Un premier point avait été effectué le 23 juillet 2010 sur les résultats du deuxième trimestre 2010 des principales banques américaines : JP Morgan, Citi, Bank of America, Goldman Sachs, Morgan Stanley.

http://investigationfin.canalblog.com/archives/2010/07/23/18649027.html

Dans cette seconde partie les résultats des banques suivantes sont commentés : Crédit Suisse, Deutsche Bank, UBS, HSBC, BNP Paribas, Société Générale, Barclays, Royal Bank of Scotland.

Les aspects suivants vont être abordés :

- évolution des résultats relativement au premier trimestre 2010 ;

- analyse spécifique sur les activités de Fixed Income.

De manière générale, le retour de l’effet positif de l’élargissement des spreads sur la dette propre en juste valeur permet un affichage comptable bien plus flatteur que la réalité !

Crédit Suisse 22 juillet 2010 Résultat net + 1,7 milliards de francs suisses (- 0,4 / Q1 2010)

Retour de l'effet des spreads de crédit sur la dette propre de Crédit Suisse : 922 MCHF contre 169 MCHF au premier trimestre 2010.

Deutsche Bank 27 juillet 2010 Résultat net 1,2 milliards d'euros (- 0,6 / Q1 2010)

Contrairement à UBS et Deutsche Bank, pas de gain significatif sur la dette propre qui puisse compenser la baisse dans la BFI. La charge d'impôt du deuxième trimestre (23 %) est toutefois moindre que celle du premier trimestre (36 %), ce qui permet d'atténuer l'ampleur de la baisse.

UBS 27 juillet 2010 Résultat net + 2,3 milliards de francs suisses (+ 0,1 / Q1 2010)

Sans l'effet favorable de trimestre à trimestre de + 0,8 milliards de francs suisses et un effet impôt favorable de + 0,3 milliards de francs suisses, les résultats d'UBS seraient en chute !

Etonnant que les premiers commentaires aient été si positifs.

HSBC 2 août 2010 Résultat net 7,2 milliards de dollars ( + 4,2 / S2 2009)

La baisse du coût du crédit (+5) et l’évolution favorable des spreads de crédit sur la dette propre (+5,0) sont compensées par l’effet impôt défavorable (-4,8).

BNP Paribas 2 août 2010 Résultat net + 2,1 milliards d'euros (- 0,2 / Q1 2010)

Les médias mettent en avant la baisse du coût du risque relativement au deuxième trimestre 2009, mais l’impact par rapport au premier trimestre 2010 est limité sur ce point. De plus, revenus et résultats sont en baisse, certes légère.

Non ce qu’il faut retenir, c’est que les autres activités ont compensé la BFI dans les revenus et le résultat avant impôt. Les frais de gestion dans la BFI sont anormalement élevés relativement aux revenus. Probablement lié aux rémunérations des traders.

Société Générale 4 août 2010 Résultat net + 1,2 milliards d'euros (+ 0,05 / Q1 2010)

Les résultats sont stables. Bonne résistance de la BFI dans les taux et changes. Pas de dépréciation notable dans les actifs gérés en extinction.

Barclays 5 août 2010 Résultat net + 1,6 milliards de livres sterling (+ 0,3 / Q1 2010)

Evolution favorable liée à l’augmentation des revenus, qui bénéficient d’un différentiel favorable de 1,1 milliards de £ ! Le résultat net serait donc en baisse sans cet impact purement comptable !

RBS 6 août 2010 Résultat net + 0,3 milliards de livres sterling (+ 0,4 / Q1 2010)

Le total de l’effet de resserrement des spreads atteint carrément le montant de + 1,8 Md£ (0,8 sur la dette propre et 1,0 sur les actifs couverts), venant compenser opportunément les effets défavorables d’impôts (-0,7) et des cessions stratégiques (-0,5). RBS serait à nouveau en perte sans ces effets comptables !

