (Q3 2010 1 M£ Q4 2010 76 M£) ;

- 0,4 effet charge d'impôts (Q3 2010 42 M£ Q4 2010 448 M£ calculs investigationfin).

Les publications de Barclays sont difficiles à exploiter pour comprendre les évolutions de trimestre à trimestre.

Sur le sujet des bonus : les coûts liés à la performance du personnel (dont bonus des traders) ont augmenté de 2,8 Md£ en 2009 à 3,5 Md£ en 2010, dont 0,7 Md£ relatives à 2009 liés à des rémunérations différées. Barclays affirme que les rémunérations variables relatives à 2010 sont en baisse de 7 % par rapport à 2009, à 3,4 Md£. De ces 2 informations, on peut supposer que Barclays ne comptabilise pas en totalité en année n les rémunérations relatives à l'année n. S'il en était autrement, cela signifierait, selon la première information, que les mécanismes de différé font que sans doute une partie des 0,7 Md£; relatifs à 2009, manquaient dans les comptes fin 2009. Et, selon la deuxième information, on devrait avoir 3,4 Md£ relatives à 2010, sauf que le total comptabilisé est de 3,5 Md£ en incluant les 0,7 Md£ de différées. Ce qui est incohérent.

Par Division, on peut exploiter l'information trimestrielle au niveau du résultat avant impôt (Q1 2010 1,8 Md£ Q2 2010 2,1 Md£ Q3 2010 0,3 Md£ Q4 2010 1,8 Md£), par soustraction :

stabilité Global Retail Banking (Q1 2010 403 M£ Q2 2010 498 M£ Q3 2010 466 M£ Q4 2010 462 M£ ) ;

stabilité Barclays Wealth (Q1 2010 45 M£ Q2 2010 50 M£ Q3 2010 37 M£ Q4 2010 31 M£) ;

+ 1,75 Barclays Capital (Q1 2010 1 469 M£ Q2 2010 1 931 M£ Q3 2010 - 182 M£ Q4 2010 1 562 M£), effet spreads de crédit ;

- 0,2 dans Barclays Corporate (Q1 2010 - 75 M£ Q2 2010 - 302 M£ Q3 2010 - 37 M£ Q4 2010 - 217 M£) ;

+ 0,05 Absa (Q1 2010 167 M£ Q2 2010 151 M£ Q3 2010 130 M£ Q4 2010 168 M£)

- 0,1 Head Office Functions and Other Operations (Q 2010 - 218 M£ Q2 2010 - 203 M£ Q3 2010 - 101 M£ Q4 2010 - 237 M£).

HSBC Net Interest income + Net Fee income + Net trading income S1 2010 31,8 Md$ S2 2010 32,2 Md$ Profit for the year S1 2010 7,2 Md$ S2 2010 7,0 Md

Hausse des revenus nets de 0,4 Md$ :

- 0,1 Net interest income (S2 2010 19,7 Md$)

+ 0,3 Net fee income (S2 2010 8,8 Md$), hausse dans le broking income et les actifs sous gestions ;

+ 0,1 Net trading income (S2 2010 3,7 Md$)

Baisse du résultat de 0,2 Md$ :

+ 0,35 hausse des revenus nets ;

- 0,95 revenus des instruments financiers en juste valeur (S2 2010 135 M$) ;

- 0,15 gains et pertes sur investissements financiers (S2 2010 411 M$) ;

- 0,2 baisse des primes d'assurance (S2 2010 5,5 Md$) ;

- 0,4 baisse des autres revenus opérationnels (S2 2010 1,1 Md$) ;

- 1,55 hausse des sinistres et engagements envers les assurés (S2 2010 6,6 Md$) ;

+ 1,0 baisse des charges de dépréciation et provisions pour risque de crédit (S2 2010 6,5 Md$) ;

- 0,2 hausse des rémunérations (S2 2010 10,0 Md$) ;

- 1,1 hausse des dépenses générales et administratives (S2 2010 8,1 Md$) ;

- 0,1 dépréciation et amortissement des immobilisations (S2 2010 1,4 Md$) ;

+ 0,25 part de profit des joint ventures (S2 2010 1,3 Md$) ;

+ 3,0 Md$ effet impôts (S2 2010 990 M$) dont + 2,0 effet transfert intra groupe ou filiale (S1 2010 charge de 1 590 M$ S2 2010 produit de 374 M$).

Le niveau de résultat d'HSBC est sauvé grâce à des pratiques fiscales liées à des transferts intragroupes ou de filiales.

2) Comparaison des PNB des activités de Fixed Income par rapport au deuxième trimestre 2010

tableau_3

Deutsche Bank Sales & Trading (Debt and other products) Q3 2010 2,2 MdE Q4 2010 1,6 MdE

Volumes en hausse en taux et changes mais moindre demandes clients. Baisse dans le crédit et les marchés émergents.

Bonne performance dans les matières premières.

UBS FICC Securities Q3 2010 869 MCHF Q4 2010 920 MCHF

Volatilité sur les marchés augmentée par les doutes sur la dette souveraine européenne et les efforts d'assouplissement quantitatifs. Les changes en ont profité. Activité client plus faible dans les structurés de crédit.

Crédit Suisse Fixed income sales & trading Q3 2010 1 458 MCHF Q4 2010 888 MCHF

Baisse dans les taux (conditions de marché). Baisse dans le trading de US RMBS, le trimetre précédent avait été fort. Gains sur des activités en terminaison liées à des cessions de CMBS ou du business de RMBS.

Les chiffres affichés en présentation peuvent différer de ceux reportés dans mon tableau car ils excluent les mouvements de spreads sur dette propre

Fixed income sales and trading Q1 09 3,7 (contre 3,9) Q2 09 3,4 (contre 3,1) Q3 09 2,7 (contre 2,5) Q4 09 1,0 (contre 0,8) Q1 10 2,7 Q2 2010 1,5 (contre 1,4) Q3 2010 1,5 (1,5) Q4 2010 0,9 (0,9

Barclays FICC Top line income Q3 2010 1 948 M£ Q4 2010 1 915 M£

Stabilité.

BNP Paribas Fixed income Q3 2010 1 211 ME Q4 2010 1 065 ME

Activité sur les taux en retrait, en raison de la faible liquidité de fin d'année. Bonne activité avec la clientèle.

Société Générale Taux changes et matières premières Q3 2010 656 ME Q4 2010 453 ME

Pas de commentaire spécifique identifié dans les documents publiés.

Royal Bank of Scotland Q3 2010 830 M£ Q4 2010 893 M$
Hausse sur les sur les Credit and mortgage markets et Portfolio management and origination. Taux en baisse.