1) Comparaison des résultats par rapport au premier trimestre 2010

Md

PNB T2 2009

PNB T3 2009

PNB

T4 2009

PNB T1 2010

PNB T2 2010

RN T2 2009

RN T3 2009

RN T4 2009

RN T1 2010

RN T2 2010

GS

13,8

12,4

9,6

12,8

8,8

3,4

3,2

4,9

3,5

0,6

JPM

27,7

28,8

25,2

28,2

25,6

2,7

3,6

3,3

3,3

4,8

Citi

30,0

20,4

5,4

25,4

22,1

4,3

0,1

-7,6

4,4

2,7

BoA

33,1

26,4

25,4

32,3

29,5

3,2

-1,0

-0,2

3,2

3,1

MS

5,2

8,4

6,8

9,1

8,0

ns

0,8

0,8

2,0

2,0

CS

8,6

8,9

6,5

9,0

8,5

1,6

2,4

0,9

2,1

1,7

Sant

10,1

10,0

10,0

10,3

10,6

2,5

2,3

2,4

2,4

2,5

DB

7,9

7,2

5,5

9,0

7,2

1,1

1,4

1,3

1,8

1,2

Bar

10,4

8,2

7,5

8,1

8,5

1,2

0,9

0,4

1,3

1,6

RBS

6,1

7,1

7,5

9,0

8,8

0,7

-1,5

-0,5

-0,1

+ 0,3

UBS

5,8

5,8

6,1

9,0

9,2

-1,1

-0,5

1,4

2,2

2,3

HSBC

40,2

NI

38,4

NI

40,7

3,7

NI

3,0

NI

7,2

BNP

10,0

10,7

10,1

11,5

11,2

1,6

1,3

1,4

2,3

2,1

SG

4,9

6,0

5,1

6,6

6,8

-0,2

0,5

0,3

1,1

1,2

$ GS JPM Citi BoA MS HSBC

CHF CS UBS

€ Santander Barclays RBS BNP SG DB

PNB Produit Net Bancaire (Net revenues pour Deutsche Bank et Crédit Suisse, Gross income pour Santander, Total operating income pour UBS, Top-line income pour Barclays, Total income Pro Forma pour RBS excluding gain on redemption of own debt and strategic disposals, operating income pour HSBC par semestre)

RN Résultat net (Net Income pour Deutsche Bank ; Consolidated profit w/o capital gains pour Santander, Net profit pour UBS, Profit after tax pour Barclays, Résultat net part du Groupe pour BNP, Résultat net pour Société Générale, Loss Profit for the period pour RBS, Profit for the semester pour HSBC)

NI Non identifié

Les chiffres avaient été modifiés pour Barclays précédemment. Je n’ai pas cherché à savoir si tel était à nouveau le cas :

Q1 2009 Top line income 9,3 (ancien chiffre 9,7) Profit after tax 1,0 (ancien chiffre 1,1)

Q2 2009 Top line income 10,4 (ancien chiffre 10,9) Profit after tax 1,2 (ancien chiffre 1,3)

Q3 2009 Top line income 8,2 (ancien chiffre 8,7) Profit after tax 0,9 (ancien chiffre 1,1)

Q4 2009 Top line income 7,5 (ancien chiffre 7,9) Profit after tax 0,4 (ancien chiffre 6,9)

Remarquons notamment que le produit de cession avant impôt de 6,3 milliards de livres sterling en décembre 2009 de Barclays Global Investors (BGI) à BlackRock a été neutralisé dans les résultats du 4 ème trimestre 2009 ! Difficile de s'y retrouver.

Crédit Suisse Net revenues Q1 2010 9,0 Q2 2010 8,5 Net income Q1 2010 09 2,1 MdCHF Q2 2010 1,7 MdCHF

La baisse des Net revenues (Produits Nets) entre le premier trimestre 2010 et le deuxième trimestre 2010 de 0,5 milliards de francs suisses s'explique ainsi :

- 1,1 en Investment Banking (Q2 2010 4,1); baisse marquée en Fixed Income sales and trading (-1,3) ;

+ 0,1 en Private Banking (Q2 2010 3,0) ;

- 0,1 en Asset Management (Q2 2010 0,5) ;

+ 0,6 en Corporate Center (Q2 2010 828 MCHF) dont 922 millions de CHF de gains en juste valeur (en fait concerne la dette propre de CS, effet élargissement des spreads).

Les afflux nets de capitaux se sont élevés à 13,8 milliards de francs suisses (26 au premier trimestre 2010).

Le résultat net diminue de 0,4 milliards de francs suisses de trimestre à trimestre pour les raisons suivantes :

-0,5 baisse des Net revenues ;

- 0,1 hausse légère des charges de rémunération (Q2 2010 4,0 MdCHF) ; 2,0 MdCHF de charges salariales en Banque d'Investissement (contre 2,3 MdCHF au Q1 2010 soit - 0,3 !)

- 0,4 hausse des dépenses administratives (Q2 2010 2,1 MdCHF) ;

+ 0,6 baisse de la charge d'impôts (Q2 2010 187 MCHF) ; gain de 522 millions de francs suisses d'une entité fusionnée (lié à des structures de holding complexes)

La surtaxe UK sur les bonus était estimée à 400 MCHF, elle s'élève finalement à 447 millions et se retrouve bien en Corporate Center.

Par division, la baisse du résultat net s'explique ainsi

- 1,0 en Investment Banking (Q2 2010 784 MCHF), essentiellement la baisse des revenus nets pas vraiment compensée par la baisse des rémunérations ;

légère augmentation en Private Banking (Q1 2010 892 MCHF) ;

stable en Private Banking (Q2 2010 874 MCHF)

- 0,1 en Asset Management (Q2 2010 22 MCHF) ;

stable en  Corporate Center (Q2 2010 126 MCHF), impact de la surtaxe UK sur les bonus de 447 MCHF et de provisions pour litiges de 216 MCHF ; compensés par l'effet sur la dette propre des spreads de crédit + 922 MCHF (contre 169 MCHF au premier trimestre 2010) ;

impact faible opérations non récurrentes ;

+ 0,6 baisse de la charge d'impôts (Q2 2010 187 MCHF).

Dans mon analyse des résultats du premier trimestre 2010, j'estimais que les rémunérations différées dans la banque d'investissement devraient peser sur les résultats futurs. Le rapport financier confirme cette analyse dans son commentaire analytique en page 37 entre le deuxième trimestre 2010 et celui de 2009 : «partially offset by an increase in salary expense reflecting higher base salaries and increased headcount and higher deferred compensation from prior-year awards ».

Deutsche Bank Net revenues Q1 2010 9,0 Q2 2010 7,2 MdE Net income Q1 2010 1,8 MdE Q2 2010 1,2 MdE

Les revenus nets diminuent sensiblement de 1,8 milliards d'euros entre le premier trimestre 2010 et le deuxième trimestre 2010 :

-1,9 en Corporate and Investment Bank (4,7 MdE au Q2 2010 6,6 MdE au Q1 2010), dont - 1,7 en Sales & Trading (debt and other products Q2 2010 2,1 MdE) et - 0,3 en Sales & Trading Equity (Q2 2010 642 ME) ;

+ 0,4 en Global Transaction Banking Corporate Division  (Q1 2010 1 070 ME) ; dont 208 de goodwill négatif lié à l'acquisition d'activités de banque commerciale d'ABN Amro

+ 0,2 en Private Clients and Asset Management (Q2 2010 2,4 MdE) ;

- 0,2 en Corporate Investments (Q2 2010 44 ME).

En présentation, les gains sur la dette propre de DB (élargissement des spreads) s'élèvent à seulement 101 ME, bien moins que chez Crédit Suisse et UBS.

Le résultat net diminue de 0,6 milliards d'euros en raison :

- 1,8 baisse des revenus nets ;

stabilité provision pour pertes de crédit (Q2 2010 243 ME)

+ 0,6 baisse des rémunérations (Q2 2010 3037 ME) ; surtaxe UK sur les bonus de 56 ME

- 0,1 hausse des dépenses administratives (Q2 2010 2349 ME) ;

+ 0,6 évolution de la charge d'impôt (Q2 2010 358 ME) ; ce qui donne un taux d'impôt de 23 % (contre 36 % au premier trimestre 2010), cela aide !

UBS Total operating income Q1 2010 9,0 MdCHF Q2 2010 9,2 MdCHF Net profit Q1 2010 2,2 MdCHF Q2 2010 2,3 MdCHF

Le revenu opérationnel par division s'améliore légèrement de 0,2 milliards de francs suisses entre le premier trimestre 2010 et le deuxième trimestre 2010 :

stabilité Wealth Management & Swiss Bank (Q2 2010 2 886 MCHF) ;

stabilité Retail & Corporate (Q2 2010 995 MCHF) ;

+ 0,1 Wealth Management Americas (Q2 2010 1 485 MCHF) ;

stabilité Global Asset Management (Q2 2010 522 MCHF) ;

+ 0,2 Investment Bank (Q2 2010 4 101) ; dont + 0,8 crédit propre (Q2 2010 + 595 MCHF Q1 2010 - 247 MCHF) en raison de l'élargissement des spreads de crédit UBS ; dont - 0,4 en Fixed Income Securities (Q2 2010 1 703 MCHF) ;

- 0,2 Treasury activities and other corporate items (Q1 2010 356 MCHF Q2 2010 191 MCHF), au premier trimestre 2010 gain de 231 millions de CHF de réévaluation d'option d'acquisition dans SNB StabFund.

La performance avant impôt de ces mêmes divisions diminue de 0,2 milliards de francs suisses (Q1 2010 2 810 MCHF Q2 2010 2 614MCHF) dont :

- ns Wealth Management & Swiss Bank (Q1 2010 1 161 MCHF Q2 2010 1 131 MCHF) ;

- 0,1 Wealth Management Americas (Q1 2010 15 MCHF Q2 2010 - 67 MCHF) ; charge de restructuration de 146 MCHF dans la rationalisation de l'immobilier US

- ns Global Asset Management (Q2 2010 117 MCHF) ;

+ 0,2 Investment Bank (Q1 2010 1 190 MCHF Q2 2010 1 314 MCHF) ;

- 0,2 Treasury activities and other corporate items (Q1 2010 306 MCHF Q2 2010 119 MCHF) ; impact au 4 ème trimestre du reclassement de l'impact négatif du changement dans le calcul du crédit propre des périodes précédentes.

UBS améliore légèrement son résultat net de 0,1 milliards de francs suisses au deuxième trimestre 2010 :

+ 0,2 Operating income ;

- 0,1 légère hausse des charges pour rémunération (Q2 2010 4 645 MCHF) ; la surtaxe UK sur les bonus était estimée à 300 millions de francs suisses et s'établit finalement à 242 millions de francs suisses ; en Banque d'Investissement, le ratio de rémunération est donné à 48,3 % (52,8 % au trimestre précédent), plus que la moyenne observée dans les autres banques.

-0,2 hausse substantielle des dépenses générales et administratives (Q2 2010 1 638 MCHF) ; dont 90 des 146 MCHF de charges de restructuration US

+ 0,3 effet de l'évolution de la charge d'impôt (Q1 2010 - 603 MCHF Q2 2010 - 311 MCHF) ; inclue une charge différée d'impôt de 464 millions de francs suisses. Cela donne un taux d'imposition effectif de 12 % seulement. Pas mal non ? En tout cas cela aide !

HSBC Operating income S1 2009 40,2 Md$ S2 2009 38,4 Md$ S1 2010 40,7 Md$ Profit for the period S1 2009 3,7 Md$ S2 2009 3,0 Md$ S1 2010 7,2 Md$

L’operating income a augmenté de 2,3 milliards de dollars entre le deuxième semestre 2009 et le premier semestre 2010 :

- 0,4 net interest income (S1 2010 19,8 Md$) taux d’intérêts plus bas

- 0,7 net fee income (S1 2010 8,5 Md$) dont – 0,5 dans les cartes de crédit (S1 2010 1,9 Md$)

stabilité net trading income (S1 2010 3,6 Md$) dont –1,1  sur des ajustements en juste valeur de  couvertures (S1 2010 –1,1 Md$) liées à de la dette à taux fixe émise par HSBC Holdings à taux variable émise par HSBC Finance et des actifs en leasing, ces mêmes instruments avaient généré un gain du même ordre au premier semestre 2009 ;et + 1,5 sur les activités de trading (S1 2010 3,4 Md$)

+ 5,0 juste valeur de la dette à long terme émise et dérivés liés (S1 2010 + 1,1 Md$ S2 2009 – 3,9 Md$) impact notamment de l’élargissement des spreads de crédit

- 2,0 autres instruments financiers en juste valeur (S2 2009 1,9 Md$)

+ 0,3 gains ou pertes sur investissements financiers (S1 2010 0,6 Md$)

Le résultat net a fortement augmenté de 4,2 milliards de dollars :

+ 2,3 operating income

+ 1,8 sinistres et engagement assurances (S1 2010 – 5,1 Md$)

+ 5,0 coût du crédit et dépréciations (S1 2010 – 7,5 Md$) dont + 2,9 en Personal Financial Services

- 0,5 rémunérations (S1 2010 9,8 Md$) dont 367 M$ surtaxe sur les bonus (dont 325 M$ UK et 42 M$ France)

- 4,8 effet charge d’impôt (S1 2010 3,9 Md$)

L’évolution positive de + 9 Md$ du bénéfice avant impôt (S2 2009 2,1 Md$ S1 2010 11,1 Md$) par activité est la suivante :

+ 2,0 Personal Financial Services (S1 2010 1,2 Md$)

+ 1,4 Commercial Banking (S1 2010 3,2 Md$) dont +1,0 en coût du crédit

+ 1,4 Global Banking and Markets (S1 2010 5,6 Md$) dont + 1,4 en net trading income (S1 2010 3,8 Md$) –0,7 en rémunérations directes (S1 2010 2,5 Md$) et + 0,9 en coût du crédit (S1 2010 500 M$)

+ 0,1 Private Banking (S1 2010 556 M$)

+ 4,2 Autres (S1 2010 540 M$) dont + 5,0 gains ou pertes sur instruments financiers en juste valeur (S1 2010 1,2 Md$) – 0,6 rémunérations directes (S1 2010 3,0 Md$) et – 0,7 net trading expense (S1 2010 – 572 M$)

J’ai relevé que, contrairement à la tendance des autres banques, la Value at Risk (hors crédit spread) augmentait en moyenne : S1 2009 146,4 M$ S2 2009 166,2 M$ S1 2010 201,2 M$.

Attention ! Plus de résultats certes, mais davantage de risques pris. Ce qui peut s’avérer payant également !

BNP PARIBAS Produit Net bancaire Q1 2010 11,5 MdE Q2 2010 11,2 MdE Résultat net part du groupe Q1 2010 2,3 MdE Q2 2010 2,1  MdE

Les médias mettent en avant la baisse du coût du risque relativement au deuxième trimestre 2009, mais l’impact par rapport au premier trimestre 2010 est limité sur ce point. De plus, revenus et résultats sont en baisse, certes légère.

Non ce qu’il faut retenir, c’est que les autres activités ont compensé la BFI dans les revenus et le résultat avant impôt. Les frais de gestion dans la BFI sont anormalement élevés relativement aux revenus. Probablement lié aux rémunérations des traders.

Le Produit Net Bancaire diminue légèrement de 0,3 milliards d'euros entre le premier trimestre 2010 et le deuxième trimestre 2010 pour les raisons suivantes :

stabilité Banque de détail en France (Q2 2010 1 726 ME) ;

+ 0,1 Bancwest (Q2 2010 601 ME)

stabilité Personal Finance qui intègre Fortis et Findomestic (Q2 2010 1 250 ME) ;

+ 0,1 investment solutions (Q2 2010 1 539 ME)

- 1,1  Corporate and Investment Banking (Q1 2010 3 752 ME Q2 2010 2 685 ME), principalement sur l'activité Conseil et marchés de capitaux, notamment Fixed income (Q1 2010 1 874 Q2 2010 1 258 ME) et Actions et conseils (Q1 2010 845 ME Q2 2010 268 ME), pour ces derniers par l’application de couvertures renchéries (aversion au risque, ce qui semble sain).

+ 0,6 Autres activités (Q1 2010 462 ME Q2 2010 1 025 ME), dont + 0,2 réévaluation de la dette propre (Q2 2010 + 235 ME) ; + 158 ME revenus de BNP Paribas Principal Investments pas d’effet d’amortissement de la mise à juste valeur du banking book (Q1 2010 147 ME Q2 2010 177 ME)

La diminution légère du résultat avant impôt de 0,2 MdE (Q2 2010 3 676 ME) se décompose par activité de la manière suivante :

- 0,05 banque de détail (Q2 2010 1 226 ME)

stable Investment solutions (Q2 2010 473 ME) ;

- 0,4 Corporate and Investment Banking (Q2 2010 1 278 ME) ;

+ 0,3 autres activités (Q1 2010 399 ME Q2 2010 699).

Le résultat net part du groupe baisse de 0,2 milliards d'euros :

- 0,3 baisse du PNB ;

+ 0,2 baisse des frais de gestion (Q1 2010 - 6 596 ME Q2 2010 - 6 414 ME) ; à peu près comme l’évolution du PNB ; principalement en CIB (Q2 2009 1 635 ME Q1 2010 1 859 ME Q2 2010 1 485 ME) ; ce qui étonne c’est le ratio frais de gestion / PNB (dans lequel on a sans doute la tendance pour le ratio de rémunération) comparé entre T2 09 (42,5 %), T1 10 (49,5 %) et T2 10 (55,3 %) ! Explosion des ratios par BNP sur la place financière ! L’effet de rémunérations variables différées qui soi-disant avaient été comptabilisées en intégralité en 2009 ? Ou bien des traders encore grassement rémunérés ? Rappelons que les surtaxes UK et France sur les bonus avaient été comptabilisées fin 2009. Certes dans sa présentation BNP montre en page 70 qu’à périmètre et change constants les frais de gestion de la BFI ont baissé de 17 % par rapport au T2 2009 (-9 %), mais cela reste inférieur à la baisse du PNB à périmètre et change constants (-37,5 %). Malheureusement, pas d’explication livrée par BNP. Au moins investigationfin pose la question, gênante et trop pointilleuse pour que les médias classiques s’en mêlent ! Les chiffres sont encore pire pour la partie Conseil et Marchés de Capitaux seulement : ratio frais de gestion / PNB comparé entre T2 09 (42,1 %), T1 10 (53,3 %) et T2 10 (69 %), excusez du peu ! Je vous l’annonce, les traders de BNP Paribas, nonobstant une activité moins mirifique qu’au premier semestre 2009, peuvent d’ores et déjà compter sur des niveaux de rémunération fort généreux en 2010. La fête continue !

+ 0,25 baisse du coût du risque (Q2 2010 - 1,1 MdE) ;

- 0,25 hors exploitation (Q1 2010 243 ME Q2 2010 –3 ME) ; dont 131 ME de plus-value de cession d'Artémis au premier trimestre 2010 ;

- 0,1 davantage de charge d'impôts (Q1 2010 - 1 188 ME Q2 2010 – 1 248 ME) ; dont 160 millions d’euros de charges d’impôt exceptionnelles de 160 millions d’euros liées à l’intégration juridique d’activités issues de Fortis en Italie et aux Etats-Unis.

Autre phrase croustillante repérée dans les états financiers du premier semestre 2010 : en outre, une des filiales du Groupe intervenant sur des opérations de transaction (de négociation et d’arbitrage) sur indices boursiers procède dans le cadre de son activité à des ventes à découvert portant sur des actions émises par BNP. Ce n’est pas nouveau puisque la même phrase figurait dans les états financiers du premier semestre 2009. Mais au cas où certains croiraient encore au Père Noël, BNP Paribas spécule sur son propre titre. L’investisseur lambda doit vraiment être aventurier pour croire qu’il joue dans la même cour que la société elle-même dans laquelle il a investi.

Société Générale PNB Q1 2010 6 581 ME Q2 2010 6 679 ME Résultat net Q1 2010 1 125 ME Q2 2010 1 179 ME

Le Produit Net Bancaire augmente de 0,1 milliards d'euros entre le premier et deuxième trimestre 2010 :

+ ns Réseaux France (Q2 2010 1 931 ME)

+ ns Réseaux internationaux ( Q2 2010 1 240 ME)

+ 0,1 Services financiers spécialisés et assurances (Q2 2010 926 ME)

+ 0,1 Banque prive gestion d’actifs services aux investisseurs (Q2 2010 592 ME)

- 0,4 Banque de financement et d'investissement (Q1 2010 2 144 ME Q2 2010 1 751 ME) ; dont + 0,1 sur les actifs gérés en extinction (Q1 2010 -23 ME Q2 2010 71 ME) et - 0,5 en Global Markets (Q1 2010 1 565 ME Q2 2010 1 024) surtout dans les Actions (volumes clients mitigés et contraction des marges commerciales liées à la hausse du coût des couvertures associées aux positions prises par les clients)

+ 0,2 Hors Pôles (Q1 2010 9 ME Q2 2010 239 ME), dont + 254 millions d’euros de réévaluation des passifs financiers propres de la banque.

Le résultat net s'améliore légèrement de 54 millions d'euros :

+ 0,1 augmentation du PNB ;

- 0,1 légère augmentation des frais de gestion (Q2 2010 4 065 MdE) ; pas en BFI, baisse de 0,1 (Q2 2010 1 074 ME)

+ 0,1 baisse du coût net du risque (Q2 2010 1 010 ME) ;

stabilité effet charge fiscale (Q1 2010 - 375 ME Q2 2010 – 431 ME).

Par métier, la compréhension de l'évolution du résultat net est la suivante :

+ ns Réseaux France (Q2 2010 315 ME) ;

+ ns Réseaux internationaux (Q2 2010 170 ME) ;

+ ns Financements spécialisés et assurance (Q2 2010 97 ME) ;

+ ns Banque prive gestion d’actifs services aux investisseurs (Q2 2010 75 ME) ;

- 0,1 BFI (Q1 2010 544 ME Q2 2010 411 ME), dont – 0,3 en activités pérennes (Q1 2010 713 ME Q2 2010 438 ME) ; dont + 0,1 en activités gérés en extinction (Q1 2010 -169 ME Q2 2010 – 27 ME) ; le coût net du risque continue de diminuer ;

+ 0,1 Hors pôles (Q2 2010 111 ME).

A noter l’augmentation de l’exposition nette des actifs gérés en extinction entre le 31 mars 2010 (37,3 milliards d’euros) et le 30 juin 2010 (38,9 milliards d’euros), notamment dans les CDO de RMBS (expositions non couvertes) en trading book (0,3 puis 1,9), alors que le banking book est stable.

En l’absence de dépréciation significative sur le trimestre (- 14 ME seulement de décote sur CDO non couverts), on ne peut qu’envisager que des actifs classés jusque-là dans les activités pérennes aient été mis dans la bad bank.

Je vois mal comment la Société Générale aurait acquis des actifs au deuxième trimestre 2010 pour les classer dans des actifs à gérer en extinction. La Société Générale s’est bien gardée dans ses commentaires de signaler cette augmentation !

On est là pour vous aider, dit la Société Générale. Investigationfin vous dit qu’il est là pour vous éclairer sur ce qui est mis sous le tapis !

Barclays Total income net of insurance claims Q1 2010 8,1 Md£ Q2 2010 8,5 Md£ Profit after tax Q1 2010 1,3 Md£ Q2 2010  1,6 Md£

Les revenus (total income net of insurance claims) augmentent de 0,4 milliards de livres sterling entre le premier et le deuxième trimestre 2010, la décomposition par Division de l'évolution trimestrielle n'est pas disponible.

Retenir néanmoins – 102 M£ au premier trimestre d’effet négatif de juste valeur pour dette propre conte un effet positif de 953 M£, soit une évolution favorable de 1 053 M£ !

Sans cet effet comptable, les revenus sont en baisse par conséquent !

Le bénéfice s'améliore de 0,3 milliards de livres sterling pour les raisons suivantes principalement :

+ 0,4 augmentation income net of insurance claims ;

- 0,1 légère augmentation du coût du risque (Q1 2010 – 1 508 M£ Q2 2010 – 1 572 M£) ;

stabilité des dépenses opérationnelles (Q1 2010 4 852 M£ Q2 2010 4 865 M£) ;

- 0,1 gain sur les acquisitions (Q1 2010 100 M£ Q2 2010 29 M£) ;

stabilité charge d’impôts (Q1 2010 510 M£ Q2 2010 516 M£) .

Par Division, on peut néanmoins exploiter l'information trimestrielle au niveau du résultat avant impôt (Q1 2010 1,8 Md£ Q2 2010 2,1 Md£ amélioration de 0,3 Md£) :

+ 0,1 Global Retail Banking (Q1 2010 403 M£ Q2 2010 498 M£) ;

+ 0,2 Corporate and Investment Banking and Wealth Management (Q1 2010 1 468 M£ Q2 2010 1 681 M£) ; dont + 0,5 dans Barclays Capital qui bénéficie du différentiel de 1,1 Md£ de l’effet dette propre ! et – 0,3 dans Barclays Corporate (Q1 2010 – 75 M£ Q2 2010 – 302 M£) ;

stabilité Head Office Functions and Other Operations (Q 2010 - 218 M£ Q2 2010 – 203 M£).

Royal Bank of Scotland Total income Q1 2010 9,0 Md£ Q2 2010 8,8 Md£ Profit Loss for the period Q1 2010 - 0,1 Md£ Q2 2010 +0,3 Md£

Les revenus diminuent légèrement de 0,2 milliards de livres sterling entre Q1 2010 et Q2 2010 pour les raisons suivantes :

+ 0,1 UK Retail (Q2 2010 1,3 Md£) ;

- 0,5 Global Banking and Markets (Q2 2010 2,3 Md£), dont – 0,5 sur les marchés de crédit (trading principalement) 959 M£ au Q1 2010 contre 474 M£ au Q2 2010 !

+ 0,1 en US Retail & Commercial (Q1 2010 720 M £ Q2 2010 777 M£) ;

+ 0,1 Central items (Q2 2010 337 M£ Q1 2010 200 M£)

- 0,05 Non Core (Q1 2010 934 M£ Q2 2010 873 M£).

Le résultat net s’apprécie de 0,4 milliards de livres sterling :

- 0,2 diminution des revenus ;

+ 0,3 diminution des dépenses opérationnelles (Q2 2010 -4,1 Md£) ; principalement en Global Banking & Markets (Q1 2010 1 294 M£ Q2 2010 1 033 M£) ;

- 0,2 hausse des insurance net claims remboursements d'assurance nets (Q2 2010 -1,3 Md£) ;

+ 0,2 diminution des pertes pour dépréciation (Q2 2010  - 2,5 Md£) ;

- 0,1 coûts de restructuration (Q2 2010 – 254 M£) ;

+ 0,6 effet juste valeur sur dette propre (Q2 2010 553 M£) ; l’effet total est même plus important (sur d’autres lignes), + 0,8 (Q1 2010 – 169 M£ Q2 2010 619 M£ confirmé en présentation page 21) ;

- 0,5 cessions stratégiques (Q1 2010 53 M£ Q2 2010 – 411 M£) ; perte de 235 M£ sur la restructuration de la distribution en bancassurance avec Aviva ;

+ 1,0 asset protection scheme CDS fair value changes (Q1 2010 - 500 M£ Q2 2010 + 500 M£) ; effet resserrement des spreads sur le portefeuille d’actifs couverts ;

- 0,7 effet impôts (Q1 2010 - 106 M£ Q2 2010 – 825 M£) ; bénéfices à taux d’imposition élevés et pertes dans des pays à taux d’imposition faibles.

Le total de l’effet de resserrement des spreads atteint carrément le montant de + 1,8 Md£ (0,8 sur la dette propre et 1,0 sur les actifs couverts), venant compenser opportunément les effets défavorables d’impôts (-0,7) et des cessions stratégiques (-0,5).

2) Comparaison des PNB des activités de Fixed Income par rapport au premier trimestre 2010

PNB T3 2008

PNB T4 2008

PNB T1 2009

PNB T2 2009

PNB T3 2009

PNB T4 2009

PNB T1 2010

PNB T2 2010

Goldman Sachs $

1,6

-3,4

6,6

6,8

6,0

4,0

7,4

4,4

JP Morgan $

0,8

-1,7

4,9

4,9

5,0

2,7

5,5

3,6

Citi $

-2,4

-13,4

4,7

5,6

3,9

1,8

5,4

3,7

Bank of America $

-0,7

-5,8

4,8

2,7

4,0

1,3

5,5

2,3

Morgan Stanley $

8,8

-9,9

1,3

1,0

2,1

0,7

2,7

2,3

Crédit Suisse CHF

-1,1

-2,9

3,9

3,1

2,5

0,8

2,7

1,4

Deutsche Bank €

0,9

-2,5

3,7

2,6

2,2

1,3

3,8

2,1

Barclays £

NI

NI

NI

NI

NI

NI

2,6

2,3

RBS £

1,0

-1,1

4,1

2,2

1,8

1,5

2,0

1,5

UBS CHF

-4,5

-3,1

-2,0

-0,1

1,0

0,5

2,2

1,7

HSBC $

NI

NI

NI

NI

NI

NI

NI

NI

BNP Paribas €

0,9

0,8

2,9

1,9

1,6

0,9

1,9

1,3

Société Générale €

0,8

0,3

1,6

1,1

0,9

0,3

0,8

0,7

Crédit Suisse : Fixed income trading

Deutsche Bank : Sales & Trading (Debt and other products) hors dépréciations (mark-downs)

UBS : Sales and trading (Securities) Fixed income currencies and commodities

Société Générale Activités pérennes Global Markets Taux changes et matières premières

BNP Paribas Fixed Income inclue ce qui concerne les émissions obligataires, qui se trouvent dans la partie Financement et Conseil de la Société Générale

RBS Income from trading activites (identification investigationfin du fixed income seulement)

Deutsche Bank Sales & Trading (Debt and other products) Q1 2010 3,8 MdE Q2 2010 2,1 MdE

Revenus records dans le change en raison de la hausse de la volatilité et de l'activité. Bons résultats dans le trading dans le marché monétaire et les matières premières.

Mais les activités de flux sont impactées par des pertes d'inventaire liées à l'activité client et une activité client plus faible : crédit et marchés émergents.

L'appétit pour le risque s'est réduit dans le contexte de la crise souveraine européenne.

Le trimestre est marqué par 0,3 MdE de charge supplémentaire liées à Ocala Funding LLC (papier commercial).

UBS FICC Q1 2010 09 2 165 MCHF Q2 2010 1 703 MCHF

Les revenus dans l'activité crédit ont fortement chuté, 464 MCHF contre 744 au premier trimestre 2010. Aversion au risque et déclin des flux de trading, particulièrement aux US. Le crédit structuré s'est bien comporté.

En macro, baisse analogue, 664 MCHF contre 922 au premier trimestre 2010. La volatilité a tiré les revenus dans les changes vers le haut, mais l'aversion au risque et la faible activité client a fortement impacté l'activité dans les taux.

Les marchés émergents ont encore plus chuté, 73 MCHF contre 241 MCHF.

Les autres revenus ont progressé (258 MCHF à 502 MCHF), en raison de l'impact du crédit propre (+0,3 MdCHF).

Je remarque que si les chiffres agrégés pour T1 2010 donnent bien 2 165 MCHF, ceux de T2 2010 donnent seulement 1 459 MCHF. En fait il faut ajouter un impact positif de + 0,2 MdCHF issu des positions risquées résiduelles, s'expliquant par des cessions.

Crédit Suisse Fixed income sales & trading Q1 2010 2,7 MdCHF Q2 2010 1,4 MdCHF

Les revenus nets en Fixed Income trading ont fortement diminué de 1,3 milliards de francs suisses du 1er trimestre 2010 au deuxième trimestre 2010.

Les chiffres affichés en présentation peuvent différer de ceux reportés dans mon tableau car ils excluent les mouvements de spreads sur dette propre :

Fixed income sales and trading Q1 09 3,7 (contre 3,9) Q2 09 3,4 (contre 3,1) Q3 09 2,7 (contre 2,5) Q4 09 1,0 (contre 0,8) Q1 10 2,7 Q2 2010 1,5 (contre 1,4)

Toutes les activités ont été affectées, bien que l'activité RMBS et taux ait résisté. Les revenus dans les changes ont quand même augmenté. Les matières premières ont dégagé des revenus alors que cette activité avait été légèrement en perte au premier trimestre 2010.

Les revenus de trading (pas seulement en fixed income) détaillés dans le rapport financier ont légèrement augmenté de 3,5 à 3,6 milliards de francs suisses, mais ce qui est intéressant c'est que les produits de taux ont subi une baisse marquée de 2,3 milliards de francs suisses (526 MCHF) alors que les produits de change (+ 0,4 MdCHF) d'actions (+ 1,2 MdCHF) et de crédit (+0,9 MdCHF) présentent une évolution favorable. Les amplitudes sont marquées et posent question.

Barclays FICC Top line income Q1 2010 2 600 M£ Q2 2010 2 348 M£

Baisse des niveaux d’activité.

BNP Paribas Fixed income Q1 2010 1 874 ME Q2 2010 1 258 ME

Dans son communiqué, BNP Paribas affirme que les revenus sont affectés par la contraction de marchés primaires, l’élargissement des spreads de crédit et la hausse de la volatilité. C’est bizarre, ces deux derniers paramètres étaient justement mis en avant par la plupart des banques pour expliquer comment elles avaient réalisé leurs incroyables revenus du premier trimestre 2009 notamment !

Société Générale Taux changes et matières premières Q1 2010 779 ME Q2 2010 667 ME

Bonne résistance comparativement aux autre banques. Bonne contribution dans les taux et gains de parts de marché sur le change.

Environnement défavorable mis en avant par la banque : élargissement des spreads de crédit, baisse des volumes clients, hausse de la volatilité.

Tiens, comme pour BNP, alors que j’affirme que la hausse de la volatilité était mise en avant par de nombreuses banques en 2009 pour expliquer des opportunités favorables de trading. Peut-être que la concurrence s’étant développée, davantage qu’en 2009, cette hausse de la volatilité s’est avérée à double tranchant. Mais tout est bon pour se justifier.

Royal Bank of Scotland Q1 2010 2 009 M£ Q2 2010 1 459 M$

Le gain sur la juste valeur de la dette propre (+ 0,4 de trimestre à trimestre) a compensé la chute de 0,9 milliards de livres sterling, principalement en credit markets (-0,5), mais aussi en taux (-0,3) et en change et matières premières (-0,1).